Ariovis continue d’améliorer votre expérience sur l’Académie :
plus de cohérence côté contenus, de meilleures performances vidéo, et la résolution de blocages de lecture liés à l’Extranet !🥳
Amélioration
Uniformisation de tous les cours de l’Académie pour une expérience plus cohérente et plus lisible.
Optimisation du chargement des vidéos sur tous les cours, avec des temps de démarrage réduits.
Corrections
Correction d’un problème de lecture vidéo sur l’Académie : certains contenus étaient bloqués. Le code d’intégration a été sécurisé pour éviter ces blocages.
Chez Ariovis, il existe une question récurrente posée à
chaque candidat ayant « Linux » dans son CV :
« Peux-tu m’expliquer ce qu’on met dans ~/.ssh/authorized_keys ? »
Nous la posons systématiquement. Pas pour piéger. Pas pour
faire du tri élitiste.
Nous la posons parce que cette seule question révèle si un candidat maîtrise ou
non le principe fondamental de toute authentification moderne : le
chiffrement asymétrique.
Et, étonnamment, 95 % des candidats se trompent :
confusion entre clés privées et publiques, mélange chiffrement et signature, ou
impossibilité d’expliquer le rôle du fichier.
Or comprendre ce mécanisme, ce n’est pas un point de détail.
C’est la base de ce qui gouverne aujourd’hui l’authentification :
les
certificats,
la
PKI,
les
passkeys,
l’authentification
machine-à-machine,
le
Wi-Fi d’entreprise,
les
jonctions sécurisées entre services,
et
demain, toutes les authentifications sans mot de passe.
Ariovis en est convaincu : tout ingénieur identité doit
maîtriser Alice, Bob, leur clé publique, leur clé privée, et ce qui se passe
dans authorized_keys.
authorized_keys
: la porte d’entrée de l’authentification asymétrique
Le fichier ~/.ssh/authorized_keys, côté serveur, contient des
clés publiques.
Rien d’autre.
Lorsqu’un utilisateur se connecte en SSH, le serveur
consulte ce fichier pour vérifier :
« Est-ce que la clé publique correspondant à ce que tente de
prouver le client figure ici ? »
Si oui, le serveur défie le client en lui envoyant
une donnée à signer.
Seul celui qui possède la clé privée pourra produire une signature
valide.
En résumé :
clé
publique → publiée, distribuée, placée dans authorized_keys
clé
privée → secrète, jamais transmise, jamais copiée, jamais diffusée
Le serveur ne voit jamais la clé privée.
Il reçoit une preuve mathématique que le client la détient.
C’est tout.
Mais tout repose là-dessus.
Pourquoi
cette question dit tout du niveau d’un ingénieur IAM
Si un candidat ne sait pas répondre clairement, cela signale
immédiatement :
Une
incompréhension sur la séparation public/privé
→ Confusion classique : “on met la clé privée sur le serveur” (50% de nos
entretiens).
Une
méconnaissance du rôle du défi-réponse cryptographique
→ Le mécanisme derrière SSH, mais aussi derrière TLS ou WebAuthn.
Un
manque de maturité sur les concepts de base de la PKI
→ Or la PKI est le squelette de la cybersécurité moderne.
Une
incapacité à visualiser la chaîne de confiance
→ Indispensable pour juger de la qualité d’une architecture IAM.
Cette question simple permet à Ariovis de détecter non
seulement des compétences techniques, mais aussi la capacité à raisonner
dans un modèle de sécurité asymétrique — une qualité essentielle dans l’IAM
contemporain.
Ces
concepts gouvernent tout ce qui compte aujourd’hui dans l’IAM
✔ Passkeys / FIDO2
Le client stocke une clé privée dans le Secure Enclave.
Le serveur stocke une clé publique et vérifie une signature.
C’est le même modèle que SSH.
✔ Authentification machine à
machine
API, micro-services, containers : échanges de certificats,
vérification de signatures.
Le même mécanisme, simplement encapsulé dans TLS.
✔ PKI interne d’entreprise
Certificats utilisateurs, machines, serveurs : rien d’autre
que des paires public/privé correctement distribuées et validées.
Il est paradoxal de voir que la PKI reste un “gros mot”
dans certaines équipes infrastructure, alors qu’elle est littéralement au cœur
de tout ce qu’elles manipulent.
À Ariovis, nous voulons contribuer à lever ce malentendu.
Pourquoi
les ingénieurs IAM ne peuvent plus ignorer Alice et Bob
Depuis vingt ans, les écoles d’ingénieurs enseignent Alice,
Bob, clé publique, clé privée.
