Auteur/autrice : Matthieu Filizzola

  • Fin de SAP IDM : 2027 approche. Ne remplacez pas votre tour de contrôle IAM par une simple brique technique

    Fin de SAP IDM : 2027 approche. Ne remplacez pas votre tour de contrôle IAM par une simple brique technique

    SAP Identity Management entre dans sa dernière ligne droite. La maintenance principale de SAP IDM 8.0 s’arrête fin 2027 et SAP prévoit une maintenance étendue jusqu’en 2030. (SAP Community)

    Il reste donc du temps. Mais plus vraiment celui d’attendre.

    Pour les organisations qui utilisent encore SAP IDM, les deux prochaines années doivent servir à choisir la cible, reprendre la maîtrise de l’existant et engager réellement la migration.

    Chez Ariovis, nous voyons aussi cette échéance comme une opportunité : celle de reprendre un IAM construit pendant parfois dix ou quinze ans, de comprendre ce qu’il fait réellement, d’éliminer une partie de sa dette et de reconstruire une véritable tour de contrôle des identités et des habilitations.

    Et sur ce point, nous avons une conviction forte : la fin de SAP IDM ne doit pas conduire automatiquement à déplacer toute l’intelligence IAM dans Microsoft Entra.

    2027 puis 2030 : le calendrier est maintenant connu

    SAP IDM 8.0 reste en maintenance principale jusqu’à fin 2027, avec une possibilité de maintenance étendue jusqu’en 2030. SAP rappelle désormais explicitement à ses clients qu’il est temps de préparer leur future solution de gestion du cycle de vie des identités. (SAP Community)

    Pour un SAP IDM significatif, nous préférons lire ce calendrier ainsi :

    • 2026 : choisir la cible et commencer le projet.
    • 2027 : sortir les premiers périmètres de SAP IDM.
    • 2028-2029 : migrer les applications complexes, les rôles et la gouvernance.
    • Avant 2030 : ne plus dépendre de SAP IDM pour un processus critique.

    Un SAP IDM encore en production aujourd’hui n’est pas nécessairement un problème.

    Un SAP IDM dont personne ne sait précisément comment sortir en est un.

    SAP oriente ses clients vers Microsoft Entra

    C’est l’un des éléments importants du dossier.

    SAP et Microsoft travaillent ensemble sur la transition des clients SAP IDM. SAP présente publiquement son partenariat avec Microsoft pour accompagner cette migration, et Microsoft maintient un guide détaillé expliquant comment déplacer différents scénarios SAP IDM vers Microsoft Entra. (SAP Community)

    Le guide Microsoft couvre notamment le magasin d’identités, la gestion des utilisateurs, les scénarios de lifecycle, le provisioning vers des systèmes SAP et non-SAP et les mécanismes de gouvernance. (Microsoft Learn)

    C’est une trajectoire crédible.

    Mais il faut appeler les choses par leur nom : ce n’est pas une recommandation agnostique. SAP et Microsoft ont fait un choix de partenariat et proposent une trajectoire technologique commune.

    Votre entreprise doit, elle, faire un choix d’architecture IAM.

    Et surtout éviter un raccourci :

    SAP IDM → Microsoft Entra ID → problème réglé.

    Même Microsoft distingue d’ailleurs clairement Microsoft Entra ID de Microsoft Entra ID Governance et documente l’utilisation de composants SAP Cloud Identity Services dans certains flux de provisioning SAP. Pour S/4HANA, par exemple, les utilisateurs peuvent passer de Microsoft Entra ID vers SAP Cloud Identity Services, qui se charge ensuite du provisioning vers certaines applications SAP. (Microsoft Learn)

    La disparition de SAP IDM ne fait donc pas disparaître les différentes fonctions qu’il remplissait.

    Une IGA est une tour de contrôle

    Microsoft Entra ID est une excellente plateforme.

    Annuaire cloud, authentification, MFA, SSO, Conditional Access, intégration Microsoft : nous l’utilisons nous-mêmes très régulièrement dans les architectures de nos clients.

    Mais une question reste essentielle :

    où voulez-vous placer l’intelligence qui décide de qui doit avoir accès à quoi ?

    Prenons un exemple.

    Une collaboratrice devient responsable achats Europe au 1er octobre. Elle conserve son ancien poste jusqu’au 15 octobre pour assurer une transition. Son nouveau poste ouvre automatiquement certains accès. D’autres nécessitent une validation. Deux habilitations sont incompatibles au regard d’une règle de séparation des tâches.

    Le sujet IAM n’est pas simplement :

    « Dans quels groupes Entra faut-il mettre son compte ? »

    Il faut déterminer :

    • Quelle personne occupe quel poste ?
    • À quelles dates ?
    • Quelles règles métier s’appliquent ?
    • Quels droits doivent être ajoutés ?
    • Lesquels doivent disparaître ?
    • Quelle exception nécessite une approbation ?
    • Existe-t-il un risque SoD ?
    • Les applications ont-elles réellement appliqué la décision ?

    C’est cela, une tour de contrôle IGA.

    L’IAM ne consiste pas seulement à créer des comptes. Il transforme le contexte et les règles métier en décisions d’accès, puis contrôle que ces décisions sont réellement appliquées.

    C’est aussi ce que nous voulons dire chez Ariovis par Security meets Business.

    Le risque inverse est de reconstruire un IAM essentiellement depuis les outils techniques : groupes, comptes, applications, scripts et packages d’accès.

    Un IAM IT for IT.

    Pourquoi nous regardons Netwrix Identity Manager pour remplacer SAP IDM

    C’est précisément sur cette notion de tour de contrôle que Netwrix Identity Manager nous paraît particulièrement intéressant.

    NIM distingue notamment la personne du ou des postes qu’elle occupe. Un collaborateur peut occuper plusieurs postes simultanément, avec des dates de début et de fin distinctes. Les habilitations peuvent suivre ces postes et être automatiquement retirées lorsque l’affectation prend fin.

    Son modèle de données peut agréger les différentes informations nécessaires à la décision IAM : personnes, organisations, sites, postes, missions ou attributs propres au contexte de l’entreprise.

    La logique devient alors simple :

    • le métier fournit le contexte ;
    • NIM gouverne et calcule ;
    • les briques techniques exécutent.

    Microsoft Entra reste donc parfaitement à sa place.

    NIM dispose d’un connecteur standard permettant la lecture et l’écriture avec Microsoft Entra ID.

    Il ne s’agit donc absolument pas de choisir NIM contre Microsoft.

    Il s’agit de choisir où vit l’intelligence IAM.

    Votre SAP IDM existe déjà. Nous commençons par le récupérer.

    Une migration de SAP IDM ne commence pas avec une architecture cible dessinée sur une slide.

    Elle commence dans votre production.

    Chez nos clients, nous rencontrons régulièrement des plateformes IAM historiques qui fonctionnent encore très correctement.

    Elles ont simplement accumulé des années d’histoire.

    • Des règles Joiner/Mover/Leaver.
    • Des transformations de données RH.
    • Des rôles.
    • Des exceptions.
    • Des workflows.
    • Des connecteurs spécifiques.
    • Des scripts.
    • Des traitements batch.
    • Des rapports.
    • Des campagnes de certification.
    • Et parfois des comportements dont la connaissance est concentrée chez quelques personnes.

    Sur un projet récent de remplacement d’une autre plateforme IGA historique, nous avons ainsi dû reprendre un environnement déjà structuré, avec plusieurs centaines de rôles métier, plusieurs unités organisationnelles et un lifecycle fonctionnel.

    Ce client n’utilise pas SAP IDM.

    Mais le problème de migration est exactement le même :

    récupérer l’intelligence de l’ancien IAM avant de retirer l’ancien IAM.

    Notre première intervention est donc très concrète.

    Donnez-nous les accès de lecture nécessaires, la documentation disponible — même imparfaite —, les exports accessibles et les personnes qui connaissent encore la plateforme.

    Nous prenons la photo.

    Étape 1 : cartographier ce que SAP IDM fait réellement

    Il faut retrouver les sources autoritaires, les flux RH, les règles de corrélation, les workflows, le modèle d’identité, les rôles métier et applicatifs, les affectations directes, le provisioning, les connecteurs, les spécifiques et la gouvernance.

    L’enjeu est également de retrouver ce qui n’est plus correctement documenté.

