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  • Fin de SAP IDM : 2027 approche. Ne remplacez pas votre tour de contrôle IAM par une simple brique technique

    Fin de SAP IDM : 2027 approche. Ne remplacez pas votre tour de contrôle IAM par une simple brique technique

    SAP Identity Management entre dans sa dernière ligne droite. La maintenance principale de SAP IDM 8.0 s’arrête fin 2027 et SAP prévoit une maintenance étendue jusqu’en 2030. (SAP Community)

    Il reste donc du temps. Mais plus vraiment celui d’attendre.

    Pour les organisations qui utilisent encore SAP IDM, les deux prochaines années doivent servir à choisir la cible, reprendre la maîtrise de l’existant et engager réellement la migration.

    Chez Ariovis, nous voyons aussi cette échéance comme une opportunité : celle de reprendre un IAM construit pendant parfois dix ou quinze ans, de comprendre ce qu’il fait réellement, d’éliminer une partie de sa dette et de reconstruire une véritable tour de contrôle des identités et des habilitations.

    Et sur ce point, nous avons une conviction forte : la fin de SAP IDM ne doit pas conduire automatiquement à déplacer toute l’intelligence IAM dans Microsoft Entra.

    2027 puis 2030 : le calendrier est maintenant connu

    SAP IDM 8.0 reste en maintenance principale jusqu’à fin 2027, avec une possibilité de maintenance étendue jusqu’en 2030. SAP rappelle désormais explicitement à ses clients qu’il est temps de préparer leur future solution de gestion du cycle de vie des identités. (SAP Community)

    Pour un SAP IDM significatif, nous préférons lire ce calendrier ainsi :

    • 2026 : choisir la cible et commencer le projet.
    • 2027 : sortir les premiers périmètres de SAP IDM.
    • 2028-2029 : migrer les applications complexes, les rôles et la gouvernance.
    • Avant 2030 : ne plus dépendre de SAP IDM pour un processus critique.

    Un SAP IDM encore en production aujourd’hui n’est pas nécessairement un problème.

    Un SAP IDM dont personne ne sait précisément comment sortir en est un.

    SAP oriente ses clients vers Microsoft Entra

    C’est l’un des éléments importants du dossier.

    SAP et Microsoft travaillent ensemble sur la transition des clients SAP IDM. SAP présente publiquement son partenariat avec Microsoft pour accompagner cette migration, et Microsoft maintient un guide détaillé expliquant comment déplacer différents scénarios SAP IDM vers Microsoft Entra. (SAP Community)

    Le guide Microsoft couvre notamment le magasin d’identités, la gestion des utilisateurs, les scénarios de lifecycle, le provisioning vers des systèmes SAP et non-SAP et les mécanismes de gouvernance. (Microsoft Learn)

    C’est une trajectoire crédible.

    Mais il faut appeler les choses par leur nom : ce n’est pas une recommandation agnostique. SAP et Microsoft ont fait un choix de partenariat et proposent une trajectoire technologique commune.

    Votre entreprise doit, elle, faire un choix d’architecture IAM.

    Et surtout éviter un raccourci :

    SAP IDM → Microsoft Entra ID → problème réglé.

    Même Microsoft distingue d’ailleurs clairement Microsoft Entra ID de Microsoft Entra ID Governance et documente l’utilisation de composants SAP Cloud Identity Services dans certains flux de provisioning SAP. Pour S/4HANA, par exemple, les utilisateurs peuvent passer de Microsoft Entra ID vers SAP Cloud Identity Services, qui se charge ensuite du provisioning vers certaines applications SAP. (Microsoft Learn)

    La disparition de SAP IDM ne fait donc pas disparaître les différentes fonctions qu’il remplissait.

    Une IGA est une tour de contrôle

    Microsoft Entra ID est une excellente plateforme.

    Annuaire cloud, authentification, MFA, SSO, Conditional Access, intégration Microsoft : nous l’utilisons nous-mêmes très régulièrement dans les architectures de nos clients.

    Mais une question reste essentielle :

    où voulez-vous placer l’intelligence qui décide de qui doit avoir accès à quoi ?

    Prenons un exemple.

    Une collaboratrice devient responsable achats Europe au 1er octobre. Elle conserve son ancien poste jusqu’au 15 octobre pour assurer une transition. Son nouveau poste ouvre automatiquement certains accès. D’autres nécessitent une validation. Deux habilitations sont incompatibles au regard d’une règle de séparation des tâches.

    Le sujet IAM n’est pas simplement :

    « Dans quels groupes Entra faut-il mettre son compte ? »

    Il faut déterminer :

    • Quelle personne occupe quel poste ?
    • À quelles dates ?
    • Quelles règles métier s’appliquent ?
    • Quels droits doivent être ajoutés ?
    • Lesquels doivent disparaître ?
    • Quelle exception nécessite une approbation ?
    • Existe-t-il un risque SoD ?
    • Les applications ont-elles réellement appliqué la décision ?

    C’est cela, une tour de contrôle IGA.

    L’IAM ne consiste pas seulement à créer des comptes. Il transforme le contexte et les règles métier en décisions d’accès, puis contrôle que ces décisions sont réellement appliquées.

    C’est aussi ce que nous voulons dire chez Ariovis par Security meets Business.

    Le risque inverse est de reconstruire un IAM essentiellement depuis les outils techniques : groupes, comptes, applications, scripts et packages d’accès.

    Un IAM IT for IT.

    Pourquoi nous regardons Netwrix Identity Manager pour remplacer SAP IDM

    C’est précisément sur cette notion de tour de contrôle que Netwrix Identity Manager nous paraît particulièrement intéressant.

    NIM distingue notamment la personne du ou des postes qu’elle occupe. Un collaborateur peut occuper plusieurs postes simultanément, avec des dates de début et de fin distinctes. Les habilitations peuvent suivre ces postes et être automatiquement retirées lorsque l’affectation prend fin.

    Son modèle de données peut agréger les différentes informations nécessaires à la décision IAM : personnes, organisations, sites, postes, missions ou attributs propres au contexte de l’entreprise.

    La logique devient alors simple :

    • le métier fournit le contexte ;
    • NIM gouverne et calcule ;
    • les briques techniques exécutent.

    Microsoft Entra reste donc parfaitement à sa place.

    NIM dispose d’un connecteur standard permettant la lecture et l’écriture avec Microsoft Entra ID.

    Il ne s’agit donc absolument pas de choisir NIM contre Microsoft.

    Il s’agit de choisir où vit l’intelligence IAM.

    Votre SAP IDM existe déjà. Nous commençons par le récupérer.

    Une migration de SAP IDM ne commence pas avec une architecture cible dessinée sur une slide.

    Elle commence dans votre production.

    Chez nos clients, nous rencontrons régulièrement des plateformes IAM historiques qui fonctionnent encore très correctement.

    Elles ont simplement accumulé des années d’histoire.

    • Des règles Joiner/Mover/Leaver.
    • Des transformations de données RH.
    • Des rôles.
    • Des exceptions.
    • Des workflows.
    • Des connecteurs spécifiques.
    • Des scripts.
    • Des traitements batch.
    • Des rapports.
    • Des campagnes de certification.
    • Et parfois des comportements dont la connaissance est concentrée chez quelques personnes.

    Sur un projet récent de remplacement d’une autre plateforme IGA historique, nous avons ainsi dû reprendre un environnement déjà structuré, avec plusieurs centaines de rôles métier, plusieurs unités organisationnelles et un lifecycle fonctionnel.

    Ce client n’utilise pas SAP IDM.

    Mais le problème de migration est exactement le même :

    récupérer l’intelligence de l’ancien IAM avant de retirer l’ancien IAM.

    Notre première intervention est donc très concrète.

    Donnez-nous les accès de lecture nécessaires, la documentation disponible — même imparfaite —, les exports accessibles et les personnes qui connaissent encore la plateforme.

    Nous prenons la photo.

    Étape 1 : cartographier ce que SAP IDM fait réellement

    Il faut retrouver les sources autoritaires, les flux RH, les règles de corrélation, les workflows, le modèle d’identité, les rôles métier et applicatifs, les affectations directes, le provisioning, les connecteurs, les spécifiques et la gouvernance.

    L’enjeu est également de retrouver ce qui n’est plus correctement documenté.

    Sur nos projets de migration IGA, cette première phase produit une véritable cartographie As-Is : connecteurs, workflows, rôles, intégrations, développements spécifiques, risques, dépendances et backlog de migration.

    Aucune intelligence critique ne doit disparaître avec SAP IDM simplement parce qu’elle vivait dans un script oublié.


    Étape 2 : ne pas migrer dix ans de dette

    Tout ce qui existe dans SAP IDM ne mérite pas nécessairement d’être reconstruit.

    • Un rôle toujours utilisé et compris ? On le reprend.
    • Une règle métier légitime ? Elle doit survivre.
    • Un workflow qui ne correspond plus à l’organisation ? On le simplifie.
    • Un rôle créé huit ans plus tôt que personne ne sait expliquer ? On commence par demander pourquoi il existe encore.
    • Une intégration spécifique alors que l’application expose désormais SCIM ou une API propre ? C’est le bon moment pour la revoir.

    Chaque élément doit pouvoir être :

    repris, simplifié, fusionné, reconstruit ou supprimé.

    Une migration IAM réussie ne reproduit pas l’ancien système avec un nouveau logo.


    Étape 3 : construire Netwrix Identity Manager à côté de SAP IDM

    Nous ne voulons pas couper le moteur historique puis découvrir ce que nous avons oublié.

    NIM est donc construit en parallèle.

    Les identités sont chargées. Le modèle de données est configuré. Les rôles sont reconstruits. Les règles sont réimplémentées. Les workflows sont mis en place. Les applications sont progressivement raccordées.

    Mais le nouvel environnement n’a pas besoin de prendre immédiatement les commandes.

    Sur nos migrations IGA, nous pouvons commencer par faire fonctionner la nouvelle plateforme en miroir : calculer les droits, charger les comptes et comparer les résultats sans lui confier immédiatement le provisioning réel. C’est exactement le principe du déploiement parallèle utilisé dans notre méthode de migration actuelle.

    L’ancien IAM continue de faire tourner la production.

    Le nouveau apprend à le remplacer.

    Et les systèmes SAP ?

    Évidemment, le sujet est central.

    Netwrix Identity Manager dispose notamment de connecteurs standards permettant la lecture et l’écriture avec SAP S/4HANA et SAP ERP 6.0. Il propose également des connecteurs standards pour Active Directory, Microsoft Entra ID, SCIM, LDAP et de nombreuses autres technologies. SAP SuccessFactors figure par ailleurs parmi les applications déjà intégrées dans des projets NIM.

    Lorsqu’une application ne dispose pas d’un connecteur dédié, les interfaces génériques permettent d’exploiter notamment SQL, LDAP, SCIM, OData ou PowerShell.

    C’est essentiel parce qu’un SAP IDM installé depuis longtemps ne pilote généralement pas uniquement SAP.

    Il peut être au centre d’un SI hétérogène.

