Auteur/autrice : Thomas TROUVET

  • V26.08

    V26.08

    Ariovis franchit une nouvelle étape avec le lancement de son nouveau site et de six outils diagnostics gratuits, disponibles depuis ariovis.fr.

    Nouvelles fonctionnalités

    • Site ariovis.fr – refonte complète
      • Le site Ariovis a été entièrement repensé : nouvelle architecture, nouveau design, contenu réorganisé autour des offres, des cas d’usage et des ressources. Disponible en français et en anglais.
    • Calculateur ROI IAM (gratuit – ariovis.fr/produits/roi-iag)
      • Chiffrez le retour sur investissement de votre programme IAM en 7 minutes. Trois scénarios documentés (conservateur, base, ambitieux), couvrant les gains opérationnels, la réduction des licences inutilisées (SAM) et la réduction du risque cyber (modèle ALE). Export PDF Ariovis inclus.
    • Diagnostic PAM – Ma Roadmap PAM (gratuit – ariovis.fr/produits/pam-assesment)
      • Évaluez votre maîtrise des accès à privilèges et obtenez une feuille de route personnalisée en 5 étapes : gouverner, authentifier, décider, contrôler, protéger les secrets.
    • Diagnostic Autorisation fine (gratuit – ariovis.fr/produits/authorization-assesment)
      • Qualifiez votre parc applicatif et recevez une recommandation claire : RBAC classique, gouvernance IGA ou autorisation dynamique (FGA). Score de criticité, de complexité et plan projet en sortie.
    • Diagnostic Runtime IA (gratuit – ariovis.fr/produits/ia-authorization)
      • Évaluez la maturité de l’autorisation de vos agents IA, copilotes, serveurs MCP et pipelines RAG. 20 risques analysés (agents sur-privilégiés, MCP fantômes, RAG non filtré…), architecture cible et roadmap de mise en sécurité.
    • Diagnostic Sécurité Active Directory (gratuit – ariovis.fr/produits/securite-ad)
      • Score de maturité sur 30 risques AD, feuille de route 0/30/90/180 jours et budget indicatif. Aucun accès technique requis, résultat immédiat en PDF.
    • Générateur de Roadmap Zero Trust (gratuit – ariovis.fr/produits/roadmap-generator)
      • Évaluez votre maturité IAM et générez une roadmap Zero Trust en 5 niveaux en 8 minutes. Radar sur 10 domaines, points forts, gaps, PDF partageable.

    Votre équipe Ariovis

  • V26.06

    V26.06

    Ariovis poursuit l’amélioration de son extranet afin d’offrir aux clients un suivi projet plus clair et des accès mieux maîtrisés.

    Amélioration

    • Extranet : suivi projet côté client

      • Les clients ayant accès à l’extranet peuvent désormais consulter le suivi de leurs projets, avec les vues Kanban et Gantt.

    Corrections

    • Extranet : droits d’accès aux projets clients

      • Correction d’un problème d’accès : les projets partagés avec un client ne sont visibles que par les contacts autorisés, et non par l’ensemble des contacts de la même entreprise.

    Votre équipe Ariovis

  • Du coffre-fort à l’orchestration : pourquoi le PAM doit (enfin) sortir de son silo technique

    Du coffre-fort à l’orchestration : pourquoi le PAM doit (enfin) sortir de son silo technique

    Pendant des années, le Privileged Access Management (PAM) a fait bande à part. Un sujet critique, certes, mais cantonné à sa bulle technique. Entre spécialistes, on y parlait coffres-forts, gestion des secrets, sessions et traçabilité. Cette approche silotée a eu ses heures de gloire : elle a permis de colmater les brèches les plus évidentes et de reprendre la main sur les accès à hauts risques.

    Mais aujourd’hui, le modèle s’essouffle. Sécuriser l’exécution ne suffit plus ; il faut gouverner le privilège.

    Le privilège persistant : la véritable épée de Damoclès

    Le véritable risque cyber ne réside plus tant dans l’existence des droits d’administration que dans leur persistance. Nous faisons face à une prolifération silencieuse au sein des systèmes d’information : des comptes actifs en permanence, des droits élevés accordés « au cas où », ou encore des habilitations sensibles héritées d’un ancien poste et confortablement oubliées.