    Sur nos projets de migration IGA, cette première phase produit une véritable cartographie As-Is : connecteurs, workflows, rôles, intégrations, développements spécifiques, risques, dépendances et backlog de migration.

    Aucune intelligence critique ne doit disparaître avec SAP IDM simplement parce qu’elle vivait dans un script oublié.


    Étape 2 : ne pas migrer dix ans de dette

    Tout ce qui existe dans SAP IDM ne mérite pas nécessairement d’être reconstruit.

    • Un rôle toujours utilisé et compris ? On le reprend.
    • Une règle métier légitime ? Elle doit survivre.
    • Un workflow qui ne correspond plus à l’organisation ? On le simplifie.
    • Un rôle créé huit ans plus tôt que personne ne sait expliquer ? On commence par demander pourquoi il existe encore.
    • Une intégration spécifique alors que l’application expose désormais SCIM ou une API propre ? C’est le bon moment pour la revoir.

    Chaque élément doit pouvoir être :

    repris, simplifié, fusionné, reconstruit ou supprimé.

    Une migration IAM réussie ne reproduit pas l’ancien système avec un nouveau logo.


    Étape 3 : construire Netwrix Identity Manager à côté de SAP IDM

    Nous ne voulons pas couper le moteur historique puis découvrir ce que nous avons oublié.

    NIM est donc construit en parallèle.

    Les identités sont chargées. Le modèle de données est configuré. Les rôles sont reconstruits. Les règles sont réimplémentées. Les workflows sont mis en place. Les applications sont progressivement raccordées.

    Mais le nouvel environnement n’a pas besoin de prendre immédiatement les commandes.

    Sur nos migrations IGA, nous pouvons commencer par faire fonctionner la nouvelle plateforme en miroir : calculer les droits, charger les comptes et comparer les résultats sans lui confier immédiatement le provisioning réel. C’est exactement le principe du déploiement parallèle utilisé dans notre méthode de migration actuelle.

    L’ancien IAM continue de faire tourner la production.

    Le nouveau apprend à le remplacer.

    Et les systèmes SAP ?

    Évidemment, le sujet est central.

    Netwrix Identity Manager dispose notamment de connecteurs standards permettant la lecture et l’écriture avec SAP S/4HANA et SAP ERP 6.0. Il propose également des connecteurs standards pour Active Directory, Microsoft Entra ID, SCIM, LDAP et de nombreuses autres technologies. SAP SuccessFactors figure par ailleurs parmi les applications déjà intégrées dans des projets NIM.

    Lorsqu’une application ne dispose pas d’un connecteur dédié, les interfaces génériques permettent d’exploiter notamment SQL, LDAP, SCIM, OData ou PowerShell.

    C’est essentiel parce qu’un SAP IDM installé depuis longtemps ne pilote généralement pas uniquement SAP.

    Il peut être au centre d’un SI hétérogène.

    Et savoir remplacer SAP IDM signifie savoir reprendre ces dépendances.


    Provisionner n’est que la moitié du travail

    Une API capable d’ajouter un utilisateur dans un groupe ne constitue pas à elle seule un connecteur IGA.

    Une tour de contrôle doit également être capable de déterminer ce qui existe réellement dans les systèmes.

    NIM calcule qu’Alice doit perdre le droit X.

    La révocation est envoyée.

    Très bien.

    Mais a-t-elle été exécutée ?

    Le compte est-il correctement corrélé ?

    Un administrateur local a-t-il réattribué le droit ?

    Existe-t-il des habilitations historiques qui ne correspondent à aucune règle ?

    C’est le rôle de la réconciliation.

    NIM prévoit justement des mécanismes de chargement initial et de réconciliation particulièrement utiles lors des migrations. Les identités et objets peuvent être rapprochés selon plusieurs informations — matricule, login, adresse e-mail ou autres combinaisons — et une association manuelle peut être conservée lorsque la corrélation automatique n’est pas suffisamment fiable.

    La tour de contrôle doit connaître :

    le droit théorique

    et

    le droit réellement présent.

    L’écart entre les deux est précisément ce qu’elle doit gouverner.


    Étape 4 : prouver avant de basculer

    Lorsque le nouvel environnement est suffisamment mature, un premier lot peut être préparé.

    • Les identités sont contrôlées.
    • Les droits calculés sont comparés.
    • Les violations SoD sont analysées.
    • Une certification d’accès à blanc peut être réalisée avec les responsables concernés.
    • Un Go/No-Go est pris.

    Et surtout, le scénario de retour arrière existe avant la bascule.

    Notre méthode actuelle prévoit une bascule progressive lot par lot, une période de double RUN limitée à la stabilisation, un hypercare renforcé et un plan de fallback documenté.

    Puis NIM prend réellement la responsabilité du provisioning sur le périmètre.

    Le lot est stabilisé.

    Et seulement ensuite, le suivant commence.

    Pas de big bang. Pas de pari. Une succession de bascules que l’on sait contrôler.


    Étape 5 : éteindre réellement SAP IDM

    Quand tous les lots sont migrés, il reste une dernière étape.

    • Vérifier qu’aucun flux résiduel ne dépend encore de SAP IDM.
    • Conserver les historiques nécessaires.
    • Arrêter ses connecteurs.
    • Désactiver progressivement les accès.
    • Transférer la documentation.
    • Former les équipes.
    • Puis arrêter définitivement la plateforme.

    Le décommissionnement d’un IAM n’est pas un arrêt serveur.

    C’est le moment où l’organisation peut prouver qu’elle n’en dépend plus.


    Et si votre cible était quand même Microsoft Entra ?

    C’est possible.

    Pour certaines entreprises fortement standardisées Microsoft (ou pour les associations qui ont de fortes réductions sur les abonnements Microsoft), dont les besoins de gouvernance correspondent bien aux capacités d’Entra ID Governance et dont l’écosystème SAP peut être traité avec les composants SAP et Microsoft associés, cette architecture peut être parfaitement pertinente.

    Notre point n’est pas de dire que Microsoft fait fausse route.

    Notre point est qu’il ne faut pas confondre :

    la trajectoire proposée par deux éditeurs

    avec

    la stratégie IAM de votre entreprise.

    Pour les organisations disposant d’un SI hétérogène, d’un modèle de rôles important, de règles métier nombreuses, de contraintes SoD, d’applications non-Microsoft et d’une volonté forte de conserver une tour de contrôle transverse, nous considérons Netwrix Identity Manager comme une cible particulièrement pertinente.

    Et nous savons le déployer.


    Combien votre SAP IDM vous coûte-t-il aujourd’hui ?

    Avant même de parler migration, une autre question mérite d’être posée.

    Combien coûte réellement le maintien de votre SAP IDM ?

    Pas seulement la licence.

    • Le RUN.
    • Les traitements manuels.
    • Les scripts historiques.
    • Les corrections.
    • Les développements de connecteurs.
    • Les campagnes de contrôle.
    • Les demandes d’accès.
    • Les audits.
    • Les comptes oubliés.
    • Les droits conservés après une mobilité.
    • Et la dépendance à des compétences de plus en plus difficiles à mobiliser.

    Nous avons développé ROI IAM pour objectiver cette discussion.

    Notre outil permet de générer gratuitement une étude détaillée du retour sur investissement potentiel d’un projet IAM à partir de votre propre contexte.

    Un environnement SAP IDM historique s’y prête particulièrement bien : les processus existent déjà et une partie importante de leur coût peut donc être mesurée.

    Calculez gratuitement le ROI de votre projet IAM avec ROI IAM.


    Vous utilisez encore SAP IDM ? Nous pouvons prendre le relais.

    Vous n’avez pas besoin d’arriver avec une architecture cible parfaite.

    Vous n’avez pas besoin non plus d’avoir documenté chaque script depuis dix ans.

    Donnez-nous ce que vous avez :

    les accès, les données, les règles, la documentation et les personnes qui connaissent encore le système.

    • Nous cartographions votre SAP IDM.
    • Nous récupérons ce qui doit survivre.
    • Nous supprimons ce qui ne mérite pas d’être migré.
    • Nous construisons Netwrix Identity Manager en parallèle.
    • Nous raccordons vos applications.
    • Nous comparons les droits.
    • Nous prouvons le résultat.
    • Puis nous basculons, lot après lot.

    SAP vous laisse jusqu’en 2030. Notre objectif est que vous n’ayez pas besoin d’attendre 2030.