Mais dans la pratique, trop de jeunes (et moins jeunes) ingénieurs n’ont jamais
appliqué réellement ce modèle.
Pour un ingénieur IAM, c’est impossible aujourd’hui :
Impossible
de concevoir une architecture sans comprendre les échanges de certificats.
Impossible
d’évaluer la sécurité d’un protocole sans saisir le modèle défi-réponse.
Impossible
de parler de Zero Trust sans maîtriser la signature cryptographique.
Impossible
de travailler sur les passkeys, le phishing-resistant MFA ou les tokens
OAuth signés sans comprendre ce qui se joue derrière.
authorized_keys est un prétexte.
Mais c’est le bon : simple, concret, immédiat.
Si vous comprenez authorized_keys, vous êtes capable de
comprendre FIDO2, JWT, TLS, S/MIME, SSH, SCIM signé, OAuth token binding…
Bref : tout ce que l’IAM moderne exige, la base même du passwordless.
Ce que Ariovis attend comme réponse en entretien
Une réponse claire ressemble à ceci :
« Dans ~/.ssh/authorized_keys, on place la clé publique
autorisée à se connecter.
Le serveur utilise cette clé publique pour vérifier que le client possède bien
la clé privée correspondante, via un mécanisme de signature.
C’est de l’authentification asymétrique : la clé privée reste toujours côté
client. »
L’entretien peut alors aller plus loin :
Pourquoi
n’envoie-t-on jamais une clé privée ?
Comment
marche le défi-réponse ?
Qu’est-ce
qui empêche un acteur malveillant d’intercepter la session ?
Comment
protège-t-on la clé privée sur un laptop ?
Ces questions ne sont pas là pour “faire briller”.
Elles sont là pour valider que la personne comprend la colonne vertébrale de
l’identité numérique.
Conclusion : maîtriser la base pour comprendre l’avenir
Chez Ariovis, la conviction est simple :
sans compréhension solide du chiffrement asymétrique, impossible de
comprendre l’IAM moderne. Impossible de parler passwordless.
Chez Ariovis, une conviction s’est installée progressivement
: le concept d’Identity Fabric doit désormais être maîtrisé non
seulement par les équipes techniques IAM, mais aussi par les experts GRC, les
auditeurs, les RSSI, les architectes et toutes les parties prenantes impliquées
dans la gouvernance de l’identité.
Non pas comme un slogan marketing.
Mais comme un cadre stratégique permettant enfin de relier, structurer
et piloter l’ensemble des disciplines de l’IAM.
Aujourd’hui, intégrer ce concept dans les audits et les
schémas directeurs est devenu indispensable pour dépasser une vision uniquement
centrée IAG et embrasser toute la richesse et la complexité de l’IAM
moderne.
Le déclic : EIC 2025, un moment fondateur
Le concept dépasse largement le marketing, et Ariovis en a
pris pleinement conscience lors de l’EIC 2025, le salon international de
référence organisé par KuppingerCole.
Invitée par Axiomatics à participer à plusieurs sessions, l’équipe Ariovis a
été marquée par une phrase prononcée lors d’une keynote (traduction libre) :
« Une Identity Fabric n’est pas un produit : c’est une
manière de penser l’IAM comme un tissu cohérent qui relie tous les services
d’identité au service du métier. »
Le mot tissu est resté.
Parce qu’il décrit parfaitement ce que vivent les organisations : un domaine
IAM éclaté, fragmenté, dispersé, difficile à gouverner et presque impossible à
piloter en stratégie globale.
Le problème fondamental : un IAM éclaté entre silos et
sponsors
Pour comprendre l’intérêt de l’Identity Fabric, il suffit
d’observer la réalité :
Le
PAM est piloté par l’infrastructure et la sécurité technique.
L’IAG
par les RH, le juridique ou la conformité.
L’AM
et le SSO par des équipes digitales ou applicatives.
Le
CIAM par le marketing.
Le
Password Management par l’IT opérationnel.
La
PKI par des équipes historiques parfois isolées.
L’autorisation
avancée (ABAC/PBAC/ReBAC) par… personne, très souvent.
Le
ZTNA par les équipes réseau.
Comment, dans ces conditions, bâtir une vraie stratégie
IAM globale ?
L’IAM n’est pas un empilement de technologies.
C’est un ensemble d’identités, de droits, de politiques et de signaux qui
doivent fonctionner ensemble.
Le découpage actuel des responsabilités rend la cohérence quasi impossible.
L’Identity Fabric propose enfin un cadre pour réunifier ces
domaines.