    Le danger est devenu une question de durée et de banalisation. C’est ici que le PAM historique capitule. S’il excelle à verrouiller l’accès à un instant T, il reste structurellement aveugle dès qu’il s’agit de questionner la légitimité de ce droit dans le temps. Sans une gouvernance globale, l’outil protège le flux, mais ne transforme pas le modèle d’accès.

    La conviction Ariovis : réintégrer le privilège dans le flux de l’identité

    Le privilège n’est pas une couche annexe en bout de chaîne : c’est une composante native du cycle de vie de l’identité. Un accès sensible ne doit plus être pensé comme une simple session technique à ouvrir, mais comme un droit à justifier, une durée à contraindre et un contexte à évaluer.

    Ce changement de paradigme fait basculer la sécurité d’un modèle statique — générateur de dette d’habilitation et de surface d’exposition — vers un modèle dynamique. C’est tout l’enjeu des stratégies Just-in-Time (JIT) et du Zero Standing Privilege (ZSP) : supprimer les droits permanents pour ne les activer que lorsque la situation business ou technique l’exige.

    Cliquez sur l’image pour l’agrandir

    L’interconnexion indispensable : IAG et Access Management

    Pour opérer cette bascule, le PAM doit cesser de jouer en solo et s’orchestrer avec les deux autres piliers de l’IAM :

    • L’IAG (Identity Governance & Administration) : Elle apporte la couche de sens et de conformité. Qui est l’utilisateur ? Quel est son rôle réel ? Quelle logique métier justifie son élévation ? Sans l’IAG, le PAM contrôle, mais ne justifie rien.
    • L’Access Management : Il fournit l’intelligence contextuelle en temps réel. Depuis quel environnement la demande émane-t-elle ? Avec quel niveau de confiance et quels signaux de risque ?

    Moderniser son bastion sans revoir son modèle d’accès global est un leurre fréquent. On se retrouve alors avec une technologie rutilante, mais des processus flous et des exceptions permanentes. La vraie maturité consiste à lier l’authentification, le contexte et le contrôle.

    Vers une cyber-maturité transformante

    En décloisonnant le PAM, l’entreprise bascule d’une posture défensive à une dynamique de transformation. Les privilèges dormants s’effacent, les revues d’accès gagnent en lisibilité et la trajectoire Zero Trust devient enfin une réalité opérationnelle.

    Le futur du PAM n’est pas dans l’autonomie, mais dans l’interconnexion maîtrisée. Traiter le privilège pour ce qu’il est vraiment — un droit sensible, éphémère par nature et hautement contextuel —, c’est là que se situe la frontière de la maturité cyber.

     

  • V26.04

    V26.04

     
    Ariovis poursuit l’amélioration de son extranet et de son Académie afin de proposer une expérience toujours plus fiable, accessible et enrichissante à ses clients.

    Nouvelles fonctionnalités

    • Académie Ariovis : nouveaux contenus vidéo IAM 

      • L’Académie Ariovis s’enrichit avec l’ajout de 14 nouvelles vidéos dédiées aux sujets IAM. Disponibles en français avec sous-titres anglais, ces contenus permettent aux clients d’accéder à davantage de ressources autour de l’identité numérique, de la gestion des accès et des enjeux associés.

    • Extranet : migration vers la version 19.0

      • L’extranet Ariovis a été migré vers la version 19.0. Cette évolution a fait l’objet d’une phase de tests approfondie avant sa mise en production, afin de vérifier les principaux parcours utilisateurs, d’identifier les points bloquants et d’assurer une transition fluide pour les clients.

    Corrections

    •  Tickets : correction de l’affichage lors des réponses

      • Un problème d’affichage gênait la rédaction d’une réponse à un ticket depuis l’interface client : la zone de saisie affichait le texte en blanc sur fond blanc. Ce bug a été corrigé afin de rétablir une saisie lisible et confortable pour l’ensemble des utilisateurs concernés.

    Votre équipe Ariovis

  • V26.02

    V26.02

     
    L’extranet Ariovis évolue pour vous offrir encore de ressources découvrez les nouveautés de février 2026 !