    Et savoir remplacer SAP IDM signifie savoir reprendre ces dépendances.


    Provisionner n’est que la moitié du travail

    Une API capable d’ajouter un utilisateur dans un groupe ne constitue pas à elle seule un connecteur IGA.

    Une tour de contrôle doit également être capable de déterminer ce qui existe réellement dans les systèmes.

    NIM calcule qu’Alice doit perdre le droit X.

    La révocation est envoyée.

    Très bien.

    Mais a-t-elle été exécutée ?

    Le compte est-il correctement corrélé ?

    Un administrateur local a-t-il réattribué le droit ?

    Existe-t-il des habilitations historiques qui ne correspondent à aucune règle ?

    C’est le rôle de la réconciliation.

    NIM prévoit justement des mécanismes de chargement initial et de réconciliation particulièrement utiles lors des migrations. Les identités et objets peuvent être rapprochés selon plusieurs informations — matricule, login, adresse e-mail ou autres combinaisons — et une association manuelle peut être conservée lorsque la corrélation automatique n’est pas suffisamment fiable.

    La tour de contrôle doit connaître :

    le droit théorique

    et

    le droit réellement présent.

    L’écart entre les deux est précisément ce qu’elle doit gouverner.


    Étape 4 : prouver avant de basculer

    Lorsque le nouvel environnement est suffisamment mature, un premier lot peut être préparé.

    • Les identités sont contrôlées.
    • Les droits calculés sont comparés.
    • Les violations SoD sont analysées.
    • Une certification d’accès à blanc peut être réalisée avec les responsables concernés.
    • Un Go/No-Go est pris.

    Et surtout, le scénario de retour arrière existe avant la bascule.

    Notre méthode actuelle prévoit une bascule progressive lot par lot, une période de double RUN limitée à la stabilisation, un hypercare renforcé et un plan de fallback documenté.

    Puis NIM prend réellement la responsabilité du provisioning sur le périmètre.

    Le lot est stabilisé.

    Et seulement ensuite, le suivant commence.

    Pas de big bang. Pas de pari. Une succession de bascules que l’on sait contrôler.


    Étape 5 : éteindre réellement SAP IDM

    Quand tous les lots sont migrés, il reste une dernière étape.

    • Vérifier qu’aucun flux résiduel ne dépend encore de SAP IDM.
    • Conserver les historiques nécessaires.
    • Arrêter ses connecteurs.
    • Désactiver progressivement les accès.
    • Transférer la documentation.
    • Former les équipes.
    • Puis arrêter définitivement la plateforme.

    Le décommissionnement d’un IAM n’est pas un arrêt serveur.

    C’est le moment où l’organisation peut prouver qu’elle n’en dépend plus.


    Et si votre cible était quand même Microsoft Entra ?

    C’est possible.

    Pour certaines entreprises fortement standardisées Microsoft (ou pour les associations qui ont de fortes réductions sur les abonnements Microsoft), dont les besoins de gouvernance correspondent bien aux capacités d’Entra ID Governance et dont l’écosystème SAP peut être traité avec les composants SAP et Microsoft associés, cette architecture peut être parfaitement pertinente.

    Notre point n’est pas de dire que Microsoft fait fausse route.

    Notre point est qu’il ne faut pas confondre :

    la trajectoire proposée par deux éditeurs

    avec

    la stratégie IAM de votre entreprise.

    Pour les organisations disposant d’un SI hétérogène, d’un modèle de rôles important, de règles métier nombreuses, de contraintes SoD, d’applications non-Microsoft et d’une volonté forte de conserver une tour de contrôle transverse, nous considérons Netwrix Identity Manager comme une cible particulièrement pertinente.

    Et nous savons le déployer.


    Combien votre SAP IDM vous coûte-t-il aujourd’hui ?

    Avant même de parler migration, une autre question mérite d’être posée.

    Combien coûte réellement le maintien de votre SAP IDM ?

    Pas seulement la licence.

    • Le RUN.
    • Les traitements manuels.
    • Les scripts historiques.
    • Les corrections.
    • Les développements de connecteurs.
    • Les campagnes de contrôle.
    • Les demandes d’accès.
    • Les audits.
    • Les comptes oubliés.
    • Les droits conservés après une mobilité.
    • Et la dépendance à des compétences de plus en plus difficiles à mobiliser.

    Nous avons développé ROI IAM pour objectiver cette discussion.

    Notre outil permet de générer gratuitement une étude détaillée du retour sur investissement potentiel d’un projet IAM à partir de votre propre contexte.

    Un environnement SAP IDM historique s’y prête particulièrement bien : les processus existent déjà et une partie importante de leur coût peut donc être mesurée.

    Calculez gratuitement le ROI de votre projet IAM avec ROI IAM.


    Vous utilisez encore SAP IDM ? Nous pouvons prendre le relais.

    Vous n’avez pas besoin d’arriver avec une architecture cible parfaite.

    Vous n’avez pas besoin non plus d’avoir documenté chaque script depuis dix ans.

    Donnez-nous ce que vous avez :

    les accès, les données, les règles, la documentation et les personnes qui connaissent encore le système.

    • Nous cartographions votre SAP IDM.
    • Nous récupérons ce qui doit survivre.
    • Nous supprimons ce qui ne mérite pas d’être migré.
    • Nous construisons Netwrix Identity Manager en parallèle.
    • Nous raccordons vos applications.
    • Nous comparons les droits.
    • Nous prouvons le résultat.
    • Puis nous basculons, lot après lot.

    SAP vous laisse jusqu’en 2030. Notre objectif est que vous n’ayez pas besoin d’attendre 2030.

    Vous préparez la sortie de SAP Identity Management ?

    Parlez à Ariovis de votre environnement actuel et de votre projet de migration IAM.

    Notre équipe accompagne le cadrage, la migration, l’intégration et l’exploitation de plateformes IAM et IGA.

  • Installer DNS4EU : le guide complet signé Ariovis​

    Installer DNS4EU : le guide complet signé Ariovis​

    Ariovis est spécialisé dans la sécurisation des identités et des accès. Nous avons néanmoins choisi de consacrer ce guide à DNS4EU. Cette initiative va dans le sens des valeurs que nous défendons : saluer les initiatives européennes qui contribuent concrètement à renforcer notre souveraineté numérique, la protection des données et la résilience de nos infrastructures.

    DNS4EU ne relève pas directement de l’IAM, mais s’inscrit dans une même ambition : construire un environnement numérique européen plus sûr, plus maîtrisé et moins dépendant d’acteurs extra-européens.

    Introduction 

    Souhaitez-vous renforcer la sécurité et la confidentialité de votre connexion Internet ? Configurer votre appareil pour utiliser les serveurs DNS4EU est une solution simple et efficace. 

    DNS4EU est une initiative soutenue par l’Union européenne qui vise à proposer un service DNS public, sécurisé et respectueux de la vie privée. Son objectif est d’offrir une alternative européenne aux services DNS publics non européens, comme ceux de Google, tout en contribuant à renforcer la souveraineté numérique de l’Europe. 

    DNS4EU propose plusieurs profils selon le niveau de protection souhaité. Chaque profil permet d’activer ou non certaines protections, comme le blocage des sites malveillants, le contrôle parental ou le blocage de publicités. 

    Protective Resolution bloque les sites frauduleux ou malveillants, comme les domaines liés au phishing, aux logiciels malveillants ou aux cybermenaces. 

    Protective + Child Protection ajoute un contrôle parental en bloquant les contenus inadaptés aux enfants, en plus des sites malveillants. 

    Protective + Ad Blocking bloque les sites malveillants ainsi que certains domaines liés à la publicité ou au tracking. 

    Protective + Child Protection + Ad Blocking combine les trois protections : sécurité, contrôle parental et blocage publicitaire. 

    Unfiltered Resolution ne bloque pas de contenu volontairement. Il permet simplement d’utiliser un résolveur DNS européen sans filtrage supplémentaire. 

    Profil DNS4EUBlocage de publicitésContrôle parentalBlocage des sites frauduleux / malveillant
    Protective ResolutionNONNONOUI
    Protective + Child ProtectionNONOUIOUI
    Protective + Ad BlockingOUINONOUI
    Protective + Child Protection + Ad BlockingOUIOUIOUI
    Unfiltered ResolutionNONNONNON

    Configuration de DNS4EU sur téléphone 

    ANDROID 

    Sur Android, la configuration recommandée par Ariovis se fait avec le DNS privé, qui utilise le DNS over TLS, aussi appelé DoT. Cette méthode permet de configurer DNS4EU directement au niveau du système, afin que le téléphone utilise le profil DNS choisi pour ses requêtes DNS.Pour configurer DNS4EU sur Android : 

    Option 1 : Selon le modèle de votre téléphone Android, le chemin d’accès peut varier. 

    • Ouvrez l’application Paramètres de votre smartphone. 
    • Accédez à la rubrique Connexions ou Réseau et Internet. 
    • Cliquez sur Plus de paramètres de connexion ou Paramètres avancés, selon le modèle. 
    • Accédez à DNS privé. 
    • Sélectionnez l’option Nom d’hôte du fournisseur DNS privé. 
    • Saisissez le DNS correspondant au profil DNS4EU choisi dans le tableau présenté plus haut. 
    • Cliquez sur Enregistrer. 

    Option 2 : Depuis la recherche des paramètres 

    • Ouvrez l’application Paramètres de votre smartphone. 
    • Cliquez sur l’icône de recherche, généralement représentée par une loupe. 
    • Recherchez DNS privé. 
    • Accédez au menu DNS privé. 
    • Sélectionnez l’option Nom d’hôte du fournisseur DNS privé. 
    • Saisissez le DNS correspondant au profil DNS4EU choisi dans le tableau présenté plus haut. 
    • Cliquez sur Enregistrer. 

    Une fois la configuration enregistrée, Android utilisera DNS4EU pour ses requêtes DNS. Les adresses à renseigner selon le profil choisi seront indiquées dans le tableau récapitulatif à la fin de l’article.              

    IOS (iPhone/iPad) 

    Sur iPhone et iPad, la configuration recommandée par Ariovis se fait en DNS classique IPv4. Cette méthode permet d’indiquer directement les serveurs DNS4EU à utiliser pour un réseau Wi-Fi donné. 

    À noter : cette configuration s’applique uniquement au réseau Wi-Fi sélectionné. Si vous utilisez plusieurs réseaux Wi-Fi, il faudra répéter la manipulation pour chacun d’eux. 

    Pour configurer DNS4EU sur iPhone ou iPad : 

    • Ouvrez l’application Réglages. 
    • Appuyez sur Wi-Fi. 
    • Sélectionnez le réseau Wi-Fi utilisé en appuyant sur l’icône i. 
    • Faites défiler jusqu’à la section DNS. 
    • Appuyez sur Configurer DNS. 
    • Sélectionnez Manuel. 
    • Supprimez les serveurs DNS existants afin de vous assurer que l’appareil utilise uniquement le profil DNS4EU choisi. Si d’autres DNS restent configurés, certaines requêtes peuvent passer par ces serveurs et contourner le filtrage attendu. 
    • Appuyez sur Ajouter un serveur. 
    • Saisissez l’adresse DNS correspondant au profil DNS4EU souhaité. 
    • Appuyez sur Enregistrer. 