    Vous préparez la sortie de SAP Identity Management ?

    Parlez à Ariovis de votre environnement actuel et de votre projet de migration IAM.

    Notre équipe accompagne le cadrage, la migration, l’intégration et l’exploitation de plateformes IAM et IGA.

  • Agentic IAM Runtime Architecture Blueprint : une lecture côté utilisateur

    Agentic IAM Runtime Architecture Blueprint : une lecture côté utilisateur

    Disclaimer : article
    rédigé en juin 2026 sur un sujet en constante évolution. Il témoigne des idées
    qui font actuellement consensus. L’émergence de nouveaux patterns (Aauth, AI
    gateway, etc.) et leur impact sur l’architecture – façon 0 trust – proposée ici
    peut être à revoir.

    Une architecture IAM orientée
    agents ne peut plus être dessinée uniquement comme une succession de composants
    techniques. Elle doit raconter un parcours : celui d’un utilisateur, d’un
    service ou d’un agent qui veut réaliser une action, et celui des contrôles qui
    accompagnent cette action jusqu’à la ressource.

    Le schéma proposé part de cette
    idée simple : une action agentique n’est jamais seulement un appel technique.
    C’est une combinaison d’identité, de contexte, de politique, de posture,
    d’enforcement et d’audit.

    L’objectif n’est donc pas d’opposer les briques entre elles. Au contraire, l’enjeu est de montrer comment elles se complètent : Netwrix Identity Manager pour la gouvernance, Netwrix 1Secure pour la visibilité et la posture, Ping Identity pour l’authentification, HashiCorp pour les secrets, Axiomatics pour la décision d’autorisation, Apigee pour
    l’enforcement API, et Ariovis pour assembler cette trajectoire en architecture cohérente.

    Alternative Microsoft (la
    précédente image étant bâtie à partir des partenaires technologiques de
    Ariovis) :

    Le point de départ : une
    demande utilisateur

    Imaginons un utilisateur métier
    qui demande à un agent IA de préparer une analyse client.

    L’agent doit peut-être consulter
    une application interne, appeler une API, interroger une base documentaire,
    utiliser un outil MCP, puis restituer une synthèse. Pour l’utilisateur,
    l’expérience doit rester fluide. Il ne veut pas voir toute la mécanique de
    sécurité. Il veut que l’agent accomplisse la tâche attendue.

    Mais côté architecture, plusieurs
    questions doivent être traitées sans ambiguïté.

     

    1. La fondation : identité et
    gouvernance

    La première zone du schéma est la
    Identity & Governance Foundation.

    Elle regroupe les identités
    humaines, les services, les workloads et les agents. Le choix de parler de Non-Human
    Identity Governance
    est important : on ne parle pas seulement d’un “agent”
    isolé, mais de l’ensemble des identités non humaines qui participent à
    l’exécution.

    Dans cette zone, Netwrix
    Identity Manager
    porte la fondation IAG :

    • gouvernance des identités ;
    • cycle de vie ;
    • ownership ;
    • accès approuvés ;
    • séparation des tâches ;
    • revues ;
    • gouvernance des identités non humaines.

    L’idée est de savoir, avant même
    l’exécution, si l’agent ou le service est légitime dans l’organisation. Qui en
    est responsable ? Quel est son périmètre ? Quels accès ont été accordés ? Quels
    accès doivent être revus ?

    À côté, Ping Identity
    porte l’authentification non humaine. Il répond à la question de la preuve
    d’identité au runtime.

    HashiCorp intervient sur
    les secrets et credentials. L’agent ou le service ne doit pas manipuler des
    secrets de manière opaque ou non maîtrisée.

    Cette première zone ne prend pas
    toute la décision runtime, mais elle donne une base indispensable : sans
    identité gouvernée, sans authentification fiable et sans secrets maîtrisés,
    l’autorisation contextuelle repose sur du sable.

    2. La décision : politique et
    autorisation runtime

    La deuxième zone est le cœur du
    schéma : Policy & Runtime Decision.

    C’est ici que Axiomatics
    est positionné comme moteur de décision. Deux briques sont importantes autour
    du PDP :

    Advanced Policy Management,
    pour modéliser les règles d’autorisation fines.
    Policy Governance, pour gérer, maintenir et faire évoluer ces règles
    dans le temps.

    Au centre, le bloc Runtime
    Authorizations
    représente le PDP, le Policy Decision Point.

    Quand l’agent veut agir, un point
    d’enforcement appelle Axiomatics avec un contexte. Ce contexte ne se limite pas
    à un rôle ou à un scope Aauth. Il combine plusieurs dimensions :

    C’est là que le schéma devient
    intéressant. La décision n’est pas seulement : “cet agent a-t-il un droit ?”

    Elle devient : “cette action
    précise est-elle acceptable dans ce contexte précis ?”

    Par exemple :

    • l’agent peut lire une donnée, mais pas l’exporter ;
    • il peut appeler un outil MCP, mais pas avec
      certains paramètres ;
    • il peut accéder à une API, mais uniquement dans un
      environnement approuvé ;
    • il peut obtenir une réponse, mais avec masquage de
      certains champs ;
    • il peut poursuivre, mais avec un niveau d’audit
      renforcé.

    Cette zone centrale explique
    pourquoi l’IAG reste essentielle sans être le seul mécanisme. L’IAG donne la
    légitimité structurée. Le PDP traite la décision contextuelle au moment de
    l’usage.

     

    3. La visibilité : posture,
    découverte et audit

    Le schéma place une couche Audit,
    Visibility & Posture
    en haut, parce que ces capacités ne sont pas
    uniquement des fonctions de reporting. Elles alimentent le reste de
    l’architecture.

    Netwrix 1Secure est
    positionné sur :

    • la découverte ;
    • les insights ;
    • la posture ;
    • le risque ;
    • l’observabilité autour des agents et expositions.

    Netwrix Identity Manager
    est positionné sur :

    • Access & Authorization Audit & Insights ;
    • Administration Audit ;
    • Dashboards & Alerts ;
    • Governance Audit Trails.

    C’est une distinction importante.
    La visibilité n’est pas monolithique. Une partie relève de la posture et de
    l’exposition. Une autre relève de la gouvernance, de l’administration et des
    traces d’autorisation.

    Dans le parcours utilisateur,
    cette couche sert à répondre après coup, mais aussi à enrichir les décisions
    suivantes :

    Pourquoi l’agent a-t-il été autorisé ?
    Quelle politique a été appliquée ?
    Quel contexte de risque existait ?
    Quel propriétaire est responsable ?
    Faut-il revoir l’accès ?
    Faut-il déclencher une action corrective ?

    4. L’enforcement : là où
    l’architecture reste volontairement ouverte

    La troisième zone du schéma est Enforcement
    & Consumption
    .

    Elle contient les contrôles
    proches de l’usage :

    • Input Guardrails ;
    • Data Access Controls ;
    • MCP & API Controls ;
    • Tool / Parameter Controls ;
    • Output Guardrails.

    Elle montre aussi Apigee
    comme API Gateway / Enforcement Point.

    Mais le message n’est pas : “tout
    passera toujours par une API Gateway”. Le message est plus nuancé : à date,
    l’API gateway reste un point d’enforcement naturel pour beaucoup de flux. Mais
    selon les architectures, d’autres points deviennent tout aussi importants : AI
    gateway, MCP gateway, agent framework, MCP server, SDK d’enforcement, data
    access layer.

    C’est pour cela que le schéma
    ajoute une bande en bas : Distributed PEP Fabric.

    Ces PEPs ne remplacent pas le
    PDP. Ils l’appellent. Ils collectent le contexte, demandent une décision, puis
    appliquent le résultat.

    Dans une architecture plus
    mature, certains flux passeront probablement davantage par des AI gateways ou
    des MCP gateways que par des API gateways classiques. Le schéma garde donc
    Apigee comme brique concrète, mais il ne ferme pas l’architecture autour d’Apigee
    uniquement.

    C’est un point clé : le schéma
    est une recommandation d’architecture à date, pas une prophétie figée.

    Le parcours complet, vu
    simplement

    Reprenons notre utilisateur qui
    demande à un agent de produire une analyse.

    L’utilisateur est connu. L’agent
    est gouverné. Le service qui l’exécute est identifié. Les secrets sont
    récupérés proprement. L’agent prépare son action et passe par un point
    d’enforcement : par exemple Apigee, une AI/MCP gateway ou un SDK.