    Nouvelles fonctionnalités

    • Formation « Cybersécurité pour les développeurs » sur l’Académie Ariovis
      • Un parcours structuré en 2 sessions :
        • Session 1 : Fondamentaux de la cybersécurité, gestion des secrets, et protection des données (RGPD, chiffrement).
        • Session 2 : Vulnérabilités courantes (SQLi, XSS, CSRF), bonnes pratiques de développement sécurisé, et intégration de la sécurité dans votre cycle CI/CD.
      • Flexible et accessible :

        • Sessions en petits groupes (4 participants max) pour un apprentissage efficace.

    Amélioration

    • Design responsive pour un accès fluide sur tous les appareils.

    Corrections

    • Correction de l’affichage des onglets sur mobile (compatibilité renforcée)

    Votre équipe Ariovis

  • b.connect

    b.connect

    On a parfois l’impression que les
    grandes banques françaises évoluent chacune dans leur galaxie. Chacune son SI,
    chacune son app, chacune sa stratégie.

    Alors, quand cinq d’entre elles BNP Paribas, Crédit Agricole, BPCE, Crédit
    Mutuel, Société Générale,
     réussissent à créer un produit commun, il
    faut commencer par saluer la performance.

    Parce qu’avant même de parler d’authentification, d’expérience utilisateur ou
    de souveraineté numérique… le premier exploit est managérial.

    1. Une alliance bancaire aussi improbable que remarquable

    Il faut imaginer l’effort : mettre autour de la table
    plusieurs mastodontes, chacun avec son organisation, ses contraintes
    réglementaires, ses priorités internes et son propre historique technique.

    Et malgré cela, accoucher d’un service commun, porté par une gouvernance
    unifiée et une vision partagée.

    b.connect, c’est d’abord un tour de force de coordination
    :

    • Un
      modèle économique partagé
    • Une
      architecture commune
    • Une
      marque unique
    • Une
      stratégie d’adoption nationale

    On peut ironiser sur beaucoup de choses dans le numérique
    français, mais réussir à aligner cinq banques sur un produit destiné au
    marché
    est suffisamment rare pour être souligné.

    Chapeau aux technocrates qui ont tenu le projet. Sincèrement.

    Car sur le papier, l’idée est brillante : transformer
    l’infrastructure d’authentification bancaire, déjà utilisée par des millions
    de Français au quotidien — en un bouton de connexion universel
    , souverain,
    sécurisé et simple.

    Bref : un « Login with Google »… mais français, fiable, et
    avec authentification forte.

     

    2. Un service pensé pour le grand public

    Pour l’utilisateur, l’objectif est limpide :

    arrêter de créer des mots de passe partout, arrêter de les oublier,
    arrêter de cliquer sur « mot de passe oublié », et s’appuyer sur
    l’authentification la plus solide qu’ils utilisent déjà chaque semaine : celle
    de leur banque
    .

    Avec b.connect, le parcours idéal ressemble à ça :

    1. Vous
      cliquez sur « Se connecter avec b.connect »
    2. Votre
      application bancaire s’ouvre
    3. Vous
      validez avec Face ID / empreinte / code SCA
    4. Vous
      êtes connecté

    Un geste que tout le monde connaît, compris par les moins
    techniques, et extrêmement difficile à usurper.

    Pour les sites marchands, l’avantage est évident :

    • moins
      de friction,
    • plus
      de conversions,
    • moins
      de support,
    • des
      données clients vérifiées.

    Sur le papier, encore une fois : c’est du gagnant-gagnant.

    3. Mais… un lancement raté cet été

    Et c’est là que le rêveur se réveille.

    Parce que si l’initiative est excellente, son exécution l’est un peu moins.

    Le service devait être lancé cet été. Les annonces étaient
    prêtes, la communication aussi. Ariovis en avait déjà parlé, avec passion, à
    l’ensemble de ses clients cIAM.

    Mais l’été est passé, et rien n’a été mis en production.

    Raison officielle : prudence, robustesse, phases de test,
    industrialisation.

    Raison officieuse : quand cinq banques doivent synchroniser leurs
    environnements, leurs équipes et leurs jalons, la réalité reprend vite ses
    droits.

    Résultat : b.connect existe, mais n’est pas encore réellement là.

    Et pendant que la France finalise les tableaux Excel
    d’organisation du lancement… d’autres pays en Europe utilisent déjà un
    équivalent depuis presque 20 ans.