Le cœur de la vision : orchestration et unification
Ariovis défend une approche exigeante de l’Identity Fabric,
articulée autour de deux piliers majeurs.
1. L’orchestration : le chaînon manquant
Dans la majorité des organisations, l’IAM souffre moins d’un
manque de produits que d’un manque de liaison entre ces produits.
L’orchestration permet :
de
relier les différents silos d’identité,
de
normaliser les flux et événements,
de
gouverner les droits de manière transverse,
de
gérer les identités humaines, machines et services selon une logique
homogène,
de
créer un plan de contrôle unique.
Cette idée d’orchestrateur indépendant, fondé sur des
politiques explicites, résonne particulièrement avec les travaux modernes sur
l’autorisation, domaine dans lequel Ariovis est très engagée.
2. L’unification : rassembler tous les domaines de l’IAM
L’ambition n’est pas de fusionner les outils, mais d’avoir
une vision unifiée des domaines IAM.
Pour Ariovis, le périmètre de l’Identity Fabric couvre :
IAG
(gouvernance, cycles de vie, conformité)
AM / SSO (authentification, fédération,
MFA, risk-based)
En 2025, le télétravail fait partie du quotidien de nombreuses entreprises. Cette évolution a obligé les organisations à repenser la sécurité de leurs accès et de leurs données. Désormais, il ne suffit plus de protéger les bureaux physiques : il faut aussi garantir que chaque connexion à distance soit sûre, que l’on travaille depuis chez soi, dans un espace de coworking ou même en déplacement. C’est ici qu’intervient Microsoft Entra ID, souvent appelé Entra ID. Cette solution permet de gérer facilement tous les comptes des employés et de contrôler chaque connexion à l’entreprise. À chaque fois qu’un salarié veut accéder à ses outils de travail, il doit prouver son identité grâce à une double vérification (par exemple, un mot de passe et un code reçu sur son téléphone). Cela rend le vol de compte beaucoup plus difficile pour les pirates informatiques.
Entra ID va encore plus loin en vérifiant à chaque instant si la connexion est normale. Par exemple, si quelqu’un essaie de se connecter depuis un pays inhabituel ou avec un appareil inconnu, l’accès peut être bloqué ou une vérification supplémentaire peut être demandée. Ainsi, même si un mot de passe est volé, l’entreprise reste protégée. Un autre avantage d’Entra ID est de faciliter la gestion des droits d’accès. Quand un employé change de poste ou quitte l’entreprise, ses accès sont automatiquement adaptés ou supprimés. Cela évite les oublis et limite les risques d’accès non autorisés à des informations sensibles. Pour les responsables informatiques, Entra ID offre une vue d’ensemble sur toutes les connexions et les tentatives suspectes. Cela permet de réagir rapidement en cas de problème et de respecter les règles de protection des données, comme le RGPD. Enfin, il ne faut pas oublier l’importance de la formation. Même avec les meilleurs outils, il est essentiel que chaque salarié sache repérer les tentatives de fraude et adopte les bons réflexes pour protéger ses accès.
Entra ID, la solution pour une sécurité simple et efficace
Le télétravail fait désormais partie du quotidien de nombreuses entreprises. Cette évolution a obligé les organisations à repenser la sécurité de leurs accès et de leurs données. Désormais, il ne suffit plus de protéger les bureaux physiques : il faut aussi garantir que chaque connexion à distance soit sûre, que l’on travaille depuis chez soi, dans un espace de coworking ou même en déplacement.
C’est ici qu’intervient Microsoft Entra ID, souvent appelé Entra ID. Cette solution permet de gérer facilement tous les comptes des employés et de contrôler chaque connexion à l’entreprise. À chaque fois qu’un salarié veut accéder à ses outils de travail, il doit prouver son identité grâce à une double vérification (par exemple, un mot de passe et un code reçu sur son téléphone). Cela rend le vol de compte beaucoup plus difficile pour les pirates informatiques. Entra ID va encore plus loin en vérifiant à chaque instant si la connexion est normale. Par exemple, si quelqu’un essaie de se connecter depuis un pays inhabituel ou avec un appareil inconnu, l’accès peut être bloqué ou une vérification supplémentaire peut être demandée. Ainsi, même si un mot de passe est volé, l’entreprise reste protégée.
Un autre avantage d’Entra ID est de faciliter la gestion des droits d’accès. Quand un employé change de poste ou quitte l’entreprise, ses accès sont automatiquement adaptés ou supprimés. Cela évite les oublis et limite les risques d’accès non autorisés à des informations sensibles. Pour les responsables informatiques, Entra ID offre une vue d’ensemble sur toutes les connexions et les tentatives suspectes. Cela permet de réagir rapidement en cas de problème et de respecter les règles de protection des données, comme le RGPD. Enfin, il ne faut pas oublier l’importance de la formation. Même avec les meilleurs outils, il est essentiel que chaque salarié sache repérer les tentatives de fraude et adopte les bons réflexes pour protéger ses accès.