    Ce PEP rassemble le contexte :

    • Qui demande ?
    • Quel agent agit ?
    • Pour quelle ressource ?
    • Quelle action ?
    • Quelle sensibilité ?
    • Quel environnement ?
    • Quel risque ?

    Il appelle Axiomatics.

    Axiomatics applique les
    politiques. Il peut s’appuyer sur les attributs d’identité, les règles de
    gouvernance, le contexte de posture, la sensibilité de la donnée ou les
    paramètres de l’action.

    La décision revient au PEP.

    Le PEP applique : autoriser,
    refuser, limiter, masquer, journaliser, ou déclencher un workflow.

    L’action atteint alors une
    ressource protégée : MCP server, API, application, service ou data source.

    En parallèle, les événements
    remontent vers les couches d’observabilité et d’audit. Ils alimentent les
    tableaux de bord, les traces de gouvernance, les revues et les éventuelles
    actions correctives.

     

    Ce qu’il faut retenir

    Le schéma présenté en haut de l’article n’a pas vocation à figer une architecture une fois pour toutes. Il propose une lecture pragmatique d’une
    architecture agentique recommandée aujourd’hui : une fondation IAG solide, une
    décision runtime centralisée et gouvernée, et des points d’enforcement
    distribués.

    La valeur vient de l’assemblage.
    Netwrix Identity Manager structure la légitimité.
    Netwrix 1Secure apporte la visibilité et les signaux de posture.
    Ping Identity authentifie.
    HashiCorp protège les secrets.
    Axiomatics décide.
    Apigee applique sur les flux API.
    Les autres PEPs étendent l’enforcement vers les agents, MCPs, SDKs et couches
    de données.

    C’est cette articulation qui
    permet de garder une expérience utilisateur fluide tout en contrôlant
    précisément ce que les agents peuvent réellement faire.

  • Et si l’IAG devenait enfin la tour de contrôle de l’identité ?

    Et si l’IAG devenait enfin la tour de contrôle de l’identité ?

    Pendant longtemps, les programmes IAM ont été pensés comme des assemblages d’outils.
    Un annuaire d’un côté. Un SSO de l’autre. Un PAM à part. Et, au milieu, une gouvernance des identités souvent perçue comme un sujet de conformité, utile pour les campagnes de revue d’accès, mais loin des décisions d’accès réelles.
    Cette lecture ne tient plus.
    Aujourd’hui, les entreprises doivent gérer des collaborateurs, des prestataires, des comptes techniques, des API, des machines, des partenaires, demain des agents IA. Dans ce contexte, l’identité ne peut plus être un stock d’informations recopiées d’un système à l’autre. Elle doit devenir une capacité d’orchestration.
    C’est là que l’IAG change de statut.
    Non plus simple outil de gouvernance documentaire.
    Non plus simple moteur de workflow joiner-mover-leaver.
    Mais véritable tour de contrôle de l’identité.


    Le vrai problème : trop de décisions d’accès sont encore dispersées

    Dans beaucoup d’organisations, les droits sont encore décidés ou reconstruits à plusieurs endroits :
    • dans les applications ;
    • dans des groupes techniques ;
    • dans des règles locales peu documentées ;
    • dans des scripts ;
    • parfois même dans des fichiers Excel.
    Résultat : les rôles dérivent, les exceptions s’accumulent, les revues d’accès deviennent pénibles, et personne ne sait vraiment où se prend la décision.
    Le coût de cette situation n’est pas seulement technique. Il est aussi opérationnel et métier :
    • les onboardings ralentissent ;
    • les retraits d’accès prennent trop de temps ;
    • les projets redéveloppent leur propre logique d’habilitation ;
    • le privilège reste souvent trop permanent ;
    • les audits révèlent surtout une absence de lisibilité.
    Le sujet n’est donc plus seulement “qui a accès à quoi ?”.
    Le vrai sujet est : où s’organise l’intelligence de l’accès ?

    L’IAG comme point de contrôle, pas seulement comme point de passage

    Chez Ariovis, nous défendons une idée simple : l’IAG doit redevenir central, mais pas centralisateur.
    La nuance est essentielle.
    Il ne s’agit pas de faire de l’IAG un monolithe qui stocke tout, réplique tout et décide de tout.
    Il s’agit d’en faire le point où l’on structurequalifie et gouverne l’information d’identité utile aux décisions.
    Autrement dit, l’IAG devient la couche qui :
    • consolide les bonnes données ;
    • qualifie les rôles, attributs et relations utiles ;
    • met en cohérence les règles de gouvernance ;
    • éclaire les décisions d’accès ;
    • prépare l’automatisation ;
    • et alimente, au bon moment, les bons mécanismes d’application.
    C’est une logique de tour de contrôle : elle n’ouvre pas toutes les portes elle-même, mais elle permet que les bonnes décisions soient prises, au bon endroit, avec le bon niveau de contexte.

    Sortir d’une logique de réplication

    L’un des héritages les plus coûteux de l’IAM historique, c’est la copie.
    On copie l’identité dans les applications.
    On copie les rôles dans des annuaires secondaires.
    On copie les attributs dans des bases locales.
    Puis on essaie de réconcilier l’ensemble.
    Cette approche donne une illusion de maîtrise, mais elle produit surtout de la dette.
    À l’inverse, une approche moderne consiste à considérer l’identité comme une information orchestrée, consommée dynamiquement selon les usages. L’enjeu n’est plus d’avoir partout la même copie, mais d’avoir partout la bonne décision, fondée sur une information fiable, gouvernée et exploitable.
    C’est précisément ce basculement qui permet de passer d’un IAM centré sur la réplication à un IAM centré sur l’orchestration.


    Le trio à clarifier : information, décision, application

    Une architecture d’identité mature distingue clairement trois rôles.
    D’abord, il faut un endroit où l’on prépare l’information utile : rôles, attributs, statut, contexte, relations, signaux, périmètres.
    Ensuite, il faut un endroit où l’on prend la décision d’accès.
    Enfin, il faut un endroit où cette décision est appliquée.
    Tant que ces trois responsabilités restent mélangées, l’organisation subit :
    • des règles incohérentes ;
    • des circuits opaques ;
    • des exceptions difficiles à gouverner ;
    • une explosion du RBAC ;
    • et des intégrations fragiles.
    Quand elles sont clarifiées, l’IAG peut pleinement jouer son rôle : devenir le point d’information gouverné qui nourrit des décisions plus fines, plus auditables et plus évolutives.


    Pourquoi cela change aussi le PAM et l’Access Management

    Penser l’IAG comme tour de contrôle change immédiatement la lecture de deux autres domaines : l’Access Management et le PAM.

    Côté Access Management
    L’authentification ne suffit plus.
    Le SSO, le MFA ou l’accès conditionnel ne créent de valeur que s’ils s’appuient sur un contexte d’identité propre, gouverné et exploitable.
    Une politique d’accès n’est intelligente que si elle sait lire :
    • le bon statut utilisateur ;
    • le bon rôle ;
    • le bon niveau de risque ;
    • la bonne relation à la ressource ;
    • le bon contexte d’exécution.
    Sans cette colonne vertébrale, l’Access Management reste performant sur le front door, mais limité sur la finesse réelle des décisions.

    Côté PAM

    Le privilège ne peut plus être géré uniquement comme un coffre et une session.

    Bien sûr, les fondamentaux restent nécessaires : contrôle, traçabilité, rotation, supervision.

    Mais ils ne suffisent plus dans un monde où l’on cherche à réduire le privilège permanent, à introduire du JIT, à mieux gouverner les comptes techniques, et à articuler les accès sensibles avec le reste du modèle d’identité.
    Là encore, l’IAG a un rôle clé : qualifier les populations, structurer les droits, identifier les zones grises, soutenir les scénarios de privilège dynamique, et rendre le PAM plus lisible dans une architecture globale.


    Le bénéfice concret : moins de dette, plus de cohérence

    Quand l’IAG joue vraiment son rôle de tour de contrôle, les bénéfices sont très concrets.
    Les projets redéveloppent moins de logique locale.
    Les raccordements sont plus simples.
    Les revues d’accès deviennent plus pertinentes.
    Les scénarios JML sont plus robustes.
    Les cas de privilège sont mieux gouvernés.
    Les trajectoires Zero Trust deviennent enfin praticables.
    Surtout, l’entreprise gagne ce qui manque le plus souvent dans les programmes IAM : de la lisibilité.
    Et en IAM, la lisibilité n’est pas un luxe.
    C’est une condition de la sécurité durable.