     

    4. Pendant ce temps, la Norvège vit dans le futur depuis
    2004

    La comparaison fait un peu mal, mais elle est instructive.

    La Norvège dispose depuis 2004 de BankID, son
    système national d’identité numérique.

    Dès le départ, il combine :

    • authentification
      forte,
    • signature
      électronique,
    • identification
      pour services privés et publics.

    Le modèle moderne d’authentification pour le grand public,
    celui comparable à b.connect, a été déployé à grande échelle en 2014.

    Aujourd’hui :

    • Plus
      de 4,3 millions de Norvégiens l’utilisent
    • Soit
      98 % de la population adulte
    • Pour
      accéder à leurs services publics, leurs banques, leurs assurances, leurs
      e-commerces
    • Et
      même pour signer des contrats locatifs

    Et ce n’est pas qu’en Norvège :

    • MitID
      (Danemark)
      : déployé depuis 2021 (remplaçant NemID existant depuis
      2010)
    • Finnish
      Trust Network (Finlande)
      : opérationnel depuis 2019
      L’Europe du Nord a des années d’avance.

    Pendant que la France avance… mais doucement.

     

    5. Espérons que b.connect n’aura pas le destin de “CB”

    Le risque, il est simple :

    que b.connect devienne un projet magnifique, très bien conçu, très bien
    communiqué… puis progressivement abandonné faute d’adoption ou de gouvernance
    solide.

    Un peu comme la marque CB, qui a longtemps été un
    fleuron français avant d’être progressivement effacée derrière Visa — au point
    que BPCE ne brand plus CB, mais uniquement Visa.

    On connaît le scénario :

    • Un
      lancement ambitieux
    • Quelques
      intégrations pilotes
    • Puis
      un ralentissement
    • Puis
      des arbitrages internes
    • Puis
      l’oubli

    Et pourtant, b.connect pourrait être un outil souverain
    majeur, un vrai contrepoids aux GAFAM, une brique structurante du numérique
    français.

    À condition… de ne pas en faire un projet politique de plus, mais une
    infrastructure durable
    .

    Cela nécessitera :

    • une
      communication massive,
    • une
      roadmap assumée,
    • des
      intégrations CIAM faciles,
    • un
      soutien métier fort,
    • et
      des décisions rapides.

    Bref : l’antithèse de la lenteur administrative.

     

    Conclusion

    b.connect coche toutes les cases :

    • initiative
      souveraine,
    • alliance
      rare,
    • service
      utile,
    • expérience
      simple,
    • sécurité
      élevée.

    Sur le papier, c’est un produit qui peut réellement changer
    la manière dont les Français se connectent
    .

    Mais à côté, la Norvège fait cela depuis dix ans.

    Et le lancement retardé n’a rien de rassurant.

    Alors oui :

    on peut espérer que b.connect sera un succès, un vrai, durable et
    structurant.

    Mais il faudra que l’exécution soit bien plus rapide que le démarrage.

    Parce que les très bonnes idées, en France, meurent souvent…
    de leur lenteur.

    Vous souhaitez garder un pas d’avance et un œil critique sur
    les évolutions et orienter votre stratégie cIAM ?

    Contactez Ariovis
    ici : 
    Bookings avec moi – – Outlook

  • V25.12

    V25.12

    Joyeuses fêtes de fin d’années à tous ! 🎉

    Ariovis continue d’améliorer votre expérience sur l’Académie :
    plus de cohérence côté contenus, de meilleures performances vidéo, et la résolution de blocages de lecture liés à l’Extranet !🥳

    Amélioration

    • Uniformisation de tous les cours de l’Académie pour une expérience plus cohérente et plus lisible.

    • Optimisation du chargement des vidéos sur tous les cours, avec des temps de démarrage réduits.

       

    Corrections

    • Correction d’un problème de lecture vidéo sur l’Académie : certains contenus étaient bloqués. Le code d’intégration a été sécurisé pour éviter ces blocages.