    Une fois la configuration enregistrée, l’iPhone ou l’iPad utilisera DNS4EU pour les requêtes DNS effectuées sur ce réseau Wi-Fi. Les adresses à renseigner selon le profil choisi seront indiquées dans le tableau récapitulatif à la fin de l’article. 

    Configuration de DNS4EU sur ordinateur  

    Sur ordinateur, la configuration recommandée par Ariovis se fait en DNS classique IPv4/IPv6. Cette méthode permet d’indiquer directement les serveurs DNS4EU à utiliser par la connexion réseau de l’ordinateur. 

    À noter : la configuration s’applique à la connexion sélectionnée. Si vous utilisez à la fois le Wi-Fi et l’Ethernet, il faudra configurer les deux interfaces si vous souhaitez utiliser DNS4EU dans les deux cas. 

    Windows 

    W11 
    • Ouvrez les Paramètres de Windows. 
    • Accédez à Réseau et Internet. 
    • Sélectionnez votre connexion active : Wi-Fi ou Ethernet. 
    • Ouvrez les propriétés de la connexion. 
    • Recherchez la section Attribution du serveur DNS. 
    • Cliquez sur Modifier. 
    • Sélectionnez Manuel. 
    • Activez IPv4, selon les adresses DNS que vous souhaitez renseigner. 
    • Saisissez les serveurs DNS correspondant au profil DNS4EU souhaité. 
    • Supprimez les anciens serveurs DNS si vous souhaitez utiliser uniquement DNS4EU. 
    • Enregistrez la configuration. 
    W10 
    • Ouvrez les Paramètres de Windows. 
    • Accédez à Réseau et Internet. 
    • Cliquez sur Modifier les options d’adaptateur. 
    • Faites un clic droit sur votre connexion active : Wi-Fi ou Ethernet. 
    • Cliquez sur Propriétés. 
    • Sélectionnez Protocole Internet version 4 (TCP/IPv4). 
    • Cliquez sur Propriétés. 
    • Sélectionnez Utiliser l’adresse de serveur DNS suivante. 
    • Saisissez les serveurs DNS correspondant au profil DNS4EU souhaité. 
    • Validez avec OK. 

    Une fois les paramètres enregistrés, Windows utilisera DNS4EU pour les requêtes DNS effectuées depuis cette connexion réseau. Les adresses DNS à renseigner selon le profil choisi seront indiquées dans le tableau récapitulatif à la fin de l’article. 

    macOS 

    • Ouvrez les Réglages Système. 
    • Accédez à Réseau. 
    • Sélectionnez votre connexion active : Wi-Fi ou Ethernet. 
    • Cliquez sur Détails. 
    • Accédez à la rubrique DNS. 
    • Cliquez sur le bouton + pour ajouter un serveur DNS. 
    • Saisissez les serveurs DNS correspondant au profil DNS4EU souhaité. 
    • Supprimez les anciens serveurs DNS si vous souhaitez utiliser uniquement DNS4EU. 
    • Validez les modifications. 

    Une fois la configuration appliquée, macOS utilisera DNS4EU pour les requêtes DNS effectuées depuis cette connexion réseau. 

    Les adresses DNS à renseigner selon le profil choisi seront indiquées dans le tableau récapitulatif à la fin de l’article. 

    Linux 

    Sur Linux, la procédure peut varier selon la distribution utilisée, par exemple Ubuntu, Debian, Fedora ou Linux Mint, ainsi que selon l’environnement graphique installé. 

    Dans la plupart des cas, la configuration peut se faire depuis les paramètres réseau du système. 

    • Ouvrez les Paramètres du système. 
    • Accédez à la rubrique Réseau ou Wi-Fi. 
    • Sélectionnez votre connexion active. 
    • Ouvrez les paramètres de cette connexion. 
    • Accédez à l’onglet IPv4. 
    • Désactivez le DNS automatique si nécessaire. 
    • Saisissez les serveurs DNS correspondant au profil DNS4EU souhaité. 
    • Enregistrez les modifications. 
    • Déconnectez puis reconnectez le réseau si nécessaire. 

    Une fois la configuration appliquée, Linux utilisera DNS4EU pour les requêtes DNS effectuées depuis cette connexion réseau. Les adresses DNS à renseigner selon le profil choisi seront indiquées dans le tableau récapitulatif à la fin de l’article. 

    Configuration de DNS4EU sur navigateur 

    Pour les navigateurs, la configuration recommandée par Ariovis se fait avec le DNS over HTTPS, aussi appelé DoH. Cette méthode permet au navigateur d’utiliser DNS4EU directement pour ses propres requêtes DNS. 

    À noter : cette configuration s’applique uniquement au navigateur concerné. Les autres applications de l’ordinateur continueront à utiliser les DNS configurés au niveau du système. 

    Opéra 

    • Ouvrez Opera. 
    • Accédez aux Paramètres. 
    • Recherchez DNS ou DNS over HTTPS dans la barre de recherche des paramètres. 
    • Activez l’option DNS over HTTPS ou DNS sécurisé. 
    • Sélectionnez un fournisseur personnalisé si l’option est disponible. 
    • Saisissez l’adresse DoH correspondant au profil DNS4EU souhaité. 
    • Enregistrez ou fermez les paramètres. 

    Microsoft Edge 

    • Ouvrez Microsoft Edge. 
    • Cliquez sur le menu …, puis sur Paramètres. 
    • Accédez à Confidentialité, recherche et services. 
    • Faites défiler jusqu’à la section Sécurité. 
    • Activez l’option Utiliser un DNS sécurisé. 
    • Sélectionnez l’option permettant de choisir un fournisseur personnalisé. 
    • Saisissez l’adresse DoH correspondant au profil DNS4EU souhaité. 
    • Enregistrez ou fermez les paramètres. 

    Google Chrome 

    • Ouvrez Google Chrome. 
    • Cliquez sur le menu ⋮, puis sur Paramètres. 
    • Accédez à Confidentialité et sécurité. 
    • Cliquez sur Sécurité. 
    • Activez l’option Utiliser un DNS sécurisé. 
    • Sélectionnez l’option permettant de choisir un fournisseur personnalisé. 
    • Saisissez l’adresse DoH correspondant au profil DNS4EU souhaité. 
    • Enregistrez ou fermez les paramètres. 

    Firefox 

    • Ouvrez Mozilla Firefox. 
    • Cliquez sur le menu ☰, puis sur Paramètres. 
    • Accédez à Vie privée et sécurité. 
    • Recherchez la section DNS over HTTPS. 
    • Activez le DNS over HTTPS en sélectionnant la protection renforcée. 
    • Sélectionnez un fournisseur personnalisé. 
    • Saisissez l’adresse DoH correspondant au profil DNS4EU souhaité. 
    • Enregistrez la configuration. 

    Une fois la configuration appliquée, le navigateur utilisera DNS4EU pour ses requêtes DNS. Les adresses DoH à renseigner selon le profil choisi seront indiquées dans le tableau récapitulatif à la fin de l’article. 

    Tableau récapitulatif des adresses DNS4EU 

    Profil DNS4EU  DNS classique IPv4 pour iPhone, iPad, Windows, macOS et Linux DNS over TLS (DoT) pour Android DNS over HTTPS (DoH) pour Opera, Edge, Chrome et Firefox 
    Protective Resolution 86.54.11.1  86.54.11.201 protective.joindns4.eu https://protective.joindns4.eu/dns-query 
    Protective  + Child Protection 86.54.11.12 86.54.11.212 child.joindns4.eu https://child.joindns4.eu/dns-query 
    Protective  + Ad Blocking 86.54.11.13 86.54.11.213 noads.joindns4.eu https://noads.joindns4.eu/dns-query 
    Protective  + Child Protection  + Ad Blocking 86.54.11.11 86.54.11.211 child-noads.joindns4.eu https://child-noads.joindns4.eu/dns-query 
    Unfiltered Resolution 86.54.11.100 86.54.11.200 unfiltered.joindns4.eu  https://unfiltered.joindns4.eu/dns-query 

    Pour garantir un comportement cohérent, il est recommandé d’utiliser uniquement les adresses du même profil DNS4EU. Mélanger plusieurs profils, par exemple un profil avec contrôle parental et un profil sans filtrage, peut rendre le filtrage moins fiable. 

    Vérifier que DNS4EU est bien actif 

    Une fois la configuration terminée, il est recommandé de vérifier que votre appareil utilise bien DNS4EU. 

    Pour cela, ouvrez votre navigateur et rendez-vous sur le site de test officiel : 

    https://test.joindns4.eu

    Si la configuration est correcte, le site indiquera que vous utilisez bien DNS4EU. Si ce n’est pas le cas, vérifiez que vous avez renseigné la bonne adresse DNS, que vous avez supprimé les anciens serveurs DNS si nécessaire, puis redémarrez votre navigateur ou reconnectez votre réseau. 

    Conclusion 

    Installer DNS4EU sur vos appareils est une solution simple pour renforcer la sécurité et la confidentialité de votre connexion Internet. En choisissant le profil adapté à vos besoins, vous pouvez limiter l’accès aux sites malveillants, activer un contrôle parental ou réduire certains contenus publicitaires. 

    Grâce à ce guide, vous pouvez configurer DNS4EU sur vos téléphones, ordinateurs et navigateurs, tout en bénéficiant d’un service DNS européen orienté vers la protection de la vie privée. 

    Ariovis, votre expert informatique pour sécuriser votre réseau 

    Changer de DNS est une première étape vers une meilleure protection de votre réseau. Toutefois, la sécurité informatique ne s’arrête pas à la configuration DNS : elle implique aussi la gestion des accès, la protection des équipements, la supervision et la sécurisation des infrastructures. 

    Ariovis accompagne les entreprises et les organisations dans leurs projets IAM et Zero Trust : gouvernance des identités, sécurisation des accès, PAM, autorisation fine et protection des environnements AD et Entra ID.

    Pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé, contactez nous ou visitez notre site ariovis.fr 

  • Téléphone volé, votre vrai cauchemar commence après

    Téléphone volé, votre vrai cauchemar commence après

    Mise en situation

    Imaginez-vous, vous sortez un soir, tout se passe bien. Vous marchez dans la rue à contempler l’architecture d’une nouvelle ville. Puis, sans que vous ne le voyiez venir, une silhouette se rapproche dans votre dos. Un geste rapide, presque furtif, et avant même que vous ne réalisiez ce qui se passe, votre téléphone n’est plus dans votre poche. 😬

    Vous paniquez, cherchez à repérer le voleur dans la foule, mais sans succès.

    Le stress monte d’un coup. Vous êtes dans un endroit que vous ne connaissez pas, sans téléphone pour vous repérer, sans aucune idée de comment rentrer.

    Et au-delà de l’appareil lui-même, c’est tout ce qu’il contenait qui vous traverse l’esprit : vos photos, vos messages, vos accès aux comptes, toutes vos données personnelles, entre les mains de quelqu’un d’autre.