    Ce que nous observons sur le terrain

    Dans les programmes que nous accompagnons, le vrai déclic n’arrive pas quand une organisation ajoute un outil de plus.
    Il arrive quand elle commence à poser les bonnes questions :
    • quelle information d’identité doit être gouvernée ici ?
    • quelle décision doit être prise là ?
    • quel composant applique réellement l’accès ?
    • où se trouvent les duplications inutiles ?
    • quels privilèges peuvent devenir temporaires ?
    • quels usages justifient une autorisation plus fine ?
    À partir de là, le programme IAM cesse d’être un catalogue de briques.
    Il devient une trajectoire d’architecture.
    Et c’est exactement à cet endroit qu’Ariovis apporte le plus de valeur : transformer un paysage d’identité fragmenté en lecture claire, progressive et exploitable.

    Cliquez sur l’image pour l’agrandir

    En conclusion

    L’IAG ne doit plus être regardée comme un sujet annexe de conformité.
    Elle peut devenir la tour de contrôle qui redonne de la cohérence à l’ensemble : identité, accès, autorisation et privilèges.
    Pas pour tout centraliser.
    Pas pour complexifier.
    Mais pour remettre de l’ordre dans la façon dont l’entreprise décide, applique et gouverne les accès.
    Dans un monde où l’identité devient le point de passage de presque tout, cette évolution n’est plus un raffinement d’architecte.
    C’est un choix de maturité.
  • Communiqué de presse

    Communiqué de presse

    Paris, le 26 mars 2026

    Ariovis finalise une levée de fonds d’amorçage et un management package pour accélérer sa croissance dans la cybersécurité

    Ariovis, société française innovante en cybersécurité fondée par Matthieu Filizzola, annonce la finalisation d’une levée de fonds d’amorçage et la mise en place d’un management package dédié à ses collaborateurs clés. Ces opérations, qui s’inscrivent dans une réorganisation stratégique de son capital, visent à renforcer sa capacité à innover et à accompagner ses clients dans la durée.

    Une approche disruptive de la cybersécurité

    Depuis sa création en 2024, Ariovis réinvente la sécurité informatique en la positionnant comme un levier de performance plutôt qu’une contrainte. Sa signature « Security meets Business » résume cette vision : intégrer la cybersécurité au cœur des stratégies métiers de ses clients pour en faire un facteur de croissance. Présente en Île-de-France, en Nouvelle-Aquitaine et dans plusieurs pays européens, la société couvre l’ensemble des enjeux cyber :

    • Gestion des identités et des accès (IAM/PAM)
    • Gouvernance et conformité (GRC)
    • Formation et sensibilisation à la cybersécurité

    Une levée de fonds pour accélérer l’innovation

    Cette levée de fonds d’amorçage permettra à Ariovis de renforcer ses équipes, de développer de nouveaux services et de consolider sa position de leader dans un secteur en pleine expansion. Elle vient récompenser l’expertise unique de la société, déjà saluée par deux distinctions majeures en 2026 :

    • Grand Prix des Cas d’Or 2026 (catégorie Cyber Gouvernance & Risk Management, secteur public)
    • Prix de la Gestion des Risques Cybersécurité du Service Public

    Un management package pour ancrer la culture entrepreneuriale

    Parallèlement, la mise en place d’un management package reflète l’engagement d’Ariovis à associer ses talents à la création de valeur et à fidéliser ses collaborateurs clés. Cette initiative s’inscrit dans sa volonté de bâtir une culture entrepreneuriale durable, au service de ses clients et de ses équipes.

    Ariovis a été conseillée par Wan Avocats dans le cadre de cette opération (Isabelle Wekstein, associée, Ellogne Tigori, Counsel, et Pierre Diaz del Castillo, collaborateur)

  • Identity Fabric : pourquoi Ariovis en a fait un pilier de sa vision IAM

    Identity Fabric : pourquoi Ariovis en a fait un pilier de sa vision IAM

    Chez Ariovis, une conviction s’est installée progressivement
    : le concept d’Identity Fabric doit désormais être maîtrisé non
    seulement par les équipes techniques IAM, mais aussi par les experts GRC, les
    auditeurs, les RSSI, les architectes et toutes les parties prenantes impliquées
    dans la gouvernance de l’identité.

    Non pas comme un slogan marketing.

    Mais comme un cadre stratégique permettant enfin de relier, structurer
    et piloter l’ensemble des disciplines de l’IAM.

    Aujourd’hui, intégrer ce concept dans les audits et les
    schémas directeurs est devenu indispensable pour dépasser une vision uniquement
    centrée IAG et embrasser toute la richesse et la complexité de l’IAM
    moderne.

     

    Le déclic : EIC 2025, un moment fondateur

    Le concept dépasse largement le marketing, et Ariovis en a
    pris pleinement conscience lors de l’EIC 2025, le salon international de
    référence organisé par KuppingerCole.

    Invitée par Axiomatics à participer à plusieurs sessions, l’équipe Ariovis a
    été marquée par une phrase prononcée lors d’une keynote (traduction libre) :

    « Une Identity Fabric n’est pas un produit : c’est une
    manière de penser l’IAM comme un tissu cohérent qui relie tous les services
    d’identité au service du métier. »

    Le mot tissu est resté.

    Parce qu’il décrit parfaitement ce que vivent les organisations : un domaine
    IAM éclaté, fragmenté, dispersé, difficile à gouverner et presque impossible à
    piloter en stratégie globale.

     

    Le problème fondamental : un IAM éclaté entre silos et
    sponsors

    Pour comprendre l’intérêt de l’Identity Fabric, il suffit
    d’observer la réalité :

    • Le
      PAM est piloté par l’infrastructure et la sécurité technique.
    • L’IAG
      par les RH, le juridique ou la conformité.
    • L’AM
      et le SSO par des équipes digitales ou applicatives.
    • Le
      CIAM par le marketing.
    • Le
      Password Management par l’IT opérationnel.
    • La
      PKI par des équipes historiques parfois isolées.
    • L’autorisation
      avancée (ABAC/PBAC/ReBAC) par… personne, très souvent.
    • Le
      ZTNA par les équipes réseau.

    Comment, dans ces conditions, bâtir une vraie stratégie
    IAM globale
    ?

    L’IAM n’est pas un empilement de technologies.

    C’est un ensemble d’identités, de droits, de politiques et de signaux qui
    doivent fonctionner ensemble.

    Le découpage actuel des responsabilités rend la cohérence quasi impossible.

    L’Identity Fabric propose enfin un cadre pour réunifier ces
    domaines.

     

    Le cœur de la vision : orchestration et unification

    Ariovis défend une approche exigeante de l’Identity Fabric,
    articulée autour de deux piliers majeurs.

    1. L’orchestration : le chaînon manquant

    Dans la majorité des organisations, l’IAM souffre moins d’un
    manque de produits que d’un manque de liaison entre ces produits.

    L’orchestration permet :

    • de
      relier les différents silos d’identité,
    • de
      normaliser les flux et événements,
    • de
      gouverner les droits de manière transverse,
    • de
      gérer les identités humaines, machines et services selon une logique
      homogène,
    • de
      créer un plan de contrôle unique.

    Cette idée d’orchestrateur indépendant, fondé sur des
    politiques explicites, résonne particulièrement avec les travaux modernes sur
    l’autorisation, domaine dans lequel Ariovis est très engagée.

    2. L’unification : rassembler tous les domaines de l’IAM

    L’ambition n’est pas de fusionner les outils, mais d’avoir
    une vision unifiée des domaines IAM.

    Pour Ariovis, le périmètre de l’Identity Fabric couvre :

    • IAG
      (gouvernance, cycles de vie, conformité)
    • AM / SSO (authentification, fédération,
      MFA, risk-based)
    • CIAM
      (identités externes, consentement, profil client)
    • PAM
      (comptes à privilèges, bastion, secrets)
    • Password
      Management
      (self-service, politique, durcissement)
    • PKI
      & certificats
      (identités machines, signature, chiffrement)
    • Authorization Management (ABAC, PBAC, ReBAC, policy
      engine)
    • ZTNA
      (contrôle réseau piloté par l’identité)

    Tant que ces domaines restent gérés séparément, il n’y a pas
    de stratégie IAM au sens global.