    Votre équipe Ariovis

  • Comprendre ~/.ssh/authorized_keys : la base oubliée qui révèle la maturité d’un ingénieur IAM

    Comprendre ~/.ssh/authorized_keys : la base oubliée qui révèle la maturité d’un ingénieur IAM

    Chez Ariovis, il existe une question récurrente posée à
    chaque candidat ayant « Linux » dans son CV :

    « Peux-tu m’expliquer ce qu’on met dans ~/.ssh/authorized_keys ? »

    Nous la posons systématiquement. Pas pour piéger. Pas pour
    faire du tri élitiste.

    Nous la posons parce que cette seule question révèle si un candidat maîtrise ou
    non le principe fondamental de toute authentification moderne : le
    chiffrement asymétrique
    .

    Et, étonnamment, 95 % des candidats se trompent :
    confusion entre clés privées et publiques, mélange chiffrement et signature, ou
    impossibilité d’expliquer le rôle du fichier.

    Or comprendre ce mécanisme, ce n’est pas un point de détail.

    C’est la base de ce qui gouverne aujourd’hui l’authentification :

    • les
      certificats,
    • la
      PKI,
    • les
      passkeys,
    • l’authentification
      machine-à-machine,
    • le
      Wi-Fi d’entreprise,
    • les
      jonctions sécurisées entre services,
    • et
      demain, toutes les authentifications sans mot de passe.

    Ariovis en est convaincu : tout ingénieur identité doit
    maîtriser Alice, Bob, leur clé publique, leur clé privée, et ce qui se passe
    dans authorized_keys.

    authorized_keys
    : la porte d’entrée de l’authentification asymétrique

    Le fichier ~/.ssh/authorized_keys, côté serveur, contient des
    clés publiques
    .

    Rien d’autre.

    Lorsqu’un utilisateur se connecte en SSH, le serveur
    consulte ce fichier pour vérifier :

    « Est-ce que la clé publique correspondant à ce que tente de
    prouver le client figure ici ? »

    Si oui, le serveur défie le client en lui envoyant
    une donnée à signer.

    Seul celui qui possède la clé privée pourra produire une signature
    valide.

    En résumé :

    • clé
      publique →
      publiée, distribuée, placée dans authorized_keys
    • clé
      privée →
      secrète, jamais transmise, jamais copiée, jamais diffusée

    Le serveur ne voit jamais la clé privée.

    Il reçoit une preuve mathématique que le client la détient.

    C’est tout.

    Mais tout repose là-dessus.

    Pourquoi
    cette question dit tout du niveau d’un ingénieur IAM

    Si un candidat ne sait pas répondre clairement, cela signale
    immédiatement :

    1. Une
      incompréhension sur la séparation public/privé

      → Confusion classique : “on met la clé privée sur le serveur” (50% de nos
      entretiens).
    2. Une
      méconnaissance du rôle du défi-réponse cryptographique

      → Le mécanisme derrière SSH, mais aussi derrière TLS ou WebAuthn.
    3. Un
      manque de maturité sur les concepts de base de la PKI

      → Or la PKI est le squelette de la cybersécurité moderne.
    4. Une
      incapacité à visualiser la chaîne de confiance

      → Indispensable pour juger de la qualité d’une architecture IAM.

    Cette question simple permet à Ariovis de détecter non
    seulement des compétences techniques, mais aussi la capacité à raisonner
    dans un modèle de sécurité asymétrique
    — une qualité essentielle dans l’IAM
    contemporain.

    Ces
    concepts gouvernent tout ce qui compte aujourd’hui dans l’IAM

    ✔ Passkeys / FIDO2

    Le client stocke une clé privée dans le Secure Enclave.

    Le serveur stocke une clé publique et vérifie une signature.

    C’est le même modèle que SSH.

    ✔ Authentification machine à
    machine

    API, micro-services, containers : échanges de certificats,
    vérification de signatures.

    Le même mécanisme, simplement encapsulé dans TLS.

    ✔ PKI interne d’entreprise

    Certificats utilisateurs, machines, serveurs : rien d’autre
    que des paires public/privé correctement distribuées et validées.

    Il est paradoxal de voir que la PKI reste un “gros mot”
    dans certaines équipes infrastructure, alors qu’elle est littéralement au cœur
    de tout ce qu’elles manipulent.

    À Ariovis, nous voulons contribuer à lever ce malentendu.

    Pourquoi
    les ingénieurs IAM ne peuvent plus ignorer Alice et Bob

    Depuis vingt ans, les écoles d’ingénieurs enseignent Alice,
    Bob, clé publique, clé privée.