La double authentification et le SSO : des piliers pour la sécurité du télétravail
La sécurité des accès à distance repose aujourd’hui sur deux mécanismes essentiels : la double authentification (MFA) et le Single Sign-On (SSO). Ces deux fonctionnalités, intégrées à Microsoft Entra ID, jouent un rôle clé pour protéger les entreprises face aux menaces modernes.
La double authentification (MFA) : une barrière indispensable
La double authentification impose à chaque utilisateur de prouver son identité avec deux éléments distincts, par exemple un mot de passe et un code reçu sur son téléphone ou via une application dédiée. Cette méthode réduit considérablement les risques de piratage, car même si un mot de passe est compromis, l’accès reste bloqué sans la seconde preuve d’identité.
Depuis 2024, Microsoft a rendu la double authentification progressivement obligatoire pour l’accès à ses portails et outils administratifs, et cette exigence s’étend à de plus en plus de services en 2025. Les entreprises doivent donc s’assurer que tous leurs collaborateurs utilisent la MFA, notamment pour le télétravail, afin de limiter les risques d’usurpation d’identité et de vol de données.
Le Single Sign-On (SSO) : simplicité et sécurité réunies
Le SSO permet à chaque utilisateur de se connecter une seule fois pour accéder à l’ensemble de ses applications professionnelles, sans avoir à ressaisir ses identifiants pour chaque service. Cette centralisation simplifie la vie des collaborateurs, réduit le nombre de mots de passe à gérer et limite les risques liés à la réutilisation ou à la faiblesse des mots de passes.
En combinant SSO et double authentification, les entreprises offrent une expérience fluide à leurs équipes tout en renforçant la sécurité globale. L’utilisateur s’identifie une seule fois, de façon sécurisée, puis accède à tous ses outils sans friction, ce qui améliore la productivité et réduit les erreurs humaines.
Pourquoi ces solutions sont incontournables en 2025
Réduction des risques de phishing : La MFA bloque la majorité des tentatives d’hameçonnage, même si un mot de passe est volé.
Gestion centralisée des accès : Le SSO permet aux administrateurs de contrôler et de révoquer rapidement les droits d’accès, limitant les failles potentielles.
Conformité et traçabilité : Ces outils facilitent le respect des réglementations (RGPD, etc.) et offrent une visibilité complète sur les connexions et les tentatives suspectes
En 2025, la double authentification et le SSO ne sont plus de simples options, mais des standards incontournables pour garantir la sécurité du télétravail et la protection des ressources de l’entreprise. En s’appuyant sur ces solutions, notamment des plateformes comme Entra ID, les entreprises rendent l’identification simple, l’accès aux ressources sécurisé et la gestion des droits efficace. Grâce à cette approche, elles peuvent offrir à leurs équipes la liberté de travailler partout, tout en maintenant un haut niveau de protection.
Imaginez un bâtiment où tout le monde posséderait la même clé : du stagiaire au directeur, chacun pourrait ouvrir les mêmes portes. Gestion simple… mais surface de risque immense.
À l’inverse, imaginez un bâtiment où chaque porte, chaque tiroir, chaque armoire nécessiterait une clé spécifique : sécurité maximale, mais complexité ingérable.
Entre ces deux extrêmes se situe la réalité du contrôle d’accès moderne. Les organisations doivent ajuster finement la granularité de leurs autorisations, ni trop large, ni trop pointilliste afin de garantir sécurité, flexibilité et conformité.
Cet article présente les trois grands niveaux de granularité : coarse-grained, medium-grained et fine-grained authorization, et explique comment ils s’articulent dans les systèmes d’accès contemporains.
Comprendre ces niveaux est essentiel pour concevoir des architectures de sécurité robustes, adaptées à la conformité, à la résilience et aux exigences modernes de gouvernance des accès.
Les fondements du contrôle d’accès
Avant d’entrer dans la granularité, rappelons les deux piliers du contrôle d’accès :
Authentification : prouver qui est l’utilisateur.
Autorisation : déterminer ce qu’il peut voir, faire ou modifier.
Ces mécanismes reposent sur différents modèles :
DAC (Discretionary Access Control) : droits attribués à la discrétion du propriétaire d’une ressource. Simple, mais risqué.