    L’Identity Fabric crée le cadre permettant justement de les analyser, les
    relier et les piloter ensemble.

     

    Ce que l’Identity Fabric change concrètement

    ✔ Une nouvelle façon de réaliser
    les audits IAM

    Les audits traditionnels, très centrés sur l’IAG, ne
    permettent plus d’évaluer la maturité réelle d’une organisation.

    Les audits basés sur l’Identity Fabric évaluent :

    • la
      cohésion inter-domaines,
    • la
      qualité de l’orchestration,
    • la
      visibilité globale sur les identités,
    • les
      responsabilités et la gouvernance,
    • les
      redondances et incohérences,
    • les
      flux d’identité et d’autorisation.

    C’est exactement le type d’analyse qu’Ariovis pousse : un
    IAM évalué dans son ensemble, pas par sous-systèmes.

    ✔ Une gouvernance unifiée

    Une Identity Fabric ne peut pas être pilotée via quatre
    comités séparés.

    Elle apporte le cadre pour mettre en place une gouvernance centrale :

    un comité IAM unifié, transverse, disposant enfin d’une vision globale.

    ✔ Une architecture cible
    réaliste

    L’Identity Fabric ne demande pas de détruire l’existant.

    Elle permet :

    • d’intégrer
      les outils déjà en place,
    • de
      les orchestrer,
    • d’améliorer
      leur cohérence,
    • d’offrir
      une trajectoire d’évolution progressive, pragmatique et réaliste.

    C’est exactement le type de trajectoire qu’Ariovis conçoit
    pour ses clients.

    La position d’Ariovis : une vision d’orchestration assumée

    Pour Ariovis :

    L’IAM moderne doit être conçu comme un tissu d’identités,
    de politiques et de flux orchestrés et non comme la juxtaposition de
    produits.

    Cette conviction influence :

    • ses
      audits,
    • ses
      schémas directeurs,
    • ses
      accompagnements IAM & PAM,
    • ses
      travaux sur l’autorisation fine,
    • sa
      vision du CIAM,
    • ses
      réflexions sur l’AD d’administration,
    • ses
      projets autour de la sécurité du poste de travail et du ZTNA,
    • ses
      conseils en gouvernance.

    L’Identity Fabric est devenue la grille de lecture naturelle
    pour comprendre, structurer et sécuriser l’ensemble de la chaîne de l’identité.

     

    Conclusion : un concept que la GRC doit intégrer dès
    maintenant

    L’Identity Fabric doit maintenant devenir un standard dans :

    • les
      audits,
    • les
      stratégies,
    • les
      analyses de risques,
    • les
      discussions entre métier, RH, IT, sécurité, infra, réseau, digital,
    • la
      gouvernance.

    Tant que l’IAM est piloté en silos, il restera
    sous-optimisé, incohérent et difficile à sécuriser.

    Avec l’Identity Fabric, il devient enfin un système cohérent, logique,
    pilotable et orienté métier.

    Et c’est précisément cette vision qu’Ariovis porte et
    défend.

    Un projet d’IAM ? Contactez-nous ici : 
    Bookings avec moi – Matthieu Filizzola – Outlook

     

     

     

  • Comprendre la granularité de l’autorisation d’accès : du coarse-grained au fine-grained

    Comprendre la granularité de l’autorisation d’accès : du coarse-grained au fine-grained

    Imaginez un bâtiment où tout le monde posséderait la même clé : du stagiaire au directeur, chacun pourrait ouvrir les mêmes portes. Gestion simple… mais surface de risque immense.

    À l’inverse, imaginez un bâtiment où chaque porte, chaque tiroir, chaque armoire nécessiterait une clé spécifique : sécurité maximale, mais complexité ingérable.

    Entre ces deux extrêmes se situe la réalité du contrôle d’accès moderne. Les organisations doivent ajuster finement la granularité de leurs autorisations, ni trop large, ni trop pointilliste afin de garantir sécurité, flexibilité et conformité.

    Cet article présente les trois grands niveaux de granularité : coarse-grained, medium-grained et fine-grained authorization, et explique comment ils s’articulent dans les systèmes d’accès contemporains.

    Comprendre ces niveaux est essentiel pour concevoir des architectures de sécurité robustes, adaptées à la conformité, à la résilience et aux exigences modernes de gouvernance des accès.

    Les fondements du contrôle d’accès

    Avant d’entrer dans la granularité, rappelons les deux piliers du contrôle d’accès :

    • Authentification : prouver qui est l’utilisateur.
    • Autorisation : déterminer ce qu’il peut voir, faire ou modifier.

    Ces mécanismes reposent sur différents modèles :

    • DAC (Discretionary Access Control) : droits attribués à la discrétion du propriétaire d’une ressource. Simple, mais risqué.
    • MAC (Mandatory Access Control) : décisions centralisées basées sur des niveaux de classification. Très sûr, très rigide.
    • RBAC (Role-Based Access Control) : droits attribués par rôle, scalable et intuitif.

    Les évolutions modernes incluent ABAC, PBAC et ReBAC, intégrant des décisions dynamiques basées sur des attributs, des politiques ou des relations.

    La granularité se superpose à tous ces modèles pour définir le niveau de détail des autorisations.

    L’autorisation à granularité grossière (Coarse-Grained Authorization)

    Le coarse-grained repose sur un critère unique ou très large : rôle, service, groupe, réseau, etc.

    Tous les utilisateurs partageant ce critère reçoivent le même niveau d’accès, sans variation contextuelle.

    On met les utilisateurs dans de grands “paniers” : Employés, Managers, RH, IT… et chaque panier reçoit ou perd un bloc d’autorisations.

    Exemples
    • « Utilisateur dans le département Ventes → accès CRM autorisé. »
    • « Adresse IP interne → accès au portail interne. »
    Avantages
    • Très simple et rapide à administrer.
    • Performant et peu coûteux.
    • Lisible pour l’audit de haut niveau.
    Limites
    • Manque de finesse : contrevient au principe du moindre privilège.
    • Rigidité : peu adapté aux cas particuliers.
    • Explosion du nombre de règles avec la croissance de l’organisation.
    • Risque élevé en cas de compromission d’un rôle large.

    L’autorisation à granularité moyenne (Medium-Grained)

    Le medium-grained se situe entre les accès globaux et les contrôles hyper précis.

    Il s’applique généralement au niveau des API, services ou modules.

    Il répond à des questions comme :

    « Cet utilisateur peut-il exécuter GET/POST/DELETE sur ce point d’entrée précis ? »

    Les décisions reposent sur :

    • rôle,
    • méthode HTTP,
    • scopes / claims du jeton,
    • métadonnées d’API.
    Modèles associés
    • RBAC enrichi (rôles + actions par endpoint)
    • ABAC simplifié (quelques attributs simples)
    Avantages
    • Parfait pour les architectures microservices.
    • Contrôle précis des opérations (GET vs DELETE).
    • Lisible, auditable, scalable depuis un RBAC existant.
    Limites
    • Ne protège pas encore les données internes (ligne, champ…).
    • Multiplication rapide des règles si non centralisées.
    • Peu ou pas de contexte dynamique.

    L’autorisation à granularité fine (Fine-Grained Authorization)

    La FGA permet des décisions d’accès contextuelles, dynamiques, conditionnelles, souvent au niveau :

    • de l’enregistrement,
    • du champ,
    • de l’attribut,
    • de la relation organisationnelle.

    Elle s’appuie sur ABAC, PBAC ou ReBAC.

    Critères évalués
    • Attributs utilisateur (rôle, service, habilitation)
    • Sensibilité et propriétaire de la ressource
    • Contexte (heure, appareil, localisation, risque)
    • Type d’action demandée
    Avantages
    • Précision maximale
    • Mise en œuvre du moindre privilège
    • Aligné avec les stratégies Zero Trust et les exigences réglementaires
    Limites
    • Très complexe à modéliser
    • Dépend fortement de la qualité des attributs
    • Impact potentiel sur la performance

    Vers une approche multi-niveau

    Les organisations modernes combinent les trois :

    • Coarse-grained pour déterminer l’accès global à l’application (SSO / IAM).
    • Medium-grained pour contrôler les actions dans l’application.
    • Fine-grained pour sécuriser les données sensibles selon le contexte.