    Mais dans la pratique, trop de jeunes (et moins jeunes) ingénieurs n’ont jamais
    appliqué réellement ce modèle.

    Pour un ingénieur IAM, c’est impossible aujourd’hui :

    • Impossible
      de concevoir une architecture sans comprendre les échanges de certificats.
    • Impossible
      d’évaluer la sécurité d’un protocole sans saisir le modèle défi-réponse.
    • Impossible
      de parler de Zero Trust sans maîtriser la signature cryptographique.
    • Impossible
      de travailler sur les passkeys, le phishing-resistant MFA ou les tokens
      OAuth signés sans comprendre ce qui se joue derrière.

    authorized_keys est un prétexte.

    Mais c’est le bon : simple, concret, immédiat.

    Si vous comprenez authorized_keys, vous êtes capable de
    comprendre FIDO2, JWT, TLS, S/MIME, SSH, SCIM signé, OAuth token binding…

    Bref : tout ce que l’IAM moderne exige, la base même du passwordless.

    Ce que Ariovis attend comme réponse en entretien

    Une réponse claire ressemble à ceci :

    « Dans ~/.ssh/authorized_keys, on place la clé publique
    autorisée à se connecter.

    Le serveur utilise cette clé publique pour vérifier que le client possède bien
    la clé privée correspondante, via un mécanisme de signature.

    C’est de l’authentification asymétrique : la clé privée reste toujours côté
    client. »

    L’entretien peut alors aller plus loin :

    • Pourquoi
      n’envoie-t-on jamais une clé privée ?
    • Comment
      marche le défi-réponse ?
    • Qu’est-ce
      qui empêche un acteur malveillant d’intercepter la session ?
    • Comment
      protège-t-on la clé privée sur un laptop ?

    Ces questions ne sont pas là pour “faire briller”.

    Elles sont là pour valider que la personne comprend la colonne vertébrale de
    l’identité numérique
    .

    Conclusion : maîtriser la base pour comprendre l’avenir

    Chez Ariovis, la conviction est simple :

    sans compréhension solide du chiffrement asymétrique, impossible de
    comprendre l’IAM moderne. Impossible de parler passwordless.

    authorized_keys n’est qu’un petit fichier texte.

    Mais il représente le point d’entrée vers :

    • les
      passkeys,
    • l’authentification
      sans mot de passe,
    • la
      PKI d’entreprise,
    • la
      signature des tokens OAuth,
    • la
      sécurité des API,
    • l’authentification
      machine,
    • les
      architectures Zero Trust.

    C’est un sujet de base.

    C’est un sujet d’avenir.

    Et c’est un sujet que toute organisation doit intégrer dans sa culture
    technique.

    Ariovis continuera à le rappeler :

    Comprendre Alice et Bob, ce n’est pas facultatif. C’est le socle de tout.

  • V25.10

    V25.10

    Ariovis poursuit l’amélioration de son extranet pour offrir une expérience toujours plus fluide et utile à chacun de ses utilisateurs.

     

    Ce mois d’octobre, Ariovis met l’accent sur la clarté et la transmission : un parcours candidat repensé pour plus de lisibilité, une base de connaissance réorganisée pour un accès simplifié aux articles, et une refonte complète de la formation ACIA, pensée pour accompagner les premiers pas dans l’IAM.

    Amélioration

    • Recrutement :  Le process de recrutement a été retravaillé pour rendre la candidature plus fluide et la communication plus claire à chaque étape avec le candidat
    • Académie : Refonte de la formation ACIA
      La formation débutante IAM fait peau neuve : contenus repensés, progression simplifiée, et une meilleure introduction aux fondamentaux de l’IAM.

    • Base de connaissance : 
      La base de connaissance Ariovis évolue !
      L’accès aux articles a été repensé pour plus de clarté et d’efficacité. Une organisation par thématiques, des interfaces allégées et une meilleure lisibilité vous permettent désormais de trouver la bonne information en un coup d’œil.