MAC (Mandatory Access Control) : décisions centralisées basées sur des niveaux de classification. Très sûr, très rigide.
RBAC (Role-Based Access Control) : droits attribués par rôle, scalable et intuitif.
Les évolutions modernes incluent ABAC, PBAC et ReBAC, intégrant des décisions dynamiques basées sur des attributs, des politiques ou des relations.
La granularité se superpose à tous ces modèles pour définir le niveau de détail des autorisations.
L’autorisation à granularité grossière (Coarse-Grained Authorization)
Le coarse-grained repose sur un critère unique ou très large : rôle, service, groupe, réseau, etc.
Tous les utilisateurs partageant ce critère reçoivent le même niveau d’accès, sans variation contextuelle.
On met les utilisateurs dans de grands “paniers” : Employés, Managers, RH, IT… et chaque panier reçoit ou perd un bloc d’autorisations.
Exemples
« Utilisateur dans le département Ventes → accès CRM autorisé. »
« Adresse IP interne → accès au portail interne. »
Avantages
Très simple et rapide à administrer.
Performant et peu coûteux.
Lisible pour l’audit de haut niveau.
Limites
Manque de finesse : contrevient au principe du moindre privilège.
Rigidité : peu adapté aux cas particuliers.
Explosion du nombre de règles avec la croissance de l’organisation.
Risque élevé en cas de compromission d’un rôle large.
L’autorisation à granularité moyenne (Medium-Grained)
Le medium-grained se situe entre les accès globaux et les contrôles hyper précis.
Il s’applique généralement au niveau des API, services ou modules.
Il répond à des questions comme :
« Cet utilisateur peut-il exécuter GET/POST/DELETE sur ce point d’entrée précis ? »
Les décisions reposent sur :
rôle,
méthode HTTP,
scopes / claims du jeton,
métadonnées d’API.
Modèles associés
RBAC enrichi (rôles + actions par endpoint)
ABAC simplifié (quelques attributs simples)
Avantages
Parfait pour les architectures microservices.
Contrôle précis des opérations (GET vs DELETE).
Lisible, auditable, scalable depuis un RBAC existant.
Limites
Ne protège pas encore les données internes (ligne, champ…).
Multiplication rapide des règles si non centralisées.
Peu ou pas de contexte dynamique.
L’autorisation à granularité fine (Fine-Grained Authorization)
La FGA permet des décisions d’accès contextuelles, dynamiques, conditionnelles, souvent au niveau :
Aligné avec les stratégies Zero Trust et les exigences réglementaires
Limites
Très complexe à modéliser
Dépend fortement de la qualité des attributs
Impact potentiel sur la performance
Vers une approche multi-niveau
Les organisations modernes combinent les trois :
Coarse-grained pour déterminer l’accès global à l’application (SSO / IAM).
Medium-grained pour contrôler les actions dans l’application.
Fine-grained pour sécuriser les données sensibles selon le contexte.
Cette approche en couches permet un contrôle d’accès :
global, opérationnel, contextuel.
La granularité n’est pas un détail technique : c’est un indicateur de maturité en gouvernance des accès.
Le coarse-grained fixe le périmètre général.
Le medium-grained régule les actions.
Le fine-grained apporte la précision contextuelle indispensable.
Avec la montée des architectures distribuées et des exigences de conformité, combiner intelligemment ces trois niveaux devient un impératif stratégique. Les approches policy-as-code permettent désormais d’automatiser ces règles, de les centraliser et de renforcer la lisibilité globale du contrôle d’accès.
Les organisations modernes doivent sécuriser les accès sans freiner le métier.
Les modèles classiques, comme le Role-Based Access Control (RBAC), ont montré leurs limites : multiplication des rôles, exceptions à répétition, gouvernance complexe.
Le Policy-Based Access Control (PBAC) répond à ces enjeux.
Ce modèle de nouvelle génération prend des décisions d’accès dynamiques, basées sur le contexte plutôt que sur des rôles statiques.
Résultat : une sécurité plus flexible, précise et traçable, trois piliers essentiels de tout projet IAM moderne.
Du rôle à la politique : une révolution naturelle
Le RBAC a longtemps dominé la gestion des accès.
Solide dans des environnements stables, il devient rigide dès que les utilisateurs, les applications ou les données évoluent rapidement.
L’attribute-Based Acces Control (ABAC) a introduit plus de contexte grâce ayx attributs (département, localisation, fonction).
Le PBAC va plus loin : il traduit la logique métier en politique combinant attributs, conditions et contexte pour des décisions d’accès en temps réel.