    Il faut aussi penser au dépôt de plainte. Vous devez vous rendre au commissariat le plus proche, raconter les faits, donner l’heure, le lieu, la description, le modèle du téléphone, parfois sans même savoir précisément où vous êtes. Ce n’est pas juste désagréable, ça vient s’ajouter à une situation déjà bien assez stressante.

    Vous rentrez enfin chez vous. Et là, heureusement que vous avez un PC connecté à votre portée de main : vous verrouillez votre téléphone à distance, et le voleur ne peut plus rien y faire.

    J’ai bien dit votre PC connecté. Imaginez maintenant l’inverse : ce PC n’est pas connecté, et il ne vous reste qu’un vieux téléphone oublié au fond d’un placard pour essayer de vous reconnecter à votre compte Google, Proton, et j’en passe.

    C’est là que le vrai problème apparaît : ce n’est pas le vol du smartphone en lui-même qui pose souci. C’est que ce smartphone est aussi votre passe-partout, votre identité de connexion.

    Si vous mettez le même mot de passe partout, ou si vous ne dépassez pas le stade d’un mot de passe tout simple niveau sécurité, vous n’allez sans doute pas vous reconnaître dans tout ça. Mais restez, la suite vous concerne quand même.

    Si vous avez donc activé la double authentification sur votre smartphone volé, à travers une clé, une application 2FA comme Proton Authenticator, Aegis, Google Authenticator… ou votre numéro de téléphone enregistré pour recevoir un code à 6 chiffres, c’est le mur face à vous. Vous ne pouvez plus vous connecter à votre/vos compte(s).

    La bonne nouvelle, c’est que ce mur, vous pouvez le préparer à l’avance. Voici les trois filets de sécurité que je vous conseille de mettre en place, maintenant, pas le jour où ça vous arrive.

    La double sécurité, l’avantage qu’on oublie trop souvent

    La double authentification protège contre le vol de mot de passe. Mais elle a un angle mort qu’on ignore trop souvent : si elle repose entièrement sur un seul appareil, votre téléphone, alors ce téléphone devient votre unique point de défaillance.

    Et c’est là le vrai message de cet article :

    Si vous n’avez que votre téléphone comme moyen d’authentification, alors c’est vous la faille.

    Pas votre mot de passe. Pas le service que vous utilisez. Vous, et le choix d’avoir tout misé sur un seul appareil.

    L’idée, c’est de répartir vos moyens de preuve d’identité sur au moins deux appareils différents, pas deux fois le même type. Concrètement, ça peut être une combinaison parmi :

    • Un ordinateur (session déjà connectée, ou clé d’accès enregistrée)
    • Une clé physique de sécurité (YubiKey ou équivalent)
    • Un numéro de téléphone (par SMS, en dernier recours uniquement)
    • Une authentification sans mot de passe / biométrie (passkey, empreinte digitale)
    • Une application 2FA (AegisProton Authenticator, Google Authenticator…)
    • Une lettre scellée avec vos mots de passe ou codes de secours, en notant la date, leur durée de validité si elle existe, le lien et le nom du site concerné

    L’avantage, c’est que la perte d’un seul de ces appareils ne vous bloque jamais. Si votre téléphone disparaît, votre ordinateur ou votre clé physique prend le relais. C’est le même principe que le compte de secours du chapitre suivant, mais appliqué à chaque appareil de la chaîne, pas seulement au compte.

    Les codes de secours (backup codes)

    La plupart des services sérieux (Google, Proton, GitHub, votre gestionnaire de mots de passe…) génèrent une liste de codes de secours à usage unique quand vous activez la double authentification. C’est souvent caché dans les paramètres de sécurité, et c’est souvent ignoré. 🙈

    Ces codes vous permettent de vous connecter une seule fois, sans votre téléphone, sans votre clé, sans rien d’autre. Le hic, c’est qu’il faut les avoir sous la main au moment où vous en avez besoin, donc pas dans un fichier texte sur le bureau de l’ordinateur que vous n’avez pas avec vous.

    Ce que je fais : je les imprime, ou je les note à la main, et je les range dans un endroit physique sûr (pas dans mon portefeuille, à côté du téléphone qui vient justement de se faire voler). Un coffre, un tiroir chez un proche, ce que vous voulez, mais pas avec vous au quotidien.

    Une clé de sécurité physique (FIDO2 / YubiKey)

    Si vous voulez aller plus loin que les simples codes, une clé de sécurité physique (YubiKey, ou équivalent compatible FIDO2/U2F) est une excellente seconde clé. Le principe : vous en achetez deux, vous en enregistrez une que vous gardez sur vous, vous laissez l’autre planquée chez vous ou chez quelqu’un de confiance.

    Si la première disparaît avec votre téléphone, ou même seule, la deuxième vous permet de continuer à vous connecter normalement, et surtout de révoquer l’accès à celle qui a été volée.

    C’est un petit investissement, mais c’est largement le plus solide des trois filets, parce que contrairement aux codes papier, on ne peut pas vous la voler en même temps que votre téléphone.

    Une clé de sécurité physique YubiKey

    Un compte ou contact de confiance

    Certains services proposent un système de contact de confiance ou de récupération de compte (Google a son contact de confiance, Apple a son contact de récupération, Proton a sa procédure dédiée). Le principe est simple : une personne que vous désignez peut vous aider à prouver que c’est bien vous, même sans accès à votre 2FA.

    Ce n’est pas magique, ça prend parfois plusieurs jours de vérification, mais ça reste une porte de sortie quand les deux solutions précédentes n’ont pas été préparées à temps.

    Et si ça vous arrive sans rien de tout ça

    Si vous n’avez rien préparé et que ça vous arrive, ne paniquez pas, mais soyez méthodique :

    1. Verrouillez et localisez votre téléphone à distance dès que possible, depuis n’importe quel appareil connecté à votre compte.
    2. Lancez les procédures de récupération de compte de chaque service, une par une, même si elles sont longues.
    3. Changez vos mots de passe principaux depuis un appareil sain, en commençant par votre messagerie principale, c’est souvent la clé de tout le reste.
    4. Désactivez ou révoquez les anciennes méthodes 2FA liées au téléphone volé, dès que vous avez de nouveau accès.

    Petite checklist à faire maintenant, pas demain

    • Générer et imprimer ses codes de secours pour ses comptes principaux
    • Enregistrer une seconde méthode 2FA (clé physique ou autre appareil)
    • Configurer un contact ou une procédure de récupération
    • Vérifier que sa messagerie principale a, elle aussi, ces trois filets

    Le vol de téléphone, on ne le contrôle pas. Mais l’accès à votre identité numérique, si. 💪

  • Agentic IAM Runtime Architecture Blueprint : une lecture côté utilisateur

    Agentic IAM Runtime Architecture Blueprint : une lecture côté utilisateur

    Disclaimer : article
    rédigé en juin 2026 sur un sujet en constante évolution. Il témoigne des idées
    qui font actuellement consensus. L’émergence de nouveaux patterns (Aauth, AI
    gateway, etc.) et leur impact sur l’architecture – façon 0 trust – proposée ici
    peut être à revoir.

    Une architecture IAM orientée
    agents ne peut plus être dessinée uniquement comme une succession de composants
    techniques. Elle doit raconter un parcours : celui d’un utilisateur, d’un
    service ou d’un agent qui veut réaliser une action, et celui des contrôles qui
    accompagnent cette action jusqu’à la ressource.

    Le schéma proposé part de cette
    idée simple : une action agentique n’est jamais seulement un appel technique.
    C’est une combinaison d’identité, de contexte, de politique, de posture,
    d’enforcement et d’audit.

    L’objectif n’est donc pas d’opposer les briques entre elles. Au contraire, l’enjeu est de montrer comment elles se complètent : Netwrix Identity Manager pour la gouvernance, Netwrix 1Secure pour la visibilité et la posture, Ping Identity pour l’authentification, HashiCorp pour les secrets, Axiomatics pour la décision d’autorisation, Apigee pour
    l’enforcement API, et Ariovis pour assembler cette trajectoire en architecture cohérente.

    Alternative Microsoft (la
    précédente image étant bâtie à partir des partenaires technologiques de
    Ariovis) :

    Le point de départ : une
    demande utilisateur

    Imaginons un utilisateur métier
    qui demande à un agent IA de préparer une analyse client.

    L’agent doit peut-être consulter
    une application interne, appeler une API, interroger une base documentaire,
    utiliser un outil MCP, puis restituer une synthèse. Pour l’utilisateur,
    l’expérience doit rester fluide. Il ne veut pas voir toute la mécanique de
    sécurité. Il veut que l’agent accomplisse la tâche attendue.

    Mais côté architecture, plusieurs
    questions doivent être traitées sans ambiguïté.

     

    1. La fondation : identité et
    gouvernance

    La première zone du schéma est la
    Identity & Governance Foundation.

    Elle regroupe les identités
    humaines, les services, les workloads et les agents. Le choix de parler de Non-Human
    Identity Governance
    est important : on ne parle pas seulement d’un “agent”
    isolé, mais de l’ensemble des identités non humaines qui participent à
    l’exécution.

    Dans cette zone, Netwrix
    Identity Manager
    porte la fondation IAG :

    • gouvernance des identités ;
    • cycle de vie ;
    • ownership ;
    • accès approuvés ;
    • séparation des tâches ;
    • revues ;
    • gouvernance des identités non humaines.

    L’idée est de savoir, avant même
    l’exécution, si l’agent ou le service est légitime dans l’organisation. Qui en
    est responsable ? Quel est son périmètre ? Quels accès ont été accordés ? Quels
    accès doivent être revus ?

    À côté, Ping Identity
    porte l’authentification non humaine. Il répond à la question de la preuve
    d’identité au runtime.

    HashiCorp intervient sur
    les secrets et credentials. L’agent ou le service ne doit pas manipuler des
    secrets de manière opaque ou non maîtrisée.

    Cette première zone ne prend pas
    toute la décision runtime, mais elle donne une base indispensable : sans
    identité gouvernée, sans authentification fiable et sans secrets maîtrisés,
    l’autorisation contextuelle repose sur du sable.

    2. La décision : politique et
    autorisation runtime

    La deuxième zone est le cœur du
    schéma : Policy & Runtime Decision.

    C’est ici que Axiomatics
    est positionné comme moteur de décision. Deux briques sont importantes autour
    du PDP :

    Advanced Policy Management,
    pour modéliser les règles d’autorisation fines.
    Policy Governance, pour gérer, maintenir et faire évoluer ces règles
    dans le temps.

    Au centre, le bloc Runtime
    Authorizations
    représente le PDP, le Policy Decision Point.

    Quand l’agent veut agir, un point
    d’enforcement appelle Axiomatics avec un contexte. Ce contexte ne se limite pas
    à un rôle ou à un scope Aauth. Il combine plusieurs dimensions :

    C’est là que le schéma devient
    intéressant. La décision n’est pas seulement : “cet agent a-t-il un droit ?”