    Votre équipe Ariovis

  • Comment se protéger du phishing gratuitement ? Les bons réflexes à adopter dès aujourd’hui

    Comment se protéger du phishing gratuitement ? Les bons réflexes à adopter dès aujourd’hui

    Le phishing (ou hameçonnage) est l’une des cyberattaques les plus répandues.             Et aussi l’une des plus efficaces : chaque jour, des milliers de personnes cliquent sur un faux lien, communiquent leurs identifiants, ou téléchargent une pièce jointe piégée… sans s’en rendre compte.

    Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il est tout à fait possible de se protéger efficacement du phishing, sans dépenser un centime. Il suffit de connaître les bonnes pratiques, et de les appliquer au quotidien.

    1. Apprendre à reconnaître les tentatives de phishing

    Le premier rempart contre le phishing, c’est vous. Et ça commence par un peu d’observation.

    Voici quelques signes typiques d’un message frauduleux :

    • Une adresse mail étrange ou mal orthographiée
    • Un ton urgent : “Votre compte sera suspendu”, “Action immédiate requise”
    • Un lien à cliquer qui mène vers un site suspect
    • Une pièce jointe inattendue
    • Des fautes d’orthographe ou de mise en page

    Astuce : passez votre souris au-dessus du lien sans cliquer. Vous verrez l’URL réelle.     Si elle ne correspond pas au site officiel, fuyez.

    2. Toujours vérifier l’expéditeur… et le contexte

    Recevoir un e-mail d’un service que vous n’utilisez pas ? Une facture d’une entreprise que vous ne connaissez pas ? Un message d’un “ami” avec un ton étrange ?

    Dans 90 % des cas, c’est du phishing.

    Posez-vous ces questions simples :

    • Est-ce que je m’attendais à ce message ?
    • Est-ce que l’adresse de l’expéditeur est légitime ?
    • Est-ce que le ton du message est cohérent avec l’entreprise ou la personne ?

    En cas de doute, ne cliquez sur rien. Allez directement sur le site officiel concerné, ou contactez l’émetteur par un autre canal.

    3. Activer la double authentification (MFA)

    Même si vous tombez dans le piège d’un faux site, il n’est pas trop tard. La meilleure défense pour éviter que vos comptes soient compromis, c’est la double authentification.

    Gratuitement, vous pouvez l’activer sur :

    • Gmail, Outlook, Yahoo
    • Réseaux sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, etc.)
    • Sites de e-commerce ou de services en ligne

    Elle ajoute une vérification supplémentaire : un code par SMS ou via une app comme Google Authenticator.

    Un hacker n’ayant que votre mot de passe ne pourra pas aller plus loin.

    4. Mettre à jour vos appareils

    Un système à jour = moins de failles exploitables.

    Que ce soit votre ordinateur, votre téléphone, ou même votre navigateur, pensez à :

    • Installer les mises à jour dès qu’elles sont disponibles
    • Utiliser un antivirus (même gratuit)
    • Supprimer les applications que vous n’utilisez plus

    Les mises à jour incluent souvent des correctifs de sécurité invisibles mais essentiels.

    5. Utiliser des DNS filtrants contre les sites piégés

    Une astuce moins connue, mais très efficace : changer les DNS de votre box Internet pour utiliser un service qui bloque automatiquement les sites de phishing.

    Par exemple, DNS4EU est une solution gratuite et européenne, que vous pouvez configurer facilement chez vous.

    Ariovis a rédigé des guides clairs, adaptés à chaque opérateur :

    Avec cette configuration, même si vous cliquez par erreur sur un lien frauduleux, le site sera automatiquement bloqué.

    En résumé : vous pouvez agir dès maintenant

    Se protéger du phishing ne demande ni argent, ni expertise, juste un peu d’attention et quelques réglages faciles :

    • Observer les signes suspects
    • Vérifier les expéditeurs et les URLs
    • Activer la double authentification
    • Mettre à jour vos appareils
    • Filtrer les sites malveillants via vos DNS

    Pour aller plus loin : suivez Ariovis sur Instagram

    Vous voulez apprendre à déjouer les pièges en ligne, à reconnaître les faux messages, à sécuriser vos comptes et sensibiliser vos proches ?

    Nous publions régulièrement sur Instagram des conseils concrets, visuels, accessibles à tous, y compris aux plus jeunes.

    Suivez-nous sur : @ariovis_officiel

    Un compte pour apprendre à mieux se protéger, une astuce à la fois.