Exemple :
RBAC : « Alice a le rôle RH »
PBAC : » Autoriser Alice à consulter les données RH si elle appartient au service RH et si la demande est effectuée pendant des heures de travail. »
Comment fonctionne le PBAC
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Les composants essentiels du PBAC
Le modèle PBAC repose sur quatre points clés, qui structurent la chaîne de décisions d’accès :
PAP – Policy Administration Point : point central où les politiques sont crées, gérées et distribuées.
PDP – Policy Decision Point : moteur de décision, il évalue les politiques et détermine si l’accès est autorisé.
PEP – Policy Enforcement Point : il applique la décision du PDP sur la ressource concernée.
PIP – Policy Information Point : il fournit les attributs et les informations contextuelles nécessaires à la décision
Ensemble, ces composants forment un système cohérent où chaque requête d’accès est évaluée, validée et tracée en temps réel.
PBAC en pratique : l’exemple d’Alice
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Prenons un cas concret :
Demande : Alice veut accéder aux données des employés
Décision : Le PDP regarde les politiques actives et les attributs d’Alice :
Politique : « Le groupe RH peut accéder aux données des employés en lecture seule »
Attribut : « Alice est membre du groupe RH »
Résultat : Le PDP autorise l’accès en lecture d’Alice et le PEP applique cette décision
Si Alice quitte le groupe RH, sa prochaine demande sera refusée automatiquement, sans intervention manuelle.
Le PBAC assure ainsi un contrôle dynamique et contextuel des autorisations.
Les prérequis d’un projet PBAC réussi
Le PBAC est un modèle puissant, mais il exige une maturité IAM avancée et une gouvernance solide.
Sa mise en oeuvre repose sur plusieurs clés :
Une architecture IAM intégrée : Interconnexion entre IAG, AM et sources de données.
Une modélisation des besoins métier claire : savoir QUI accède à QUOI, et dans QUELLES conditions.
Une gouvernance rigoureuse : politique conçue, testée et documentée comme du code.
La réussite passe par une approche progressive : commencer petit, tester, ajuster, puis étendre.
Quand adopter le PBAC ?
Le PBAC s’adresse particulièrement aux organisations qui :
évoluent sous fortes contraintes réglementaires (finances, santé, secteur public) ;
gèrent plusieurs applications, partenaires ou environnements ;
disposent déjà d’une base IAM mature (IAG, AM, PAM).
C’est aussi un levier stratégique pour le Zéro Trust, où chaque accès est continuellement vérifié selon le contexte et le niveau de risque.
PBAC VS autres modèles
Modèle
Base
Force
Limitation
Maturité IAM
RBAC
Rôles
Simple à comprendre
Rigide, difficile à évoluer
Intermédiaire
ABAC
Attributs
Contextuelle
Difficile à gouverner
Avancé
PBAC
Politiques
Dynamique, évolutif, auditable
Complexe à implémenter
Expert
De nombreuses entreprises adoptent une approche hybride : RBAC pour les accès standards, PBAC pour les autorisations sensibles et à forte granularité.
Vers une gouvernance des accès modernes
Le PBAC marque une évolution majeure dans la gestion des identités et des accès.
Plutôt que de maintenir des milliers de rôles, il permet de centraliser les politiques, d’en améliorer la traçabilité et d’aligner la sécurité sur les besoins métiers.
Bien implémenté, le PBAC devient le moteur décisionnel de la gouvernance des accès, garantissant que chaque autorisation est explicable et contextualisée.
En résumé, le PBAC illustre parfaitement la philosophie Ariovis : « Security meets Business ».
Chez Ariovis, on parle souvent de sécurité, de conformité, d’IAM ou de PAM. Mais au quotidien, il s’agit surtout d’un travail collectif où la rigueur, la curiosité et la confiance font la différence. Derrière chaque mission IAM, PAM ou Zero Trust, il y a des ingénieurs, des consultants et des profils hybrides, tous animés par la même exigence : faire les choses sérieusement, avec méthode et engagement.
Un recrutement exigeant, à l’image de nos projets
Rejoindre Ariovis, c’est intégrer une équipe qui aime les défis et valorise l’excellence technique. Notre approche du recrutement est simple : clarté, exigence et transparence. Chaque rencontre est l’occasion d’un échange sincère : comprendre les motivations, identifier les forces et s’assurer que la collaboration s’inscrira dans la durée. Les candidats échangent avec plusieurs membres de l’équipe, découvrent nos projets et nos méthodes avant même de signer.