    Elle devient : “cette action
    précise est-elle acceptable dans ce contexte précis ?”

    Par exemple :

    • l’agent peut lire une donnée, mais pas l’exporter ;
    • il peut appeler un outil MCP, mais pas avec
      certains paramètres ;
    • il peut accéder à une API, mais uniquement dans un
      environnement approuvé ;
    • il peut obtenir une réponse, mais avec masquage de
      certains champs ;
    • il peut poursuivre, mais avec un niveau d’audit
      renforcé.

    Cette zone centrale explique
    pourquoi l’IAG reste essentielle sans être le seul mécanisme. L’IAG donne la
    légitimité structurée. Le PDP traite la décision contextuelle au moment de
    l’usage.

     

    3. La visibilité : posture,
    découverte et audit

    Le schéma place une couche Audit,
    Visibility & Posture
    en haut, parce que ces capacités ne sont pas
    uniquement des fonctions de reporting. Elles alimentent le reste de
    l’architecture.

    Netwrix 1Secure est
    positionné sur :

    • la découverte ;
    • les insights ;
    • la posture ;
    • le risque ;
    • l’observabilité autour des agents et expositions.

    Netwrix Identity Manager
    est positionné sur :

    • Access & Authorization Audit & Insights ;
    • Administration Audit ;
    • Dashboards & Alerts ;
    • Governance Audit Trails.

    C’est une distinction importante.
    La visibilité n’est pas monolithique. Une partie relève de la posture et de
    l’exposition. Une autre relève de la gouvernance, de l’administration et des
    traces d’autorisation.

    Dans le parcours utilisateur,
    cette couche sert à répondre après coup, mais aussi à enrichir les décisions
    suivantes :

    Pourquoi l’agent a-t-il été autorisé ?
    Quelle politique a été appliquée ?
    Quel contexte de risque existait ?
    Quel propriétaire est responsable ?
    Faut-il revoir l’accès ?
    Faut-il déclencher une action corrective ?

    4. L’enforcement : là où
    l’architecture reste volontairement ouverte

    La troisième zone du schéma est Enforcement
    & Consumption
    .

    Elle contient les contrôles
    proches de l’usage :

    • Input Guardrails ;
    • Data Access Controls ;
    • MCP & API Controls ;
    • Tool / Parameter Controls ;
    • Output Guardrails.

    Elle montre aussi Apigee
    comme API Gateway / Enforcement Point.

    Mais le message n’est pas : “tout
    passera toujours par une API Gateway”. Le message est plus nuancé : à date,
    l’API gateway reste un point d’enforcement naturel pour beaucoup de flux. Mais
    selon les architectures, d’autres points deviennent tout aussi importants : AI
    gateway, MCP gateway, agent framework, MCP server, SDK d’enforcement, data
    access layer.

    C’est pour cela que le schéma
    ajoute une bande en bas : Distributed PEP Fabric.

    Ces PEPs ne remplacent pas le
    PDP. Ils l’appellent. Ils collectent le contexte, demandent une décision, puis
    appliquent le résultat.

    Dans une architecture plus
    mature, certains flux passeront probablement davantage par des AI gateways ou
    des MCP gateways que par des API gateways classiques. Le schéma garde donc
    Apigee comme brique concrète, mais il ne ferme pas l’architecture autour d’Apigee
    uniquement.

    C’est un point clé : le schéma
    est une recommandation d’architecture à date, pas une prophétie figée.

    Le parcours complet, vu
    simplement

    Reprenons notre utilisateur qui
    demande à un agent de produire une analyse.

    L’utilisateur est connu. L’agent
    est gouverné. Le service qui l’exécute est identifié. Les secrets sont
    récupérés proprement. L’agent prépare son action et passe par un point
    d’enforcement : par exemple Apigee, une AI/MCP gateway ou un SDK.

    Ce PEP rassemble le contexte :

    • Qui demande ?
    • Quel agent agit ?
    • Pour quelle ressource ?
    • Quelle action ?
    • Quelle sensibilité ?
    • Quel environnement ?
    • Quel risque ?

    Il appelle Axiomatics.

    Axiomatics applique les
    politiques. Il peut s’appuyer sur les attributs d’identité, les règles de
    gouvernance, le contexte de posture, la sensibilité de la donnée ou les
    paramètres de l’action.

    La décision revient au PEP.

    Le PEP applique : autoriser,
    refuser, limiter, masquer, journaliser, ou déclencher un workflow.

    L’action atteint alors une
    ressource protégée : MCP server, API, application, service ou data source.

    En parallèle, les événements
    remontent vers les couches d’observabilité et d’audit. Ils alimentent les
    tableaux de bord, les traces de gouvernance, les revues et les éventuelles
    actions correctives.

     

    Ce qu’il faut retenir

    Le schéma présenté en haut de l’article n’a pas vocation à figer une architecture une fois pour toutes. Il propose une lecture pragmatique d’une
    architecture agentique recommandée aujourd’hui : une fondation IAG solide, une
    décision runtime centralisée et gouvernée, et des points d’enforcement
    distribués.

    La valeur vient de l’assemblage.
    Netwrix Identity Manager structure la légitimité.
    Netwrix 1Secure apporte la visibilité et les signaux de posture.
    Ping Identity authentifie.
    HashiCorp protège les secrets.
    Axiomatics décide.
    Apigee applique sur les flux API.
    Les autres PEPs étendent l’enforcement vers les agents, MCPs, SDKs et couches
    de données.

    C’est cette articulation qui
    permet de garder une expérience utilisateur fluide tout en contrôlant
    précisément ce que les agents peuvent réellement faire.

  • Mois des Fiertés : pourquoi la confiance et le respect font partie de l’ADN d’Ariovis

    Mois des Fiertés : pourquoi la confiance et le respect font partie de l’ADN d’Ariovis

    Dans la cybersécurité, nous passons nos journées à protéger les systèmes contre les risques. Nous aidons les organisations à sécuriser leurs infrastructures, leurs données et leurs activités face à des menaces toujours plus complexes.

    Mais la confiance ne se limite pas aux systèmes d’information.

    Elle se construit aussi entre les personnes.

    Chez Ariovis, nous sommes convaincus qu’un environnement de travail fondé sur le respect, l’écoute et la liberté d’être soi-même est un levier essentiel de performance, d’innovation et d’épanouissement professionnel.

    Le Mois des Fiertés est l’occasion de rappeler cette conviction.

    S’il est aujourd’hui célébré dans de nombreux pays, c’est parce que les personnes LGBTQIA+ continuent de faire face à des discriminations, y compris dans le monde professionnel. Pour beaucoup, parler librement de leur vie personnelle, de leur conjoint·e ou simplement être eux-mêmes au travail reste encore source d’appréhension.

    Ces réalités nous rappellent qu’une entreprise a un rôle à jouer dans la construction d’environnements professionnels respectueux, sûrs et ouverts à tous·tes.

    La responsabilité d’une entreprise ne s’arrête pas à ses services

    Les enjeux de cybersécurité évoluent rapidement. Les organisations doivent s’adapter, innover et attirer les meilleurs talents pour relever des défis toujours plus complexes.

    Mais cette capacité d’innovation dépend avant tout des personnes qui composent les équipes.

    C’est pourquoi notre démarche RSE s’appuie sur une conviction forte : chaque collaborateur·trice doit pouvoir évoluer dans un environnement où il est respecté·e, reconnu·e pour ses compétences et libre d’exprimer pleinement son potentiel.

    Cette approche se traduit par plusieurs engagements :

    • Favoriser l’égalité des chances ;

    • Encourager la diversité des profils et des parcours ;

    • Prévenir toute forme de discrimination ;

    • Développer une culture d’entreprise basée sur le respect et l’écoute ;

    • Créer un cadre de travail où chacun peut s’exprimer librement et être reconnu pour ses compétences.

    Parce qu’au-delà des expertises techniques, ce sont aussi les conditions de travail et la qualité des relations humaines qui permettent à chacun de donner le meilleur de lui-même.

    La diversité comme moteur de performance

    Dans les métiers de la cybersécurité et du numérique, la diversité n’est pas uniquement une question de représentation.

    Elle constitue un véritable avantage stratégique.

    Des équipes composées de profils variés apportent des visions complémentaires, enrichissent les réflexions et permettent d’aborder les problématiques sous différents angles.

    Cette pluralité favorise l’innovation, améliore la prise de décision et contribue à construire des solutions plus adaptées aux réalités des organisations que nous accompagnons.

    Les cybermenaces évoluent en permanence. Pour y répondre efficacement, nous avons besoin de talents capables de remettre en question les certitudes, d’identifier des angles morts et de proposer de nouvelles approches.

    La richesse des parcours, des expériences et des sensibilités contribue directement à cette capacité d’adaptation.

    La confiance, une valeur essentielle en cybersécurité comme dans les relations humaines

    La cybersécurité repose sur un principe fondamental : la confiance.

    Les organisations nous confient la protection de leurs données, de leurs infrastructures et parfois de leurs activités les plus critiques.

    Cette confiance ne peut exister sans transparence, écoute et respect.

    Nous pensons que ces mêmes principes doivent également guider les relations humaines au sein de l’entreprise.

    Créer un environnement où chacun peut être lui-même, sans avoir à masquer son identité ou ses différences, participe à construire cette confiance au quotidien.

    Car une équipe dans laquelle les collaborateur·trices se sentent respecté·es et écouté·es est une équipe qui communique mieux, collabore davantage et ose exprimer ses idées.

    Cette sécurité psychologique est essentielle. Elle favorise la circulation de l’information, la créativité, l’engagement et la capacité à relever collectivement les défis auxquels nous faisons face.

    Un engagement qui dépasse le Mois des Fiertés

    Le Mois des Fiertés permet de célébrer les avancées réalisées, mais aussi de rappeler que l’égalité et le respect ne doivent jamais être considérés comme acquis.

    Pour nous, ces sujets ne se limitent pas à une prise de parole ponctuelle ou à une action symbolique.

    Ils s’inscrivent dans une démarche continue visant à promouvoir un numérique plus responsable, plus ouvert et plus respectueux des individus.

    Chez Ariovis, nous croyons qu’un environnement professionnel fondé sur la confiance et le respect n’est pas seulement une question de valeurs : c’est aussi une condition nécessaire pour attirer les talents, favoriser l’innovation et construire des organisations plus solides.

    Construire un avenir numérique plus sûr passe également par la création d’environnements professionnels où chacun a sa place, où les différences sont respectées et où les compétences peuvent pleinement s’exprimer.

    C’est cette vision que nous continuerons à porter, pendant le Mois des Fiertés et tout au long de l’année.

  • Utiq : la publicité post-cookies est-elle vraiment plus respectueuse de la vie privée ?

    Utiq : la publicité post-cookies est-elle vraiment plus respectueuse de la vie privée ?

    Les cookies tiers sont en train de disparaître.
    Le tracking publicitaire, lui, est toujours bien vivant.