    Cette approche en couches permet un contrôle d’accès :

    global, opérationnel, contextuel.

    La granularité n’est pas un détail technique : c’est un indicateur de maturité en gouvernance des accès.

    • Le coarse-grained fixe le périmètre général.
    • Le medium-grained régule les actions.
    • Le fine-grained apporte la précision contextuelle indispensable.

    Avec la montée des architectures distribuées et des exigences de conformité, combiner intelligemment ces trois niveaux devient un impératif stratégique. Les approches policy-as-code permettent désormais d’automatiser ces règles, de les centraliser et de renforcer la lisibilité globale du contrôle d’accès.

  • Travailler chez Ariovis ça ressemble à quoi ?

    Travailler chez Ariovis ça ressemble à quoi ?

    Travailler chez Ariovis, ça ressemble à quoi ?

    Chez Ariovis, on parle souvent de sécurité, de conformité, d’IAM ou de PAM. Mais au quotidien, il s’agit surtout d’un travail collectif où la rigueur, la curiosité et la confiance font la différence. Derrière chaque mission IAM, PAM ou Zero Trust, il y a des ingénieurs, des consultants et des profils hybrides, tous animés par la même exigence : faire les choses sérieusement, avec méthode et engagement.

    Un recrutement exigeant, à l’image de nos projets

    Rejoindre Ariovis, c’est intégrer une équipe qui aime les défis et valorise l’excellence technique. Notre approche du recrutement est simple : clarté, exigence et transparence. Chaque rencontre est l’occasion d’un échange sincère : comprendre les motivations, identifier les forces et s’assurer que la collaboration s’inscrira dans la durée. Les candidats échangent avec plusieurs membres de l’équipe, découvrent nos projets et nos méthodes avant même de signer.

    Louis Munzner, consultant Ariovis

    « Pour moi, le recrutement chez Ariovis se démarque surtout par sa transparence, et c’est clairement ce qui fait sa force. L’objectif est simple : exprimer clairement les besoins de l’entreprise, tout en cherchant à comprendre ceux du candidat. C’est un recrutement qui ne cherche pas à « tester » mais à comprendre, et c’est ce qui rend l’expérience à la fois humaine et constructive. »

    Cette exigence dès le départ pose les bases : rigueur, bienveillance et envie de progresser ensemble. 

    Des experts reconnus, passionnés et engagés

    Les équipes Ariovis rassemblent des profils confirmés IAM, PAM, sécurité applicative, gouvernance d’accès et certifiés sur les solutions phares du marché (Usercube, Netwrix, Ping Identity, CyberArk…).

    Au-delà des outils, c’est la capacité à comprendre les enjeux, à structurer et à transmettre qui fait la différence.

    Enaëlle Desclous, consultante Ariovis

    « Ce qui m’a marqué dès le début du recrutement, c’est le fait que l’humain soit autant valorisé que les compétences techniques. L’entraide au sein de l’équipe, en plus des formations externes, m’a permis de prendre rapidement de nouvelles responsabilités. » 

    Ici, la progression n’est pas un mot creux : pair programming, retours d’expérience, échanges entre pairs et accompagnement par des référents font partie du quotidien. Pas de hiérarchie rigide, mais une exigence partagée. Une équipe soudée, exigeante et bienveillante

    Quentin Joly, consultant Ariovis

    « Dès le début, on a un visage lors des entretiens, on se met à notre place. Bien plus que le côté technique, c’est l’humain qui est retenu : sa motivation, ses envies. On ne m’a pas menti : s’il y a autant d’efforts sur le recrutement, c’est parce qu’ici, c’est une équipe soudée qui est recherchée pour travailler sur le long terme. »

    Au fil des projets, cette cohésion s’exprime naturellement : on échange, on se challenge, on se forme mutuellement. Les succès individuels nourrissent la réussite collective, et chaque mission devient une opportunité d’apprentissage et d’évolution. 

    L’expertise Ariovis, une exigence partagée

    Chez Ariovis, la maîtrise technique s’accompagne d’une culture forte de la qualité et du partage. Nos équipes interviennent sur des environnements complexes, souvent critiques, où précision, documentation et accompagnement client sont essentiels. Cette approche rigoureuse et collaborative garantit la fiabilité de nos interventions et la confiance durable de nos partenaires.

    En résumé

    Travailler chez Ariovis, c’est rejoindre un collectif d’experts exigeants, passionnés et accessibles. Des professionnels engagés dans leur travail, attachés à la qualité autant qu’à l’esprit d’équipe. On y apprend vite, on y progresse ensemble, et on y reste parce qu’on s’y sent utile. 

    Chez Ariovis, la compétence ne se revendique pas : elle se démontre, chaque jour, sur le terrain.
  • What’s My Cookie ? Comprendre et sécuriser vos cookies de session

    What’s My Cookie ? Comprendre et sécuriser vos cookies de session

    Pourquoi parler de cookies en cybersécurité ?

    Quand on évoque les cookies, on pense souvent à de
    petits fichiers marketing utilisés pour tracer notre navigation. Mais en
    cybersécurité, certains cookies jouent un rôle bien plus critique : les cookies
    de session.

    Ces jetons, générés après une authentification, remplacent
    temporairement votre mot de passe. Ils permettent à votre navigateur de prouver
    que vous êtes bien connecté, sans avoir à saisir vos identifiants à chaque
    action.

    ⚠ Problème : si un cookie de
    session est intercepté par un attaquant, celui-ci peut reprendre votre session
    sans déclencher d’alerte. Votre identité numérique devient alors directement
    exposée.

    Les cookies de session : un maillon faible de
    l’authentification

    • Ils
      contiennent votre identité numérique active
      : mot de passe remplacé
      par un simple jeton.
    • Ils
      circulent entre navigateur et serveur
      : parfois sans chiffrement
      suffisant.
    • Ils
      peuvent être mal configurés
      : durée trop longue, absence de protection
      HttpOnly ou Secure.

    Un cookie de session mal protégé ouvre la voie à des
    attaques comme :

    • Le session
      hijacking
      (détournement de session).
    • Le cross-site
      scripting
      (XSS) exploitant un cookie vulnérable.
    • Le
      vol d’identité numérique dans des environnements non sécurisés.

    Un outil concret pour comprendre : l’extension What’s
    My Cookie ?

    Pour accompagner la formation et la sensibilisation à ces
    enjeux, Ariovis a développé une extension Chrome gratuite : What’s My Cookie ?.

    Cette extension permet de :

    • Visualiser
      les cookies de session actifs
      sur le site consulté.
    • Analyser
      leur structure
      et comprendre leur portée.
    • Identifier
      rapidement les risques
      liés à une configuration faible ou vulnérable.

    Pour qui est pensé What’s My Cookie ?

    • Étudiants
      et jeunes experts en cybersécurité
      : un outil pédagogique accessible
      pour mieux appréhender l’Identity & Access Management (IAM) et
      les enjeux de sécurité des sessions.
    • Experts
      et auditeurs cyber
      : un support rapide pour tester, illustrer ou
      challenger les mécanismes d’authentification lors d’un audit.

    Comprendre pour mieux se protéger

    La cybersécurité ne repose pas seulement sur des solutions
    techniques avancées. Elle exige aussi une compréhension fine des mécanismes
    invisibles
    , comme ceux qui régissent la gestion des cookies.

    En adoptant des pratiques de configuration sécurisées et en
    utilisant des outils pédagogiques tels que What’s My Cookie ?,
    entreprises et experts peuvent réduire les risques liés à la compromission des
    sessions web.

    Téléchargez l’extension
    What’s My Cookie ? dès aujourd’hui sur le Chrome Web Store.

  • DNS4EU : sécurité numérique ou outil de censure ? Ce qu’il faut vraiment comprendre

    DNS4EU : sécurité numérique ou outil de censure ? Ce qu’il faut vraiment comprendre

    Internet est un espace de liberté, mais aussi un espace de menaces.

    C’est dans ce contexte que l’Union européenne a lancé DNS4EU, un service DNS européen présenté comme plus sûr, plus transparent et plus respectueux de la vie privée. Mais depuis son annonce, les avis sont partagés :

    DNS4EU est-il une réponse aux enjeux de cybersécurité et de souveraineté numérique, ou un pas de plus vers une forme de contrôle étatique d’Internet ?