Louis Munzner, consultant Ariovis
« Pour moi, le recrutement chez Ariovis se démarque surtout par sa transparence, et c’est clairement ce qui fait sa force. L’objectif est simple : exprimer clairement les besoins de l’entreprise, tout en cherchant à comprendre ceux du candidat. C’est un recrutement qui ne cherche pas à « tester » mais à comprendre, et c’est ce qui rend l’expérience à la fois humaine et constructive. »
Cette exigence dès le départ pose les bases : rigueur, bienveillance et envie de progresser ensemble.
Des experts reconnus, passionnés et engagés
Les équipes Ariovis rassemblent des profils confirmés IAM, PAM, sécurité applicative, gouvernance d’accès et certifiés sur les solutions phares du marché (Usercube, Netwrix, Ping Identity, CyberArk…).
Au-delà des outils, c’est la capacité à comprendre les enjeux, à structurer et à transmettre qui fait la différence.
Enaëlle Desclous, consultante Ariovis
« Ce qui m’a marqué dès le début du recrutement, c’est le fait que l’humain soit autant valorisé que les compétences techniques. L’entraide au sein de l’équipe, en plus des formations externes, m’a permis de prendre rapidement de nouvelles responsabilités. »
Ici, la progression n’est pas un mot creux : pair programming, retours d’expérience, échanges entre pairs et accompagnement par des référents font partie du quotidien. Pas de hiérarchie rigide, mais une exigence partagée. Une équipe soudée, exigeante et bienveillante
Quentin Joly, consultant Ariovis
« Dès le début, on a un visage lors des entretiens, on se met à notre place. Bien plus que le côté technique, c’est l’humain qui est retenu : sa motivation, ses envies. On ne m’a pas menti : s’il y a autant d’efforts sur le recrutement, c’est parce qu’ici, c’est une équipe soudée qui est recherchée pour travailler sur le long terme. »
Au fil des projets, cette cohésion s’exprime naturellement : on échange, on se challenge, on se forme mutuellement. Les succès individuels nourrissent la réussite collective, et chaque mission devient une opportunité d’apprentissage et d’évolution.
L’expertise Ariovis, une exigence partagée
Chez Ariovis, la maîtrise technique s’accompagne d’une culture forte de la qualité et du partage. Nos équipes interviennent sur des environnements complexes, souvent critiques, où précision, documentation et accompagnement client sont essentiels. Cette approche rigoureuse et collaborative garantit la fiabilité de nos interventions et la confiance durable de nos partenaires.
En résumé
Travailler chez Ariovis, c’est rejoindre un collectif d’experts exigeants, passionnés et accessibles. Des professionnels engagés dans leur travail, attachés à la qualité autant qu’à l’esprit d’équipe. On y apprend vite, on y progresse ensemble, et on y reste parce qu’on s’y sent utile.
Chez Ariovis, la compétence ne se revendique pas : elle se démontre, chaque jour, sur le terrain.
Ariovis poursuit l’amélioration de son extranet pour offrir une expérience toujours plus fluide et utile à chacun de ses utilisateurs.
Ce mois d’octobre, Ariovis met l’accent sur la clarté et la transmission : un parcours candidat repensé pour plus de lisibilité, une base de connaissance réorganisée pour un accès simplifié aux articles, et une refonte complète de la formation ACIA, pensée pour accompagner les premiers pas dans l’IAM.
Amélioration
Recrutement : Le process de recrutement a été retravaillé pour rendre la candidature plus fluide et la communication plus claire à chaque étape avec le candidat
Académie : Refonte de la formation ACIA
La formation débutante IAM fait peau neuve : contenus repensés, progression simplifiée, et une meilleure introduction aux fondamentaux de l’IAM.
Base de connaissance : La base de connaissance Ariovis évolue ! L’accès aux articles a été repensé pour plus de clarté et d’efficacité. Une organisation par thématiques, des interfaces allégées et une meilleure lisibilité vous permettent désormais de trouver la bonne information en un coup d’œil.
Quand on évoque les cookies, on pense souvent à de
petits fichiers marketing utilisés pour tracer notre navigation. Mais en
cybersécurité, certains cookies jouent un rôle bien plus critique : les cookies
de session.
Ces jetons, générés après une authentification, remplacent
temporairement votre mot de passe. Ils permettent à votre navigateur de prouver
que vous êtes bien connecté, sans avoir à saisir vos identifiants à chaque
action.
⚠ Problème : si un cookie de
session est intercepté par un attaquant, celui-ci peut reprendre votre session
sans déclencher d’alerte. Votre identité numérique devient alors directement
exposée.
Les cookies de session : un maillon faible de
l’authentification
Ils
contiennent votre identité numérique active : mot de passe remplacé
par un simple jeton.