    Depuis plusieurs mois, une technologie appelée Utiq se déploie discrètement sur de nombreux sites européens. Son objectif : permettre aux annonceurs de continuer à reconnaître les internautes à travers un identifiant associé à leur connexion Internet.

    Pour ses promoteurs, il s’agit d’une solution plus transparente et plus respectueuse de la vie privée.

    Pour ses détracteurs, c’est au contraire l’illustration d’une tendance plus large : celle d’une industrie publicitaire qui cherche de nouveaux moyens de contourner les limitations imposées aux cookies tiers.

    Le sujet est suffisamment sensible pour attirer l’attention de chercheurs en cybersécurité, de défenseurs de la vie privée et d’autorités de protection des données.

    Pourquoi cette technologie suscite-t-elle autant de débats ? Quel rôle jouent réellement les opérateurs télécoms ? Les utilisateurs comprennent-ils ce qu’ils acceptent ? Et comment vérifier si l’on est concerné ?

    Décryptage et explications pour vous protéger.

    Le pistage publicitaire : retour sur la réglementation européenne

    Le débat autour d’Utiq ne peut être compris sans revenir sur l’évolution de la réglementation européenne.

    Dès 2002, la directive ePrivacy impose que les utilisateurs soient informés avant le dépôt de certains traceurs sur leurs appareils. Le RGPD, entré en application en 2018, renforce ensuite cette logique en exigeant que le consentement soit libre, spécifique, éclairé et univoque.

    En France, la CNIL a progressivement durci sa doctrine. Les éditeurs de sites doivent désormais permettre aux internautes de refuser les cookies aussi facilement qu’ils peuvent les accepter. Le consentement implicite n’est plus considéré comme valide et les entreprises doivent être capables de démontrer qu’un accord a effectivement été donné.

    Cette évolution réglementaire a profondément fragilisé le modèle économique historique de la publicité ciblée.

    La fin annoncée des cookies tiers

    Pendant près de vingt ans, les cookies tiers ont permis aux plateformes publicitaires de suivre les internautes d’un site à l’autre afin de construire des profils publicitaires détaillés.
    Mais plusieurs évolutions ont remis ce système en question :
    • le renforcement de la réglementation européenne ;
    • les restrictions imposées par Safari et Firefox ;
    • la disparition progressive des cookies tiers dans les principaux navigateurs ;
    • une défiance croissante des internautes envers le tracking publicitaire.
    Face à cette situation, l’industrie publicitaire a lancé une course aux alternatives. Utiq est l’une des réponses les plus ambitieuses à cette transformation.

    Utiq, l’alternative portée par les opérateurs télécoms

    Utiq est une entreprise fondée par plusieurs grands opérateurs européens, dont Orange, Vodafone, Deutsche Telekom et Telefónica. Son ambition est de proposer une alternative aux cookies tiers en s’appuyant sur un identifiant publicitaire pseudonymisé, généré après le consentement de l’utilisateur.

    Contrairement aux mécanismes traditionnels de tracking reposant principalement sur le navigateur, Utiq s’appuie en partie sur l’infrastructure des opérateurs télécoms pour permettre aux annonceurs de reconnaître un utilisateur sur les sites partenaires et de mesurer l’efficacité de leurs campagnes publicitaires.

    En France, le dispositif est compatible avec plusieurs opérateurs majeurs, parmi lesquels Orange, SFR, Bouygues Telecom, Sosh, RED by SFR et Free, selon le type de connexion (mobile ou fixe). Cette implication directe des opérateurs constitue l’une des principales spécificités du modèle Utiq.

    Selon l’entreprise, cette approche permettrait d’offrir une publicité ciblée plus transparente, plus respectueuse de la vie privée et mieux contrôlée par les utilisateurs que les méthodes historiques basées sur les cookies tiers.

    C’est précisément cette promesse qui fait aujourd’hui débat.

    Pourquoi Utiq suscite-t-il autant de critiques ?

    Une frontière brouillée entre télécommunications et publicité
    La première critique concerne la gouvernance du système.
    Les opérateurs télécoms occupent historiquement une position particulière dans l’écosystème numérique. Ils fournissent l’accès au réseau et entretiennent une relation contractuelle directe avec leurs abonnés.
    Avec Utiq, ces mêmes acteurs deviennent également des intermédiaires de l’identification publicitaire.
    Même si Utiq affirme ne pas partager directement les données personnelles des abonnés avec les annonceurs, cette évolution soulève une question fondamentale :
    Les infrastructures réseau doivent-elles devenir des infrastructures publicitaires ?
    Pour de nombreux observateurs, le véritable sujet n’est pas tant la technologie utilisée que le changement de rôle des opérateurs eux-mêmes.
    Un déficit de transparence
    La plupart des internautes savent aujourd’hui ce qu’est un cookie.
    En revanche, très peu connaissent Utiq.
    Or, sur de nombreux sites partenaires, l’activation d’Utiq apparaît au sein des interfaces de consentement aux côtés de dizaines d’autres partenaires publicitaires.
    D’un point de vue juridique, la question devient alors celle du consentement éclairé.
    Un utilisateur comprend-il réellement :
    • ce qu’est Utiq ;
    • le rôle de son opérateur télécom ;
    • la nature de l’identifiant généré ;
    • les conséquences de son acceptation ?
    L’existence d’un consentement n’est pas nécessairement remise en cause. En revanche, la qualité de l’information délivrée aux utilisateurs fait aujourd’hui débat.
    Le sujet sensible du CNAME Cloaking
    Une autre critique concerne la manière dont Utiq est intégré sur certains sites.
    Plusieurs médias utilisent des sous-domaines tels que :

    utiq.bfmtv

    • utiq.lefigaro

    utiq

    utiq – rapport francais

    • ou d’autres variantes similaires.

    Ces sous-domaines pointent ensuite vers l’infrastructure technique d’Utiq.
    Cette approche, connue dans l’industrie sous le nom de CNAME Cloaking, consiste à faire apparaître un service tiers comme s’il appartenait directement au site visité.
    La technique n’est pas illégale en elle-même. Elle est utilisée depuis plusieurs années pour différentes raisons techniques.
    Cependant, ses détracteurs estiment qu’elle complique l’identification des trackers par certains outils de protection de la vie privée et réduit la visibilité de l’intermédiaire réellement impliqué dans le traitement.
    Des identifiants plus persistants que de simples cookies
    La documentation d’Utiq indique explicitement l’utilisation de plusieurs mécanismes destinés à conserver des informations d’identification et de consentement.
    L’objectif affiché est d’éviter de recréer systématiquement un nouvel identifiant à chaque visite.
    Pour les défenseurs de la vie privée, cette persistance constitue précisément l’un des sujets de préoccupation.
    L’argument avancé est simple : remplacer les cookies tiers n’a de sens que si les nouvelles méthodes réduisent réellement les capacités de suivi.
    Or, lorsqu’un identifiant est conçu pour rester stable dans le temps, certains considèrent que le problème fondamental demeure.
    Le cas particulier des connexions partagées
    Autre sujet rarement évoqué dans les débats sur la publicité ciblée : la connexion Internet fixe.
    Certaines documentations partenaires indiquent que, dans le cadre d’une connexion résidentielle, plusieurs membres d’un même foyer peuvent être associés à la même connexion utilisée pour générer l’identifiant publicitaire.
    Cette situation diffère fortement des mécanismes traditionnels basés sur un navigateur ou un appareil individuel.
    Elle pose une question inédite :
    Le consentement est-il réellement individuel lorsque plusieurs personnes utilisent la même connexion Internet ?

    Le point le plus sensible : la révocation du consentement

    Le RGPD prévoit un principe fondamental : retirer son consentement doit être aussi simple que le donner.
    Utiq met en avant son portail dédié, le ConsentHub, qui permet aux utilisateurs de consulter et de gérer leurs préférences.
    Sur le papier, cette centralisation constitue même un argument positif.
    Dans la pratique, plusieurs critiques émergent :
    • l’utilisateur doit connaître l’existence du portail ;
    • il doit comprendre que son consentement est lié à Utiq ;
    • il doit parfois effectuer des démarches distinctes pour sa connexion mobile et sa connexion fixe ;
    • certains paramètres ne sont pas directement accessibles depuis le site où le consentement a été initialement donné.
    Le débat porte donc moins sur l’existence d’un mécanisme de retrait que sur sa visibilité et sa simplicité d’utilisation.

    Comment vérifier et gérer son consentement Utiq ?

    Pour les utilisateurs souhaitant savoir s’ils ont donné leur accord à Utiq, le premier réflexe consiste à consulter le portail officiel :

    https://consenthub.utiq.com

    Depuis ce portail, il est possible de :
    • vérifier l’état de son consentement ;
    • suspendre ou retirer son accord ;
    • gérer séparément certaines connexions fixes ou mobiles selon les cas.
    Les utilisateurs les plus soucieux de leur confidentialité peuvent également compléter cette démarche avec :
    • un bloqueur de contenu comme uBlock Origin ;
    • des listes de filtres spécifiques bloquant les domaines Utiq ;
    • un navigateur limitant le tracking ;
    • un VPN, qui réduit certaines capacités d’identification liées à l’adresse IP.
    Ces outils ne remplacent toutefois pas la gestion du consentement lorsqu’un utilisateur a déjà accepté le dispositif.

    Une controverse révélatrice de l’avenir de la publicité numérique

    L’affaire Utiq dépasse largement le cas d’une seule entreprise.
    Elle révèle une tension croissante entre deux objectifs contradictoires : préserver le financement de nombreux services en ligne grâce à la publicité ciblée tout en répondant aux exigences croissantes de protection de la vie privée.
    La disparition progressive des cookies tiers n’a pas mis fin à la course à l’identification des internautes. Elle a simplement ouvert une nouvelle phase d’innovation où chaque solution revendique un meilleur équilibre entre performance publicitaire et respect des utilisateurs.
    La question reste ouverte : une technologie peut-elle être considérée comme plus respectueuse de la vie privée simplement parce qu’elle remplace les cookies, ou faut-il également s’interroger sur son niveau réel de transparence, de contrôle et de gouvernance ?
    C’est précisément sur ce terrain que se joue aujourd’hui le débat autour d’Utiq.

     

  • Et si l’IAG devenait enfin la tour de contrôle de l’identité ?

    Et si l’IAG devenait enfin la tour de contrôle de l’identité ?

    Pendant longtemps, les programmes IAM ont été pensés comme des assemblages d’outils.
    Un annuaire d’un côté. Un SSO de l’autre. Un PAM à part. Et, au milieu, une gouvernance des identités souvent perçue comme un sujet de conformité, utile pour les campagnes de revue d’accès, mais loin des décisions d’accès réelles.
    Cette lecture ne tient plus.
    Aujourd’hui, les entreprises doivent gérer des collaborateurs, des prestataires, des comptes techniques, des API, des machines, des partenaires, demain des agents IA. Dans ce contexte, l’identité ne peut plus être un stock d’informations recopiées d’un système à l’autre. Elle doit devenir une capacité d’orchestration.
    C’est là que l’IAG change de statut.
    Non plus simple outil de gouvernance documentaire.
    Non plus simple moteur de workflow joiner-mover-leaver.
    Mais véritable tour de contrôle de l’identité.