    Décryptage d’un sujet sensible… et guide pratique pour ceux qui veulent reprendre la main.

    DNS : un petit sigle pour un enjeu majeur

    Avant de parler de DNS4EU, il faut comprendre ce qu’est un DNS (Domain Name System).

    Quand vous tapez une adresse web (par exemple ariovis.fr), votre appareil utilise un serveur DNS pour traduire ce nom en adresse IP, et vous connecter au bon site. C’est un peu l’annuaire invisible du web.

    Problème : ces serveurs DNS sont souvent ceux de votre opérateur ou d’un géant américain. Ils peuvent :

    • enregistrer vos requêtes,
    • exploiter vos données à des fins commerciales,
    • ou censurer certains contenus, selon les pays et les politiques.

    C’est là qu’intervient DNS4EU.

    DNS4EU : un projet européen ambitieux

    DNS4EU est un service DNS public, soutenu par la Commission européenne, dont les objectifs sont clairs :

    • garantir une résolution DNS locale et sécurisée,
    • offrir une alternative européenne aux DNS de Google, Cloudflare, OpenDNS, etc.,
    • protéger les citoyens contre les menaces numériques (phishing, malwares…),
    • respecter le RGPD et limiter l’exploitation commerciale des données.

    Concrètement, DNS4EU promet :

    • plus de confidentialité,
    • plus de transparence,
    • plus de souveraineté technologique pour les Européens.

    Mais certains y voient aussi… un risque de dérive.

    Libertés numériques : une frontière à surveiller

    La question que beaucoup se posent est légitime : si l’Europe propose un DNS centralisé, qu’est-ce qui empêche à terme une forme de filtrage des contenus, ou une liste noire de sites interdits, comme on peut le voir dans certains régimes autoritaires ?

    Pour l’instant, DNS4EU est optionnel, et sa configuration reste entièrement volontaire.

    Mais cette méfiance met en lumière un sujet plus large : qui contrôle les infrastructures clés du web, et à quelles conditions ?

    Utiliser DNS4EU revient à faire un choix : celui de la transparence européenne, face à l’opacité commerciale de certains services étrangers.

    Mais comme pour tout outil, c’est l’usage et la gouvernance qui feront la différence.

    DNS4EU chez soi : pourquoi (et comment) le configurer ?

    Malgré les débats, DNS4EU peut être un vrai levier de cybersécurité pour les particuliers.

    Changer vos DNS pour DNS4EU vous permet :

    • de mieux protéger votre vie privée,
    • de bloquer certains sites malveillants automatiquement,
    • de gagner en stabilité et rapidité, grâce à une infrastructure locale,
    • et de filtrer les contenus sensibles (pour vos enfants, par exemple).

    Bonne nouvelle : vous pouvez le configurer vous-même, en quelques minutes, directement sur votre box Internet.

    Chez Ariovis, nous avons rédigé des guides simples et complets, adaptés à chaque opérateur :

    En quelques clics, vous pouvez reprendre le contrôle sur votre navigation, sans avoir à installer de logiciel, ni modifier chaque appareil.

    En conclusion : s’informer pour mieux choisir

    DNS4EU n’est ni une solution miracle, ni une menace programmée. C’est un outil : à chacun de s’en emparer en connaissance de cause.

    Le vrai enjeu n’est pas de choisir entre “liberté” ou “sécurité”, mais de trouver un équilibre intelligent, respectueux de vos droits et de vos besoins numériques.

    En configurant vos propres DNS, vous faites déjà un pas vers une navigation plus responsable et souveraine.

    Et si vous souhaitez aller plus loin, vous informer, protéger votre réseau domestique ou accompagner vos enfants dans leurs usages numériques, vous pouvez retrouver des contenus simples et pédagogiques sur notre compte Instagram : @ariovis_officiel 

    Des conseils concrets, sans jargon, pour un web plus sûr et plus conscient.

  • Installer DNS4EU sur une Bbox : le guide complet par Ariovis

    Installer DNS4EU sur une Bbox : le guide complet par Ariovis

    Information importante 
    ⚠️ Cet article a été publié à une date antérieure et certaines informations peuvent avoir évolué. Nous vous recommandons de consulter notre version mise à jour ici.

     

    Vous êtes abonné Bouygues Telecom et souhaitez sécuriser davantage votre connexion internet ? Installer DNS4EU sur votre Bbox est une solution simple et efficace pour renforcer la confidentialité et la sécurité de votre navigation. Chez Ariovis, experts en cybersécurité et gestion des accès (IAM), nous vous expliquons comment configurer facilement DNS4EU sur votre Bbox.

     

    Pourquoi configurer DNS4EU sur votre Bbox ?

    Les serveurs DNS traduisent les noms de domaine (comme ariovis.fr) en adresses IP. Par défaut, la Bbox utilise les serveurs DNS de Bouygues Telecom, qui peuvent ne pas offrir une confidentialité optimale.

    DNS4EU est un service DNS européen soutenu par la Commission européenne, conçu pour garantir :

    • Une meilleure protection des données personnelles,
    • Une navigation internet sécurisée,
    • Une infrastructure européenne fiable et performante.

    En configurant DNS4EU sur votre Bbox, vous profitez d’une meilleure cybersécurité au quotidien.

     

    Comment installer DNS4EU sur votre Bbox ?

    Voici les étapes simples pour configurer DNS4EU sur votre Bbox, recommandées par nos experts Ariovis.

    1. Connectez-vous à l’interface de votre Bbox

    • Assurez-vous d’être connecté à votre réseau Bouygues Telecom (Wi-Fi ou Ethernet).
    • Ouvrez un navigateur et saisissez l’adresse suivante :

    http://192.168.1.254

    • Connectez-vous avec vos identifiants. Par défaut, le login est souvent admin, et le mot de passe se trouve sur une étiquette sous votre Bbox.

    2. Accédez aux paramètres DNS

    • Dans le menu, cliquez sur Paramètres avancés ou Réseau local,
    • Puis recherchez la section Serveurs DNS ou Configuration DNS.

    3. Configurez les serveurs DNS4EU sur votre Bbox

    Voici les 5 adresses officielles DNS4EU que vous pouvez définir sur votre Bbox :

    • 86.54.11.1 (DNS4EU primaire – IPv4)
    • 86.54.11.201 (DNS4EU secondaire – IPv4)
    • 2a13:1001::86:54:11:1 (DNS4EU primaire – IPv6)
    • 2a13:1001::86:54:11:201​ (DNS4EU secondaire – IPv6)

    Mode d’emploi :

    1. Dans l’interface Bbox, rendez-vous dans Paramètres avancés > Réseau.
    2. Repérez la zone Serveurs DNS, puis remplacez les serveurs actuels par les 5 adresses ci-dessus.
    3. Enregistrez les modifications, puis redémarrez votre Bbox et vos appareils pour appliquer les nouveaux réglages.

    Ces cinq serveurs (deux en IPv4, trois en IPv6) vous garantissent une connexion plus stable, plus sécurisée et entièrement conforme aux standards européens en matière de confidentialité. Si vous avez besoin d’un guide adapté à votre modèle (Bbox 4, 5, 6…), notre tutoriel complet reste là pour vous accompagner à chaque étape.

    4. Enregistrez les modifications et redémarrez la Bbox

    • Sauvegardez les modifications,
    • Redémarrez votre Bbox et les appareils connectés pour appliquer les nouveaux paramètres DNS.

     

    Vérifier que DNS4EU est bien activé

    Pour s’assurer que la Bbox utilise DNS4EU, réalisez un test simple :

    La réponse doit indiquer l’adresse d’un serveur DNS4EU (51.81.216.60 ou 51.81.216.70).

     

    Ariovis, votre partenaire pour une cybersécurité renforcée

    Modifier vos serveurs DNS est une première étape pour mieux protéger votre réseau domestique. Chez Ariovis, nous accompagnons particuliers et entreprises dans la sécurisation de leurs infrastructures et la gestion des accès (IAM).

    Pour toute question ou accompagnement personnalisé, contactez-nous ou visitez notre site ariovis.fr.

     

    Conclusion

    Installer DNS4EU sur votre Bbox est un moyen simple et efficace d’améliorer la confidentialité et la sécurité de votre navigation internet. Suivez notre guide Ariovis pour une installation réussie et naviguez en toute confiance grâce à un DNS européen dédié à la protection de vos données.