Ils
circulent entre navigateur et serveur : parfois sans chiffrement
suffisant.
Ils
peuvent être mal configurés : durée trop longue, absence de protection
HttpOnly ou Secure.
Un cookie de session mal protégé ouvre la voie à des
attaques comme :
Le session
hijacking (détournement de session).
Le cross-site
scripting (XSS) exploitant un cookie vulnérable.
Le
vol d’identité numérique dans des environnements non sécurisés.
Un outil concret pour comprendre : l’extension What’s
My Cookie ?
Pour accompagner la formation et la sensibilisation à ces
enjeux, Ariovis a développé une extension Chrome gratuite : What’s My Cookie ?.
Cette extension permet de :
Visualiser
les cookies de session actifs sur le site consulté.
Analyser
leur structure et comprendre leur portée.
Identifier
rapidement les risques liés à une configuration faible ou vulnérable.
Pour qui est pensé What’s My Cookie ?
Étudiants
et jeunes experts en cybersécurité : un outil pédagogique accessible
pour mieux appréhender l’Identity & Access Management (IAM) et
les enjeux de sécurité des sessions.
Experts
et auditeurs cyber : un support rapide pour tester, illustrer ou
challenger les mécanismes d’authentification lors d’un audit.
Comprendre pour mieux se protéger
La cybersécurité ne repose pas seulement sur des solutions
techniques avancées. Elle exige aussi une compréhension fine des mécanismes
invisibles, comme ceux qui régissent la gestion des cookies.
En adoptant des pratiques de configuration sécurisées et en
utilisant des outils pédagogiques tels que What’s My Cookie ?,
entreprises et experts peuvent réduire les risques liés à la compromission des
sessions web.
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Le phishing (ou hameçonnage) est l’une des cyberattaques les plus répandues. Et aussi l’une des plus efficaces : chaque jour, des milliers de personnes cliquent sur un faux lien, communiquent leurs identifiants, ou téléchargent une pièce jointe piégée… sans s’en rendre compte.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il est tout à fait possible de se protéger efficacement du phishing, sans dépenser un centime. Il suffit de connaître les bonnes pratiques, et de les appliquer au quotidien.
1. Apprendre à reconnaître les tentatives de phishing
Le premier rempart contre le phishing, c’est vous. Et ça commence par un peu d’observation.
Voici quelques signes typiques d’un message frauduleux :
Une adresse mail étrange ou mal orthographiée
Un ton urgent : “Votre compte sera suspendu”, “Action immédiate requise”
Un lien à cliquer qui mène vers un site suspect
Une pièce jointe inattendue
Des fautes d’orthographe ou de mise en page
Astuce : passez votre souris au-dessus du lien sans cliquer. Vous verrez l’URL réelle. Si elle ne correspond pas au site officiel, fuyez.
2. Toujours vérifier l’expéditeur… et le contexte
Recevoir un e-mail d’un service que vous n’utilisez pas ? Une facture d’une entreprise que vous ne connaissez pas ? Un message d’un “ami” avec un ton étrange ?
Dans 90 % des cas, c’est du phishing.
Posez-vous ces questions simples :
Est-ce que je m’attendais à ce message ?
Est-ce que l’adresse de l’expéditeur est légitime ?
Est-ce que le ton du message est cohérent avec l’entreprise ou la personne ?
En cas de doute, ne cliquez sur rien. Allez directement sur le site officiel concerné, ou contactez l’émetteur par un autre canal.
3. Activer la double authentification (MFA)
Même si vous tombez dans le piège d’un faux site, il n’est pas trop tard. La meilleure défense pour éviter que vos comptes soient compromis, c’est la double authentification.
Elle ajoute une vérification supplémentaire : un code par SMS ou via une app comme Google Authenticator.
Un hacker n’ayant que votre mot de passe ne pourra pas aller plus loin.
4. Mettre à jour vos appareils
Un système à jour = moins de failles exploitables.
Que ce soit votre ordinateur, votre téléphone, ou même votre navigateur, pensez à :
Installer les mises à jour dès qu’elles sont disponibles
Utiliser un antivirus (même gratuit)
Supprimer les applications que vous n’utilisez plus
Les mises à jour incluent souvent des correctifs de sécurité invisibles mais essentiels.
5. Utiliser des DNS filtrants contre les sites piégés
Une astuce moins connue, mais très efficace : changer les DNS de votre box Internet pour utiliser un service qui bloque automatiquement les sites de phishing.
Par exemple, DNS4EU est une solution gratuite et européenne, que vous pouvez configurer facilement chez vous.
Ariovis a rédigé des guides clairs, adaptés à chaque opérateur :