    Le vrai problème : trop de décisions d’accès sont encore dispersées

    Dans beaucoup d’organisations, les droits sont encore décidés ou reconstruits à plusieurs endroits :
    • dans les applications ;
    • dans des groupes techniques ;
    • dans des règles locales peu documentées ;
    • dans des scripts ;
    • parfois même dans des fichiers Excel.
    Résultat : les rôles dérivent, les exceptions s’accumulent, les revues d’accès deviennent pénibles, et personne ne sait vraiment où se prend la décision.
    Le coût de cette situation n’est pas seulement technique. Il est aussi opérationnel et métier :
    • les onboardings ralentissent ;
    • les retraits d’accès prennent trop de temps ;
    • les projets redéveloppent leur propre logique d’habilitation ;
    • le privilège reste souvent trop permanent ;
    • les audits révèlent surtout une absence de lisibilité.
    Le sujet n’est donc plus seulement “qui a accès à quoi ?”.
    Le vrai sujet est : où s’organise l’intelligence de l’accès ?

    L’IAG comme point de contrôle, pas seulement comme point de passage

    Chez Ariovis, nous défendons une idée simple : l’IAG doit redevenir central, mais pas centralisateur.
    La nuance est essentielle.
    Il ne s’agit pas de faire de l’IAG un monolithe qui stocke tout, réplique tout et décide de tout.
    Il s’agit d’en faire le point où l’on structurequalifie et gouverne l’information d’identité utile aux décisions.
    Autrement dit, l’IAG devient la couche qui :
    • consolide les bonnes données ;
    • qualifie les rôles, attributs et relations utiles ;
    • met en cohérence les règles de gouvernance ;
    • éclaire les décisions d’accès ;
    • prépare l’automatisation ;
    • et alimente, au bon moment, les bons mécanismes d’application.
    C’est une logique de tour de contrôle : elle n’ouvre pas toutes les portes elle-même, mais elle permet que les bonnes décisions soient prises, au bon endroit, avec le bon niveau de contexte.

    Sortir d’une logique de réplication

    L’un des héritages les plus coûteux de l’IAM historique, c’est la copie.
    On copie l’identité dans les applications.
    On copie les rôles dans des annuaires secondaires.
    On copie les attributs dans des bases locales.
    Puis on essaie de réconcilier l’ensemble.
    Cette approche donne une illusion de maîtrise, mais elle produit surtout de la dette.
    À l’inverse, une approche moderne consiste à considérer l’identité comme une information orchestrée, consommée dynamiquement selon les usages. L’enjeu n’est plus d’avoir partout la même copie, mais d’avoir partout la bonne décision, fondée sur une information fiable, gouvernée et exploitable.
    C’est précisément ce basculement qui permet de passer d’un IAM centré sur la réplication à un IAM centré sur l’orchestration.


    Le trio à clarifier : information, décision, application

    Une architecture d’identité mature distingue clairement trois rôles.
    D’abord, il faut un endroit où l’on prépare l’information utile : rôles, attributs, statut, contexte, relations, signaux, périmètres.
    Ensuite, il faut un endroit où l’on prend la décision d’accès.
    Enfin, il faut un endroit où cette décision est appliquée.
    Tant que ces trois responsabilités restent mélangées, l’organisation subit :
    • des règles incohérentes ;
    • des circuits opaques ;
    • des exceptions difficiles à gouverner ;
    • une explosion du RBAC ;
    • et des intégrations fragiles.
    Quand elles sont clarifiées, l’IAG peut pleinement jouer son rôle : devenir le point d’information gouverné qui nourrit des décisions plus fines, plus auditables et plus évolutives.


    Pourquoi cela change aussi le PAM et l’Access Management

    Penser l’IAG comme tour de contrôle change immédiatement la lecture de deux autres domaines : l’Access Management et le PAM.

    Côté Access Management
    L’authentification ne suffit plus.
    Le SSO, le MFA ou l’accès conditionnel ne créent de valeur que s’ils s’appuient sur un contexte d’identité propre, gouverné et exploitable.
    Une politique d’accès n’est intelligente que si elle sait lire :
    • le bon statut utilisateur ;
    • le bon rôle ;
    • le bon niveau de risque ;
    • la bonne relation à la ressource ;
    • le bon contexte d’exécution.
    Sans cette colonne vertébrale, l’Access Management reste performant sur le front door, mais limité sur la finesse réelle des décisions.

    Côté PAM

    Le privilège ne peut plus être géré uniquement comme un coffre et une session.

    Bien sûr, les fondamentaux restent nécessaires : contrôle, traçabilité, rotation, supervision.

    Mais ils ne suffisent plus dans un monde où l’on cherche à réduire le privilège permanent, à introduire du JIT, à mieux gouverner les comptes techniques, et à articuler les accès sensibles avec le reste du modèle d’identité.
    Là encore, l’IAG a un rôle clé : qualifier les populations, structurer les droits, identifier les zones grises, soutenir les scénarios de privilège dynamique, et rendre le PAM plus lisible dans une architecture globale.


    Le bénéfice concret : moins de dette, plus de cohérence

    Quand l’IAG joue vraiment son rôle de tour de contrôle, les bénéfices sont très concrets.
    Les projets redéveloppent moins de logique locale.
    Les raccordements sont plus simples.
    Les revues d’accès deviennent plus pertinentes.
    Les scénarios JML sont plus robustes.
    Les cas de privilège sont mieux gouvernés.
    Les trajectoires Zero Trust deviennent enfin praticables.
    Surtout, l’entreprise gagne ce qui manque le plus souvent dans les programmes IAM : de la lisibilité.
    Et en IAM, la lisibilité n’est pas un luxe.
    C’est une condition de la sécurité durable.


    Ce que nous observons sur le terrain

    Dans les programmes que nous accompagnons, le vrai déclic n’arrive pas quand une organisation ajoute un outil de plus.
    Il arrive quand elle commence à poser les bonnes questions :
    • quelle information d’identité doit être gouvernée ici ?
    • quelle décision doit être prise là ?
    • quel composant applique réellement l’accès ?
    • où se trouvent les duplications inutiles ?
    • quels privilèges peuvent devenir temporaires ?
    • quels usages justifient une autorisation plus fine ?
    À partir de là, le programme IAM cesse d’être un catalogue de briques.
    Il devient une trajectoire d’architecture.
    Et c’est exactement à cet endroit qu’Ariovis apporte le plus de valeur : transformer un paysage d’identité fragmenté en lecture claire, progressive et exploitable.

    Cliquez sur l’image pour l’agrandir

    En conclusion

    L’IAG ne doit plus être regardée comme un sujet annexe de conformité.
    Elle peut devenir la tour de contrôle qui redonne de la cohérence à l’ensemble : identité, accès, autorisation et privilèges.
    Pas pour tout centraliser.
    Pas pour complexifier.
    Mais pour remettre de l’ordre dans la façon dont l’entreprise décide, applique et gouverne les accès.
    Dans un monde où l’identité devient le point de passage de presque tout, cette évolution n’est plus un raffinement d’architecte.
    C’est un choix de maturité.
  • Du coffre-fort à l’orchestration : pourquoi le PAM doit (enfin) sortir de son silo technique

    Du coffre-fort à l’orchestration : pourquoi le PAM doit (enfin) sortir de son silo technique

    Pendant des années, le Privileged Access Management (PAM) a fait bande à part. Un sujet critique, certes, mais cantonné à sa bulle technique. Entre spécialistes, on y parlait coffres-forts, gestion des secrets, sessions et traçabilité. Cette approche silotée a eu ses heures de gloire : elle a permis de colmater les brèches les plus évidentes et de reprendre la main sur les accès à hauts risques.

    Mais aujourd’hui, le modèle s’essouffle. Sécuriser l’exécution ne suffit plus ; il faut gouverner le privilège.

    Le privilège persistant : la véritable épée de Damoclès

    Le véritable risque cyber ne réside plus tant dans l’existence des droits d’administration que dans leur persistance. Nous faisons face à une prolifération silencieuse au sein des systèmes d’information : des comptes actifs en permanence, des droits élevés accordés « au cas où », ou encore des habilitations sensibles héritées d’un ancien poste et confortablement oubliées.

    Le danger est devenu une question de durée et de banalisation. C’est ici que le PAM historique capitule. S’il excelle à verrouiller l’accès à un instant T, il reste structurellement aveugle dès qu’il s’agit de questionner la légitimité de ce droit dans le temps. Sans une gouvernance globale, l’outil protège le flux, mais ne transforme pas le modèle d’accès.

    La conviction Ariovis : réintégrer le privilège dans le flux de l’identité

    Le privilège n’est pas une couche annexe en bout de chaîne : c’est une composante native du cycle de vie de l’identité. Un accès sensible ne doit plus être pensé comme une simple session technique à ouvrir, mais comme un droit à justifier, une durée à contraindre et un contexte à évaluer.

    Ce changement de paradigme fait basculer la sécurité d’un modèle statique — générateur de dette d’habilitation et de surface d’exposition — vers un modèle dynamique. C’est tout l’enjeu des stratégies Just-in-Time (JIT) et du Zero Standing Privilege (ZSP) : supprimer les droits permanents pour ne les activer que lorsque la situation business ou technique l’exige.

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    L’interconnexion indispensable : IAG et Access Management

    Pour opérer cette bascule, le PAM doit cesser de jouer en solo et s’orchestrer avec les deux autres piliers de l’IAM :

    • L’IAG (Identity Governance & Administration) : Elle apporte la couche de sens et de conformité. Qui est l’utilisateur ? Quel est son rôle réel ? Quelle logique métier justifie son élévation ? Sans l’IAG, le PAM contrôle, mais ne justifie rien.
    • L’Access Management : Il fournit l’intelligence contextuelle en temps réel. Depuis quel environnement la demande émane-t-elle ? Avec quel niveau de confiance et quels signaux de risque ?

    Moderniser son bastion sans revoir son modèle d’accès global est un leurre fréquent. On se retrouve alors avec une technologie rutilante, mais des processus flous et des exceptions permanentes. La vraie maturité consiste à lier l’authentification, le contexte et le contrôle.

    Vers une cyber-maturité transformante

    En décloisonnant le PAM, l’entreprise bascule d’une posture défensive à une dynamique de transformation. Les privilèges dormants s’effacent, les revues d’accès gagnent en lisibilité et la trajectoire Zero Trust devient enfin une réalité opérationnelle.

    Le futur du PAM n’est pas dans l’autonomie, mais dans l’interconnexion maîtrisée. Traiter le privilège pour ce qu’il est vraiment — un droit sensible, éphémère par nature et hautement contextuel —, c’est là que se situe la frontière de la maturité cyber.

     

  • Guide d’installation PingIDM 8.0.1 sur Debian avec PostgreSQL

    Guide d’installation PingIDM 8.0.1 sur Debian avec PostgreSQL

    Environnement : Debian 12 • PingIDM 8.0.1 • PostgreSQL 17 • Java Temurin 17

    Conventions : Toutes les commandes sont exécutées en tant qu’utilisateur standard avec sudo quand l’élévation de privilèges est nécessaire.
    Le répertoire d’installation est /opt/openidm/ (le zip extrait un dossier openidm/).

    Étape 1 – Mise à jour du système

    sudo apt update -y && sudo apt upgrade -y

    Étape 2 – Installation de Java (Temurin JDK 17)

    PingIDM 8 requiert JDK 17.0.3 ou supérieur. La doc officielle recommande Eclipse Temurin.

    sudo apt install -y wget apt-transport-https gnupg

    wget -O - https://packages.adoptium.net/artifactory/api/gpg/key/public \
    | sudo tee /usr/share/keyrings/adoptium.asc

    echo "deb [signed-by=/usr/share/keyrings/adoptium.asc] \
    https://packages.adoptium.net/artifactory/deb \
    $(awk -F= '/^VERSION_CODENAME/{print$2}' /etc/os-release) main" \
    | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/adoptium.list

    sudo apt update -y
    sudo apt install -y temurin-17-jdk

    Configurer JAVA_HOME

    echo "export JAVA_HOME=/usr/lib/jvm/temurin-17-jdk-amd64" | sudo tee -a /etc/environment
    source /etc/environment
    java -version

    Étape 3 – Installation de PostgreSQL

    PingIDM 8.0.1 supporte PostgreSQL 16 et 17.

    sudo apt install -y postgresql postgresql-contrib
    sudo systemctl enable --now postgresql
    sudo systemctl status postgresql

    Étape 4 – Installation des utilitaires

    sudo apt install -y wget unzip curl

    Étape 5 – Créer un utilisateur dédié et déployer le binaire PingIDM

    Le zip contient un dossier openidm/. On l’extrait directement dans /opt/ pour obtenir /opt/openidm/.

    sudo useradd -r -m -d /opt/openidm -s /bin/bash openidm
    cp IDM-8.0.1.zip /tmp/
    cd /opt
    sudo unzip /tmp/IDM-8.0.1.zip
    sudo chown -R openidm:openidm /opt/openidm
    rm /tmp/IDM-8.0.1.zip

    Étape 6 – Configurer PostgreSQL pour IDM

    6.1 – Modifier pg_hba.conf

    sudo nano /etc/postgresql/17/main/pg_hba.conf

    Ajouter :

    local   all   openidm   trust
    local all postgres trust

    Note : trust est acceptable en lab. En production, utiliser md5 ou scram-sha-256.

    Puis redémarrer PostgreSQL :

    sudo systemctl restart postgresql

    6.2 – Créer la base de données et le rôle openidm

    sudo -u postgres psql -f /opt/openidm/db/postgresql/scripts/createuser.pgsql

    6.3 – Créer les tables IDM

    psql -U openidm < /opt/openidm/db/postgresql/scripts/openidm.pgsql

    6.4 – Créer les tables Flowable (workflow engine)

    psql -d openidm -U openidm < /opt/openidm/db/postgresql/scripts/flowable.postgres.all.create.sql

    6.5 – Créer les tables d’audit (optionnel)

    psql -d openidm -U openidm < /opt/openidm/db/postgresql/scripts/audit.pgsql

    6.6 – Optimisation des index (recommandé)

    Relire le script avant exécution pour vérifier que les index correspondent à votre déploiement :

    sudo -u postgres psql -d openidm -f /opt/openidm/db/postgresql/scripts/default_schema_optimization.pgsql

    Étape 7 – Configurer IDM pour PostgreSQL

    7.1 – Supprimer la config DS par défaut

    cd /opt/openidm/conf/
    sudo rm repo.ds.json

    7.2 – Copier les fichiers de configuration PostgreSQL

    sudo cp /opt/openidm/db/postgresql/conf/datasource.jdbc-default.json \
    /opt/openidm/conf/

    sudo cp /opt/openidm/db/postgresql/conf/repo.jdbc.json \
    /opt/openidm/conf/

    7.3 – Configurer la connexion JDBC

    Éditer datasource.jdbc-default.json si vous avez changé le mot de passe de l’utilisateur openidm :

    sudo nano /opt/openidm/conf/datasource.jdbc-default.json

    Contenu attendu :

    {
    "driverClass" : "org.postgresql.Driver",
    "jdbcUrl" : "jdbc:postgresql://&{openidm.repo.host}:&{openidm.repo.port}/openidm",
    "databaseName" : "openidm",
    "username" : "openidm",
    "password" : "openidm",
    "connectionTimeout" : 30000,
    "connectionPool" : {
    "type" : "hikari",
    "minimumIdle" : 20,
    "maximumPoolSize" : 50
    }
    }

    7.4 – Configurer boot.properties

    sudo nano /opt/openidm/resolver/boot.properties

    Ou exporter la variable OPENIDM_OPTS :

    export OPENIDM_OPTS="-Xmx2048m -Xms2048m -Dopenidm.repo.host=localhost -Dopenidm.repo.port=5432"

    Étape 8 – Configurer les locales (si nécessaire)

    sudo dpkg-reconfigure locales
    sudo nano /etc/default/locale
    sudo reboot

    PostgreSQL nécessite des locales UTF-8 correctement configurées.

    Étape 9 – Démarrer PingIDM

    sudo su - openidm
    cd /opt/openidm
    ./startup.sh

    Sortie attendue :

    Using OPENIDM_HOME: /opt/openidm
    Using PROJECT_HOME: /opt/openidm
    Using OPENIDM_OPTS: -Xmx2048m -Xms2048m ...
    -> OpenIDM version "8.0.1"
    OpenIDM ready

    IDM écoute par défaut sur les ports 8080 (HTTP) et 8443 (HTTPS).

    Note production : Configurez openidm.host dans boot.properties sur l’URL de votre déploiement, sinon les redirections vers /admin ne fonctionneront pas correctement.

    Références

    • Documentation officielle PingIDM 8.0.1 — Installation
    • PostgreSQL Repository
    • Java Requirements
    • Before You Install
  • Cartographie IAM : Aligner la gestion des identités avec la stratégie business

    Cartographie IAM : Aligner la gestion des identités avec la stratégie business

    Introduction : L’IAM, bien plus qu’une question technique

    À l’ère de la transformation numérique, la gestion des identités et des accès (IAM) est souvent perçue comme un sujet réservé aux équipes IT. Pourtant, une cartographie IAM bien conçue est un levier stratégique pour les entreprises qui souhaitent concilier sécurité, conformité et performance. Comment ? En rendant visible l’invisible : les liens entre les identités, les droits d’accès et les objectifs métiers.

    Exemple concret : Un groupe industriel a réduit de 40 % les délais d’intégration de ses équipes après une fusion en cartographiant ses accès selon les nouveaux processus métiers — un gain direct sur sa capacité à capitaliser sur la synergie post-acquisition, sans surcoût.

    La cartographie IAM : Un outil au service de la performance business

    Pourquoi cartographier son IAM ?

    La cartographie IAM est une représentation dynamique des identités, des rôles, des droits d’accès et des flux au sein de votre système d’information. Son objectif : aligner la gestion des accès sur les enjeux métiers et en mesurer l’impact.

    Enjeu Business Apport de la cartographie IAM Exemple concret Impact mesurable
    Croissance Standardiser les accès pour les nouvelles filiales ou partenaires. Un acteur du retail a déployé 8 enseignes en 3 mois (au lieu de 6) grâce à des profils d’accès préconfigurés. Intégration 2x plus rapide.
    Innovation Sécuriser l’accès aux environnements cloud et aux données R&D. Un laboratoire pharma a réduit de 70 % les demandes d’accès urgentes,
    accélérant la mise sur marché
    .
    Lancement de produits accéléré de 25 %.
    Conformité Faciliter les audits et réduire les risques de sanctions (RGPD, NIS2, etc.). Une institution financière a cartographié les accès aux données clients sensibles par métier,
    évitant des pénalités coûteuses.
    -40 % d’écarts détectés en audit.
    Expérience collaborateur Simplifier l’accès aux outils (SSO, délégation de droits). Une ESN a mis en place un portail d’accès unifié, réduisant de 60 % les demandes de réinitialisation de mot de passe. -50 % de tickets IT liés aux problèmes d’accès.
    Maîtrise des coûts Éliminer les comptes inutiles et optimiser les licences logicielles. Un groupe logistique a identifié et désactivé 1 200 comptes inactifs,
    libérant des licences sans achat supplémentaire
    .
    Jusqu’à 20 % d’économies.

    Comment construire une cartographie IAM alignée sur le business ?

    6 étapes clés pour une IAM « Security meet Business »
    1. Impliquer les métiers dès le départPourquoi ? Parce qu’une cartographie efficace commence par comprendre les processus critiques (ex. : vente, production, RH) et leurs besoins réels en accès.Bénéfice : Réduction des coûts cachés liés aux accès mal gérés.
    2. Prioriser en fonction des enjeux stratégiquesQuestion clé : « Quels projets (digitalisation, expansion) seront accélérés par une IAM optimisée ? »Exemple : Une banque a priorisé l’accès aux données clients pour son projet de plateforme digitale, évitant des retards coûteux.
    3. Cartographier les rôles métiers, pas les postesRésultat : Moins de doublons, moins de temps perdu à gérer des droits inutiles.
    4. Visualiser les liens entre IAM et performanceExemple : Un schéma partagé entre DSI et RH a permis de réduire les délais d’intégration de 30 %, avec un impact direct sur la productivité.
    5. Automatiser la gouvernanceAvantage : Des règles dynamiques (accès temporaires, revues automatiques) réduisent les coûts manuels.
    6. Itérer et s’adapterObjectif : Une cartographie qui évolue avec la stratégie, sans investissements répétés.

    Étude de cas : L’IAM au cœur de la transformation

    Contexte : Un acteur de la logistique digitalise sa supply chain. Les accès fragmentés ralentissent la collaboration et génèrent des coûts évitables.

    Solution :

    • Cartographie des rôles supply chain (ex. : « Approvisionneur Europe ») et de leurs besoins.
    • Automatisation des droits en fonction des événements métiers (ex. : ouverture d’un nouveau site).

    Résultats :

    • Réduction de 30 % des délais de traitement des commandes.
    • Baisse de 60 % des erreurs liées aux droits manquants.
    • Économies significatives sur les licences et le support.

    Conclusion : L’IAM, un accélérateur invisible mais puissant et rentable

    Une cartographie IAM bien conçue est invisible pour les utilisateurs, mais visible pour la stratégie et le ROI. Elle permet de : 

    Sécuriser sans freiner l’innovation, tout en réduisant les coûts cachés (licences, support, retards). 

    Concilier conformité et agilité, en évitant les amendes et les risques opérationnels. ✅ Transformer les accès en levier de performance, avec un retour sur investissement mesurable (jusqu’à 300 % sur 2 ans pour les projets alignés).

    Prochaine étape : Auditez votre maturité IAM avec notre grille d’analyse « Security meet Business » pour identifier vos gains potentiels.